Erich KASTNER ERICHKASTNER

ERICH KASTNER

Emile Et Les Détectives


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Le vendredi 27 Juin 2020
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Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

Emil und die Detektive - 1929. Traduction Mme L. Faisans-Maury. Illustrations Daniel Maja. Edition revue et corrigée. Le Livre de Poche Jeunesse N°30. Editions Hachette. 192 pages.

ISBN : 9782013216210

Un classique de la littérature jeunesse !

Malgré son jeune âge, Emile va prendre le train, et pas pour n’importe où, pour Berlin !

Madame Tischbein, sa mère, ne roule pas sur l’or, loin de là. Le père est mort alors qu’Emile n’avait que cinq ans, et depuis, ils vivotent, la mère travaillant chez elle comme coiffeuse. Elle prépare la valise d’Emile, le vêt de son plus beau costume bleu, adjoint un bouquet de fleurs, et 140 marks qu’il doit remettre à sa grand-mère qui vit chez son autre fille dans la capitale. Il doit faire attention à cet argent qui est glissé dans une enveloppe.

Avant de partir, Emile glisse l’enveloppe dans son costume, vérifie souvent si elle se ne serait pas échappée par hasard, et guère confiant, il accroche cette enveloppe à l’intérieur du costume avec une épingle. Et il n’a plus qu’à monter dans le wagon. Il ne reste plus qu’une place, mais cela lui suffit.

Il est assis en face d’une brave dame qui déconfine ses doigts de pieds et à côté d’un monsieur qui lui raconte des blagues et lui offre une barre de chocolat. Délicate attention dont se réjouit Emile qui s’endort, tout comme son voisin monsieur Grundeis. Mais lorsqu’il émerge de son sommeil, il s’aperçoit que le monsieur si aimable est sorti dans le couloir et que son enveloppe contenant l’argent a disparu. Point n’est besoin d’aller chercher plus loin qui est son voleur qu’il s’empresse de suivre.

Ils descendent à une station, ce n’est pas la bonne mais tant pis, et Emile poursuit son voleur en faisant bien attention à ne pas se faire repérer. Il emprunte un tramway, l’homme s’étant engouffré dedans, mais il n’a pas assez d’argent pour payer son billet. Heureusement un passager le prend en pitié et lui offre de payer son ticket. Un brave homme qu’Emile retrouvera plus tard puisqu’il s’agit d’un journaliste qui se nomme Kästner. Le voleur s’assied à une terrasse de café et Emile attend. Un garçon de son âge le fait sursauter en actionnant une trompe de bicyclette qu’il garde dans la poche de son pantalon. Emile raconte sa mésaventure et Gustave, son nouvel ami, s’empresse de rameuter ses copains afin d’aider Emile, dans la traque du voleur et financièrement aussi car ils auront des frais de déplacements et de téléphone.

Pendant ce temps, Pony Bibi, la cousine d’Emile, s’est rendue à la gare avec sa grand-mère, mais ils ne voient pas le garçon et s’inquiètent. Pourtant Emile pourra prévenir sa tante et la grand-mère qu’il sera en retard et Pony Bibi va le rejoindre avec son vélo dont elle est si fière.


Une histoire qui met en valeur la solidarité entre gamins, sans se poser de questions, sans demander s’il y aura une contrepartie. Ils sont tous prêts, même si certains sont légèrement réticents, à se dévouer pour Emile, qu’ils ne connaissaient pas quelques minutes auparavant, l’aventure les attirant. Et celui qui est considéré un peu comme le chef de la bande, surnommé Le Professeur, répartit les tâches, prend Emile sous son aile, suggérant les démarches plutôt que les imposant, écoutant les avis des uns et des autres, les appliquant lorsqu’ils sont justifiés. Tout cela avec abnégation.

Et l’histoire se termine bien, comme en général dans les romans pour enfants, avec une fin en apothéose. Mais un épilogue auquel Emile ne s’attendait pas, désirant simplement récupérer l’argent qui était destiné à sa grand-mère.

Emile et les détectives est le plus connu des romans pour enfant d’Erich Kästner, constamment réédité et publié en plusieurs langues, adapté au cinéma et la télévision. Kästner a été arrêté deux fois par la Gestapo et a été exclu de l'Union des écrivains. Ses œuvres ont fait l'objet d'autodafés en raison de leur « non-conformité à l'esprit allemand » ; il a pu même observer ces autodafés de près.


Emile savait depuis longtemps que certaines personnes répètent toujours : Mon dieu ! que tout allait mieux autrefois ! Il ne faisait même plus attention lorsque quelqu’un déclarait que jadis l’air était plus sain, ou que la tête des bœufs était plus grosse. Car en général cela n’était pas vrai ; seulement, ces gens-là n’étaient plus contents de rien.







PAUL MAUGENDRE

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