Michel HONAKER MICHELHONAKER

MICHEL HONAKER

Gokudo. Tome 1 : Les Otages Du Dieu Dragon


Aux éditions FLAMMARION


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Le mercredi 22 Fevrier 2013
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Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

Le Japonais est nippon ni mauvais !

Comme tous les matins lorsqu’il rentre chez sa mère, Saburo reçoit une giroflée à cinq branches assénée sur la joue par la main maternelle. C’est que madame Tetsuko Shirai n’apprécie pas les relations de son fils. Et ce jour là, elle ne faillit pas à la règle, quitte à l’embrasser ensuite. Pourtant Saburo, jeune yakusa, n’est pas seul. Il a recueilli sur le port, alors qu’il participait au châtiment d’un touriste qui n’avait rien à faire dans le quartier, une jeune fille qui semblait tout droit sortie des ondes. Il a entendu comme un bruit de bateau quittant le port.

Cette jeune fille est sale, mouillée, elle sent le poisson et il la prend pour Otohimé, la fée des profondeurs, la fille du Dieu-Dragon, le Neptune japonais des mers. Ses comparses et son responsable étaient partis, mais il ne se doutait pas qu’il était surveillé.

Madame Shirai dont la famille était fort riche, possédant des bateaux de pêche et une pêcherie, ne vit désormais que grâce à l’argent que lui ramène Saburo. Tout son héritage a été dilapidé par un mari qui était atteint d’addiction aux jeux. Mais que Saburo gagne sa vie comme yakusa ne lui plait pas. D’ailleurs des policiers viennent appréhender Saburo, ce qui nuit à sa réputation.

Au commissariat, Saburo est reçu par un jeune lieutenant remplaçant le bon commissaire parti à la retraite. Et Inoué n’est pas facile à manier. Mais comme il n’a rien de probant à lui reprocher, il le relâche tout en lui demandant d’amener la jeune fille. Pendant ce temps Madame Shirai, après lui avoir proposé de se sustenter, tente de faire parler la jeune fille mais celle-ci reste mutique. Quelques indices lui font supposer que son invitée est coréenne, ses vêtements l’attestent.

Tandis que Saburo rend compte à monsieur Wakamatsu, le chef du clan, le parrain, le père, des incidents qui se sont déroulés la nuit précédente, et accepte les reproches qui lui sont faits, prenant l’attitude de repentir dont il doit faire preuve, madame Shirai ne désarme pas. Elle parvient à lui faire prononcer son prénom, Mariko. Et en regardant l’album de photos que madame Shirai lui fait découvrir afin de l’apprivoiser, Mariko sursaute et montre du doigt un homme en s’écriant Ojii-san, ce qui veut dire (je fais une traduction en simultané) le vieil homme ou grand-père.

Miyake, surnommé Ojii-San, fut longtemps employé par le grand-père Shirai, ayant débuté comme mousse. Depuis la débâcle familiale, il vit dans un cabanon près de la mer, possesseur d’un rafiot rescapé de l’armada de pêche. Lorsque madame Shirai lui rend visite afin de comprendre quelle est la relation entre lui et Mariko, il est absent. Pas longtemps, car il réapparait, remontant d’une sorte de cave enfouie sous le sol et cachée sous un tapis.

Lorsque Saburo, persuade, après moult promesses et remontrances, Mariko de se présenter au lieutenant Inoué, celui-ci ne veut plus en entendre parler, revenant sur ses paroles et ses demandes. Bizarre ! Aussi bizarre que cette fourgonnette noire qui les suit en permanence et des Coréens qui veulent enlever Mariko.

Le tout est enrobé par l’ambiance des préparatifs pour le Danjiri, festival carnaval dont le port de Kashiwada dans la province du Kansai sert de décor.

Roman pour adolescent ? Oui, sûrement mais pour adultes aussi. Le moteur de cette histoire ne réside pas en une unième présentation des yakusas, de la politesse presque servile japonaise, ou d’une simple excursion dans l’archipel japonais. Il s’agit bien de mettre en évidence cet antagonisme Corée du Nord-Japon, de cette rivalité qui règne entre ces deux patries séparées par un bras de mer. Le Japon dont la mémoire de la Seconde guerre mondiale et ses bombardements est encore vive, alimentée par les séismes naturels qui planent en permanence comme une épée de Damoclès. Il s’agit de mettre en évidence les rivalités coréennes qui perdurent depuis des décennies et qui se traduisent par des coups bas, des coups fourrés dont l’Occident n’en connait que quelques franges.

Ainsi les enlèvements de jeunes filles, et même très jeunes filles, au Japon existent et sont plus nombreux que l’on puisse croire. Et dernièrement, une semaine ou deux, un documentaire télévisé a mis l’accent sur ces disparitions inquiétantes dont la France est également sujette. A peine une petite dizaine, mais une dizaine de trop, dont on ne connait pas le sort. De plus la menace d’envois de missiles vers la Japon se précise de jour en jour, devenant une véritable hantise pour les Japonais.







PAUL MAUGENDRE

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