Désolations VANN59

DAVID VANN

Désolations


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Le jeudi 9 Septembre 2011

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David VANN




Une lecture de
JEANNE DESAUBRY

JEANNE DESAUBRY

Désolations. Au pluriel.

Celles de la nature, celles des âmes, celles des cœurs et d’un futur qui échappe, forcément, forcément.Pivots de ce roman : les femmes. Pitoyables, ne maîtrisant pas leur destin, jouets de leurs illusions, de leurs désirs, du conditionnement de la société et de leur éducation. Se marier, avoir des enfants… être objet ou le devenir, du désir d’autrui. Quant aux hommes, ils ne grandissent pas, piégés dans des désirs d’enfance : séduire, vivre dans le jeu, construire des cabanes. Appuyés, à jamais, sur leurs compagnes. Marchant à la boussole de leur queue levée devant eux, aiguille magnétique de leur raison.

Pour qui a lu « Sukkwan Island », pas de surprise. Les éléments de base de l’univers de David Vann sont là. La nature. Elle renvoie à l’insignifiance humaine à coup de tempêtes, de flots furieux, de vents terribles, de vagues sauvages. David Vann est devenu le chantre incontestable de l’Alaska. Comme dans « Sukkvan Island », roman qui l’a fait connaître en France (merci Gallmeister), il nous raconte l’homme tentant de se dresser face aux éléments. Dans le meilleur des cas, l’homo sapiens est pathétique. Dans le pire, il est criminel.

En Alaska, les rivières sont grandes comme des lacs, les lacs, grands comme la mer, et l’insignifiance humaine totale face aux éléments qui allient étés trop courts, hivers longs et froid terrible, tempêtes de neige, végétation impénétrable, moustiques et ours affamés. Les déchirements d’Irène et Gary, le couple que nous raconte Vann, seraient juste minables s’ils n’adoptaient, progressivement, un tour dramatique qu’on pressent dès le début sans savoir quel chemin ce drame va emprunter.Chantre de la nature, expert en atmosphère lourde, mécanicien de précision dans la construction des suspens, David Vann confirme son grand talent. On pourrait lui reprocher, peut-être, de rester dans le même registre que celui de son précédent roman, mais il élève la description du milieu naturel et de l’âme humaine à un niveau si peu égalé qu’on ne saurait lui reprocher, d’autant qu’il élargit le duo antérieur père-fils, à l’étude des interactions de toute une famille.

Je me posais une question que j’imaginais anecdotique : pourquoi David Vann déteste-t-il tant les dentistes ? J’ai trouvé la réponse dans cet article du monde. Ma question a alors pris une tout autre stature. http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/06/25/david-vann-j-ai-grandi-dans-une-famille-de-menteurs_1378453_3260.html

Alors, polar peut-être pas, mais roman noir, oui. Très, très noir !

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