Histoire Véridique De 813 TOUCHANT125

JEAN-LOUIS TOUCHANT

Histoire Véridique De 813


Aux éditions EDITIONS ARSENE

670

Lectures depuis
Le lundi 2 Janvier 2013

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Jean-louis TOUCHANT




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur 813 sans jamais oser le demander !

Les associations d’amis de… pullulent rendant hommage à des auteurs disparus : Les Amis de Jules Verne, d’Alexandre Dumas, de Flaubert, de Guy de Maupassant… Mais une association d’amis aimant la littérature populaire, c’est déjà plus restrictif, et lorsque 813 a été créée, c’était une nouveauté, un défi, un pavé jeté dans la mare des intellectuels et des bien-pensants. D’autant qu’il ne s’agissait pas pour ses créateurs de former une confrérie, un corporatisme englobant uniquement des auteurs, mais de s’ouvrir à tous les amoureux de la littérature policière sous toutes ses formes (Romans, essais, documents, bandes dessinées, films…) les auteurs côtoyant les lecteurs, et vice versa.

Jean-Louis Touchant, d’abord adhérant de base, puis trésorier puis président, relate l’histoire de cette association avec son sens de la rigueur, son pointillisme, sa pondération, son effacement, sa passion, son attachement à un genre littéraire, à des amis, à l’association elle-même.

Pour les nouveaux adhérents, ce document historique permettra de mieux appréhender la genèse de cette association, d’en percer les coulisses, de se sentir chez eux, même s’ils n’en connaissent pas tous les acteurs, dont certains sont malheureusement disparus aujourd’hui. D’autres ont quittés le navire, préférant voguer vers d’autres rivages, pour incompatibilité d’humeur, parce qu’ils croyaient accéder à une plus grande notoriété (je pense à quelques auteurs qui reprochaient un manque de promotion de la part de l’association), pour diverses raisons.

Restent aujourd’hui quelques-uns des mammouths, comme nous appelait l’ami Pascal Polisset qui alors vivait près du Mans et prit une part active lorsque l’assemblée générale, laquelle au début se tenait à Reims puis émigra à Grenoble, fut hébergée par la cité mancelle.

Dès les premières pages, les souvenirs se sont bousculés devant mes rétines. Adhérant depuis mai 1982, j’ai assisté à ma première AG fin octobre 1982 à Reims. Je me souviens de Claude Aveline et son bandeau noir sur l’œil, signant ses romans dans une petite salle du Centre culturel André Malraux, entouré de jeunes et de moins jeunes, affable, répondant volontiers aux questions, de Jean Amila, de Michel Lebrun qui ne faisait aucune différence entre auteurs et lecteurs, d’Alain Demouzon, de Pierre Lebedel, d’Harry Whittington et de bien d’autres, revenant à Reims chaque année jusqu’à la dernière édition en 1986. Mais cette année là, j’étais intimidé, n’osant vraiment approcher les auteurs. En 1983 nouvelles brassées de livres achetés, de dédicaces, dont celle d’une débutante qui venait de signer son premier roman intitulé Sourire kabyle publié dans la collection Engrenage : Virginie Brac. Mais également la même année puis les années suivantes de Chrystine Brouillet, de François Guérif, de Pierre Lebedel, de Bill Pronzini, de Léo Malet, de Tito Topin, de Pierre Magnan, de Georges-Jean Arnaud, d’Emmanuel Errer/Jean Mazarin, de Brice Pelman, de Claude Mesplède puis de son frère Pierre-Alain, de Marc Villard, de Ralph Messac, de Georges Rieben, de Christine Ferniot, de Thierry Jonquet, de Robin Cook, de Roger Martin, de Didier Daeninckx, de Michel Quint, de… J’arrête là, trop de souvenirs pour moi et liste peut-être fastidieuse pour vous.

Jean-Louis Touchant nous narre donc les débuts de 813 qui sont liés à une manifestation qui elle aussi était inédite : le festival du roman et du film policiers de Reims dont la première édition connut le jour en 1979. Histoire imbriquée au départ, plus pacsée que mariée.

Je me souviens des premiers bulletins ronéotypés de 813, puis enfin ce qui deviendra une véritable revue, les rires et les coups de gueule lors des assemblées générales, les nouvelles connaissances, les retrouvailles annuelles, les liens d’amitié qui se sont forgés, tout un pan de ma vie que Jean-Louis Touchant exhume, sans difficulté, de ma mémoire. Un bain de jouvence.

C’est pour les adhérents qui n’ont pas connu cette époque rémoise, puis celles qui suivirent, grenobloises, mancelles, de s’imprégner de cette ferveur, de découvrir les facettes diverses, aussi diverses que peut l’être la littérature policière, les coulisses dont les adhérents de base ne connaissent pas toutes les imbrications, seule la partie immergée de l’iceberg étant accessible. Mais les à-côtés sont aussi évoqués, la vie en dehors de l’association qui ne se contente pas de besogner lors des assemblées générales, un éclairage sur les éditeurs, sur les parutions marquantes, sur les prix littéraires, sur les nombreux salons ou festivals auxquels 813 participe ou est représenté, sur le travail réalisé lors des réunions de bureau, les points de vue des uns et des autres, les défections, les nouveaux arrivants, les différents bureaux élus, toutes petites informations qui sembleront anecdotiques mais révèlent que le monde de la littérature policière est vaste et dont la population parfois se heurte, n’appréciant que le genre qu’elle vénère et critiquant négativement les autres. Le Noir porté au pinacle et les romans de mystères ou de déduction relégués par exemple dans des culs de basse-fosse.

Jean-Louis Touchant clôt son ouvrage en 2007, année où il ne se représente pas comme membre du bureau. Aujourd’hui l’équipe dirigeante est plus « professionnelle » que celles des débuts, mais je ne ressens pas l’état d’esprit convivial qui en était la marque de fabrique. La nostalgie peut-être qui me fait écrire ces derniers mots.

Une mine de découvertes pour tous, et pour les anciens, je dirais Préparez-vos mouchoirs…

Pour commander cet ouvrage précieux, adressez votre commande accompagnée d’un chèque de 12€ (10€ + 2€ pour les frais d’envoi) à :

Jean-Louis Touchant

22 boulevard Richard-Lenoir

75011 Paris

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Une autre lecture du

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Je me souviens de Reims et de sa maison de la culture.
Je me souviens de la projection dans l'amphithéâtre du film « Asesinato en el comite central » de Vicente Aranda, sous-titré à la façon russe, en direct live.
Je me souviens de Dominique Zardi accompagnant Jean-Pierre Mocky pour la projection de films dont j’ai oublié le titre.
Je me souviens de la charge de Claude Mesplede à l’encontre de Robert Soulas.
Je me souviens de membres du bureau 813 qui, d’évidence, complotaient avec les représentants d’autres villes au haut l’amphithéâtre.
Je me souviens de Léo Malet déclarant en aparté qu’il s’emmerdait et rentrait à Paris.
Je me souviens de la projection du film « La balance » d’où j’étais refoulé, car étrangement la salle de l’Utopia ( ?), salle qui a longtemps servi de décors à l’émission de Tv « La dernière séance », était comble.
Je me souviens de cet auteur de la série noire qui puisait son inspiration dans les chansons du groupe Téléphone.
Je me souviens de cet anglais à l’accent périgourdin, et à l’alcool joyeux.
Je me souviens du petit fils de Maurice Leblanc recevant la carte d’adhérent numéro 813.
Je me souviens de ces individus gagnant une voiture de gangsters, vite en panne sur l’autoroute les ramenant à Paris.
Mais je ne me souviens pas de ce qui a suivi les années Reims : je n’aie pas renouvellé ma cotisation.
Un déçu de 813, déjà…
 
Jean-Louis Touchant, tente de ressusciter tous ces souvenirs et tous ceux qui leur succèdent à travers cette histoire Véridique d’une association qui semble se contrefoutre de son passé. Peut-être parce que de son passé il faut faire table rase, histoire de reproduire, de toute éternité, les mêmes erreurs.
Mais qu’importe ? Car même si ce témoignage n’est destiné qu’à un public restreint, il mérite le respect, celui que doivent tous les amoureux du polar, et surtout tous les auteurs de polars, pour tous ceux qui ont rendu possible au travers d’un militantisme désintéresse, la reconnaissance de leur œuvre comme un pan de la Littérature
 
 
L’obscur adhérent que j’étais et que je reste vous remercie !

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