J'ai Fait Comme Elle A Dit THIRIET130

PASCAL THIRIET

J'ai Fait Comme Elle A Dit


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Le dimanche 24 Mars 2013

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Pascal THIRIET




Une lecture de
L A

L A

Pierre, mi-corse mi-arabe, et Sahaa, arrivée en France au temps des boat people, se connaissent depuis longtemps, depuis l’école.

Connus et reconnus à de multiples occasions, retrouvés et perdus de vue, ils sont comme des frères et sœurs que ne handicapent pas de pesants liens de parenté

Albert, lui était un ingénieur qui avait découvert un truc de ouf, un truc à vous faire péter le monde ! Je dis « était » parce qu’il est mort. D'ailleurs, Sahaa peut vous le certifier, ça s’est passé sous ses yeux. Et c’est pour ça qu’elle fuit. Et c’est pour ça qu’elle vient demander de l’aide à Pierre.

Enfin pas que pour ça. Elle fuit aussi parce qu’elle est la « bio-code » qui ouvre le coffre d’Albert et qu’elle a piqué les économies de son ex, un dealer sans humour.

Et c’est parti pour une cavale d’Anvers à Venise en passant par le Suisse.

Et c’est parti pour un road movie foutral où, entre autres délires, l’homme offre la tête de sa blonde d’un soir à sa compagne de motel qui elle semble avoir offert son corps au gardien de nuit.

Attila s'exclamait : « Là où passe mon cheval, l'herbe ne repousse pas. ». Il n’en va pas autrement avec duo déjanté Pierre et Sahaa. Là où passe leur route, les cadavres ne se révèlent pas…

 

Pascal Thiriet signe un ouvrage à la croisée des chemins du polar et du délire pur. Il s’adonne à une syntaxe à l’image de son sujet, une syntaxe qui aurait subi les outrages d’Attila, une syntaxe aussi déconcertante, mais tout aussi efficace, que celle d’une Duras visitant Disneyland.



Une autre lecture du

J'ai Fait Comme Elle A Dit

de
JEANNE DESAUBRY

JEANNE DESAUBRY
Ah ! la jalousie est un vilain défaut.  Mais il arrive qu’elle déboule à la lecture d’un livre dont on se dit : « Mais Bon Dieu ! Pourquoi ce n’est pas moi qui l’ai édité, celui-ci ? » Pierre, que Sahaa, son infernale copine-égérie-mauvais ange appelle au choix : « Petite Bite » ou « Noun » ce qui, parait-il, revient au même, est un malheureux transi d’amour depuis l’école primaire. Sahaa fut une petite boat people, rescapée de l’eau dans laquelle sa famille a péri. On ne s’étonnera pas que, devenue grande, elle persiste à être  allergique à toute forme de bateau. Non, recommençons. Sahaa a des ennuis. Cette jeune et délicieuse asiatique, aussi affectueuse qu’un aspic, se tourne vers Pierre, ami d’enfance, ex-amant, pour la tirer d’un mauvais pas. Mais sa qualité de « clef biologique » dans une obscure histoire de découverte scientifique la met en danger de... ? se faire enlever ? Plus surement de coller Pierre dans un pétrin dont il ne peut-veut se dépatouiller, fait de décapitation, de chien bizarre, de saut de l’ange depuis un toit d’immeuble, dans un contexte de produits qui font rire ou rêver et d’activité sexuelle frénétique mais jamais complètement satisfaisante car l’amour tue sur son passage... Bref, parfaitement déjanté bien que construit rigoureusement. Les personnages, tous plus bizarres  les uns que les autres vous embringuent dans une logique foireuse réjouissante, qui fait qu’on regrette quand ça s’arrête. Pascal Thiriet nous raconte cette improbable histoire avec une grande fantaisie narrative, une richesse créative tout ce qu’il y a de plus roborative. C’est à la fois drôle et dramatique, cruel et tendre, fantaisiste et sombre... Cela nous promène dans des hôtels borgnes à Marseille, des palaces Suisses... Quand on retombe sur nos pattes à la fin du roman, on soupire : ce Thiriet est un sacré filou. Où est-il allé chercher tout ça ? Moi, je vais le guetter ce diable d’homme orchestre. Les petites imperfections de ce premier roman font partie de son sel. Les raboter davantage aurait dans doute été possible. Mais le fallait-il ?
Retrouvez
JEANNE DESAUBRY
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Une autre lecture du

J'ai Fait Comme Elle A Dit

de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Une road-story… déroutante !

Depuis leur rencontre dans la cour de récréation, Pierre et Sahaa jouent à Je t’aime, moi non plus ! Comme les vagues qui arrivent à l’assaut de la plage puis repartent vers l’horizon, indéfiniment, souvent houleuses, la relation entre Pierre et Sahaa est perturbée en permanence, enregistrant des hauts et des bas. Faut avouer que Sahaa n’y met vraiment pas du sien, traitant son ami, ancien amant, de Noun, qui signifie verge insignifiante. Enfin ce n’est pas tout à fait ainsi qu’elle s’exprime mais vous m’aurez compris. Et Pierre n’apprécie pas du tout cette appellation désobligeante.

Alors comment se comporter lorsque la jeune femme vient pleurer par le truchement du téléphone sur l’épaule de son ami ? Surtout que ce n’est pas pour reprendre une union interrompue sur quelques points de divergence, mais parce que Sahaa a besoin de se cacher. Quoi de plus normal que de venir embêter Pierre au moment où il s’apprête à déguster un Tuc coincé entre deux tranches de pain de mie. Ce n’est pas son régal mais il n’avait que ça à se mettre sous les dents. Donc Sahaa n’est pas en manque d’affection mais est effrayée.

Son copain actuel, Tom-Tom, est une brute qui la tape volontiers, et elle est couverte de bleus qui deviennent jaunes. Comme Sahaa est d’origine asiatique, le changement de couleur c’est moins grave, mais quand même se faire tabasser parce que monsieur est jaloux et qu’il veut toujours savoir ce qu’elle fait, ça lui porte sur les nerfs. Alors elle a loué un studio en catimini, tout en continuant à vendre la drogue. Elle a réalisé deux belles ventes, et maintenant elle s’adresse à Pierre parce qu’un individu a voulu la voir.

Les ennuis commencent pour Pierre, alors que Sahaa n’a pas encore débarqué chez lui. Alors qu’il pense que son amie rapplique, suite à la sonnerie de la porte qui gémit et des coups assenés avec force, il n’a pas le temps de dire ouf qu’il se ramasse un coup de poing qui le laisse à terre. Tom-Tom le jaloux investigue l’appartement à la recherche de sa dulcinée évaporée puis repart, n’étant que de passage. Le moment choisi par la voisine, une vieille qui fantasme, de s’enquérir des événements bruyants. Elle a interverti les noms sur les boites aux lettres, car si un violeur, on ne sait jamais, il y en a qui sont en manque ou préfère les femmes couguars, les vieilles couguars, décidait de procéder à un batifolage, ce serait chez Pierre qu’il se dirigerait. Elle lui propose par la même occasion de lui garder Fibo, le gentil petit lapin qui n’en pose pas, le cas échéant. Sahaa débarque fraîche et dispose comme si de rien n’était et entame le récit de ses avatars, dans le restaurant de Mo, le seul ami de Pierre rescapé de son enfance.

Outre le fait qu’elle a dérobé la boite à coke de Tom-Tom, un paquet d’argent, elle est devenue une bio-clé, celle d’Albert (une référence à Einstein). Un truc bizarre imaginé par cinq collègues de labo, un machin qui se termine en ium, susceptible de détrôner le pétrole, et des papiers cachés avec un bout de métal dans un coffre en Suisse. Cela aurait pu être marrant sauf qu’un jour, alors qu’elle était en voiture compagnie d’Albert, un motard ne s’était pas arrêté à côté d’eux et avait abattu le pauvre chercheur d’une balle dans la tête.

Lorsqu’ils regagnent l’appartement en toute confiance, un lapin les nargue sur le palier. Fibo ! Fibo qui s’est échappé ? Non, la porte est ouverte, et les pieds de la vieille gisent sur le tapis de son salon. C’est pratique parfois un couteau électrique. Ce meurtre fait la une des journaux, et bien entendu le voisinage est suspecté. D’autres aussi comme Tom-Tom qui a été aperçu dans les environs. Il ne leur reste plus qu’à fuir, tenter de gagner la Suisse, attendre qu’une autre bio-clé se présente afin d’ouvrir le coffre, et bonjour la compagnie. Facile à dire ou à écrire mais dans la réalité cela ne se déroule pas toujours avec cette aisance. Sahaa, qui dispose de pas mal d’argent, propose à Pierre de lui servir de garde du corps et éventuellement de réchauffe-pieds. Seulement, outre Tom-Tom, deux individus sapés façon Mormons sont à leur trousses. Alors direction la Belgique, Anvers et contre tout, Francfort, Berne, Zurich, puis Venise… Entre temps Tom-Tom qui a perdu son GPS passe par-dessus la rambarde du toit d’un immeuble aidé par Sahaa, un de moins à les embêter, mais les autres continuent à les pourchasser, ils sont tenaces.

Cette cavale transfrontière, cette road-story en français châtié (et non road-movie comme je l’ai lu quelque part, puisque ce terme est cinématographique) nous ramène aux plus belles heures d’un duo de héros s’évertuant à échapper à un danger connu ou non, ou à un besoin irrépressible de liberté. On peut penser à Sailor et Lula de Barry Gifford et à quelques autres classiques du genre, mais mâtiné de cet aspect antinomique dans les relations entre nos deux routards. Une succession de gags tragico-comiques, narrés avec humour et désabusement, dans un style personnel qui permet à l’auteur de se démarquer de ses prédécesseurs ou confrères actuels. Vouloir Comparer Pascal Thiriet à tel ou tel romancier, à tel ou tel situation ou personnage fictif, lui apposer une pancarte, serait, à mon sens, mal venu et peut-être même offensant. Sauf si le rédacteur d’un article désire se faire mousser en écrivant une phrase choc, et soi-disant humoristique, récoltant les éloges au détriment de l’auteur du roman. Thiriet fait du Thiriet et c’est très bien !

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PAUL MAUGENDRE
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Une autre lecture du

J'ai Fait Comme Elle A Dit

de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Du côté de Suresnes, Pierre est plus ou moins agent immobilier, vaguement en couple avec Mathilde. Malgré son physique typé, il n'est ni vraiment Corse, ni absolument Arabe. Ça ne le dérange pas de s'avouer fils de pute, comme son copain de toujours, Mo. Sahaa est une Asiatique qu'il connaît depuis quinze ans, orpheline boat-people débarquée dans son école. Fascinante Sahaa, avec laquelle il vécut quelques temps. Jusqu'à ce que la belle lui préfère le dealer Tom-Tom. Comme ça ne marche plus du tout avec son compagnon, Sahaa trouve refuge auprès de Pierre. Ou plutôt, elle s'impose chez lui. Elle est mêlée à un truc pas banal, qui doit lui rapporter le pactole. Un petit groupe de scientifique a caché son invention dans un coffre en Suisse. Sahaa est une des bio-clés garantissant que leur secret est à l'abri. Ce n'est pas sans danger, vu qu'un des savants associés s'est déjà fait buter. Amoureux d'elle, Pierre est prêt à suivre Sahaa, à la protéger : “Elle était ma reine-putain, j'étais un crétin de chevalier à son service.”

Mieux vaut filer au plus tôt, vu que la vieille voisine vient d'être tuée par erreur, et par des inconnus. Le plus sûr chemin entre Paris et Zurich passe par la Belgique. Quand on est armé comme Pierre, le train est moins surveillé que l'avion. Oui, mais Tom-Tom poursuit le couple dans le TGV vers Bruxelles. Le dealer est moins inquiétant que les deux types bien sapés aux yeux bleus et froids qui l'accompagnent. Plus prudent pour Pierre et Sahaa d'aller jusqu'à Anvers. Un endroit où, bien qu'ils ne parlent pas le guttural, ils vont se faire des amis : des chauffeurs de taxi irakiens ex-partisans de Saddam Hussein, des skinheads mâles et femelles, un hôtelier local originaire de Corse. Après une nuit bercée par les chansons des Garçons Bouchers, Pierre ramène à Sahaa un sanglant trophée.

L'Asiatique ayant mis hors-service son ex Tom-Tom, mais pas les deux affreux qui les pourchassent, il est temps de passer chez les Teutons. Direction Francfort-sur-le-Main. Leurs tribulations en Germanie ne sont guère plus calmes que le début de leur périple. Il est préférable de faire profil bas, avant de passer en Suisse, où la fortune est censée les attendre. N'empêche qu'ils ont toujours les deux méchants aux fesses. Ils contactent Léo, un des autres bio-clés du coffre secret des scientifiques. Rendez-vous étant pris dans un bar façon Chicago, Pierre obtient quelques infos supplémentaires sur l'affaire à laquelle il ne pige pas grand chose. L'essentiel reste pour lui, que Sahaa mène par le bout du nez, de jouer au héros près de sa princesse. Le duo de poursuivants continue à les persécuter. Malgré l'aide de Béate, une Russe aux diverses compétences, et de jumeaux incestueux, bio-clés du coffre, le couple devra aller jusqu'à Venise pour dénouer ce sac de nœuds...

Pour simplifier, on pourrait qualifier cette histoire de road-story déjantée, où importe peu le fond de l'intrigue puisque ce sont les rebondissements qui priment. C'est vrai, mais ce serait passer à côté de tout ce qui donne une qualité particulière à ce livre. Des romans d'aventure, depuis les “espionnages” d'antan jusqu'aux “thrillers” actuels, il s'en est publié beaucoup de passionnants. Pour que le lecteur d'aujourd'hui adhère réellement, il faut davantage qu'un récit aux multiples péripéties.

Pascal Thiriet a bien compris qu'une tonalité d'écriture personnelle s'avère indispensable. Afin de créer une harmonie entre humour et noirceur, c'est avec une remarquable souplesse narrative qu'il nous raconte le chaotique voyage de cet improbable couple. Quand par exemple, çà et là dans leur parcours glauque, s'insèrent des souvenirs d'enfance de Pierre, il s'agit bien de nous faire comprendre la psychologie de ce brave garçon. Soumis à une froide maîtresse, sans doute l'est-il. Parce que ce sont toujours les femmes qui, depuis sa mémé jusqu'à Sahaa, ont dirigé sa vie. S'il est ici question d'un nébuleux secret, si la mort accompagne joyeusement nos héros, c'est finalement avec une subtilité certaine que l'auteur nous entraîne dans cette pétillante aventure.

Retrouvez
CLAUDE LE NOCHER
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