L'absence De L'ogre SYLVAIN57

DOMINIQUE SYLVAIN

L'absence De L'ogre


Aux éditions VIVIANE HAMY


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Le mardi 20 Juin 2007

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Dominique SYLVAIN




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER
La rockeuse Lou Necker est retrouvée assassinée Parc Montsouris. Avec son groupe, les Vampirellas, elle vivait dans un squat baptisé Centre Artistique Jarmond. Le coupable probable est un jardinier de la Ville de Paris. Il a disparu. Ce colosse aux allures de grizzli est un Américain ayant utilisé une fausse identité. Des indices accablent Brad Arceneaux, Cajun originaire de La Nouvelle-Orléans. L’enquête devrait permettre au commandant Sacha Duguin d’entrer à la Criminelle, ce que souhaite son ambitieuse épouse. 

Ingrid Diesel connaît Brad depuis quinze ans. Il lui sauva la vie, là-bas, en Louisiane. Elle ne l’imagine pas en meurtrier. Les collègues jardiniers de Brad, non plus. Pourtant, aux Etats-Unis, il est soupçonné d’avoir tué son meilleur ami, Ben Frazier. Alcoolique contrarié, Brad était ivre la nuit de la mort de Lou. Ce qui peut expliquer un geste criminel. Brad fréquentait le jardin privé d’un ordre religieux, contigu au Centre Jarmond qu’il observait de près. Et Brad possédait un CD-maquette appartenant à Lou.

Habitée par “la puissance du regain”, l’ancienne commissaire Lola Jost enquête avec son amie Ingrid. Elles rencontrent Alberta et Carmen, des Vampirellas, et les autres artistes du Centre. Le Couvent de la Miséricorde et le squat sont la cible d’un projet immobilier, “Tolbiac-Prestige”. Aux abois, le promoteur Marquet maintient la pression. Il s’est associé avec Mme Hutchinson, Américaine de Panama. Le sculpteur Jupiter Toby a quitté le Centre, malgré certaines attaches. Le vieux M.Jarmond risque de se décider à vendre. Lola Jost s’intéresse au best-seller de Daniel Bolodino, “Le Seigneur des épices”. C’est la vie romancée d’un biologiste du 18e siècle, ancêtre de la supérieure du Couvent voisin. Lola y voit une clé, pour la situation actuelle. Ingrid pense trouver des réponses à La Nouvelle-Orléans, où elles se rendent. Autour du cyclone Katrina, que se passa-t-il vraiment dans la tête de Brad ?  

Dominique Sylvain est à la fois brodeuse et orfèvre. D’abord, elle tisse une toile fine et solide où, telle l’experte en broderie, elle fait s’entrecroiser des motifs insolites. Comme chez l’orfèvre, les rouages du mécanisme sont tous d’une belle précision – y compris ceux qui semblent plus décoratifs qu’utiles. Elle est aussi maître en pyrotechnie. Alternant les effets rouge-sang avec d’autres plus colorés ou légers, elle prépare le final du feu d’artifice.

Mêlant action, suspense et interrogations, ce foisonnant récit est 100% palpitant. Les savoureuse héroïnes sont de plus en plus attachantes. Elles nous invitent à La Nouvelle-Orléans (après le dramatique Katrina) ; mais c’est toujours Paris (et ses parcs) qui fait vibrer Ingrid et Lola. Notons le caractère nuancé de chacune, et les dialogues ciselés. Vraiment, un splendide roman !

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Une autre lecture du

L'absence De L'ogre

de
L A

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Au Parc Montsouris la rockeuse Lou Necker est retrouvée morte, le visage enfermé dans un sac en plastique. Les soupçons de la police se portent sur un jardinier, un certain Bernard Morin, qui a disparu la veille au soir.
Dans la chambre d’hôtel de cet homme, la police découvre la maquette d’un CD des Vampirellas, le groupe de Lou.
Les hommes du commandant Sacha Duguin localisent le domicile de la victime : les anciens Ateliers Jarmond, devenus un squat d’artistes.
Les mobiles du meurtre se terreraient-ils au cœur de ce squat ?
« Les compagnons de Lou Necker avaient colonisé un immeuble à la façade hollywoodienne. Sur le fronton de pierre blonde, deux nymphes athlétiques encadraient depuis 1937 les élégantes lettres Ateliers de Mécanique Gervais Jarrvond. D'imposantes poutres en fonte contrastaient avec la délicatesse des mosaïques pastel rehaussées d'or » Entre ces ateliers et le couvent de la Miséricorde s’ouvrait « une trouée verte (…) un jardin luxuriant, niché au cœur du pâté d'immeubles (…) un mur couvert de clématites, puis un massif de tubéreuses. Les corolles blanches et drues évoquaient la texture d'une peau.(…) Plus capiteux que le jasmin, plus dense que l'oranger.(…) Des aubépines mêlaient leur effervescence à une profusion de roses dont la palette variait de la nacre au fuchsia le plus intense. Plus loin, capucines, géraniums, oeillets et pavots mariaient leurs tons enflammés »
Les investigations de la police permettent d’établir qu’un groupe immobilier rêve d’unifier cet ensemble disparate de bâtisses. Mais ce projet, Tolbiac-Prestige, se heurte à la résistance des squatters. Et en premier lieu à Lou Necker.
Pour la police, la boucle semble bouclée : Bernard Morin a assassiné Lou Necker pour le compte des promoteurs.
Mais dans la chambre du suspect, la police a aussi découvert une affichette publicitaire pour le salon de massages, en tout genre, d’Ingrid Diesel.
Convoquée par le commandant Sacha Duguin, celle-ci reconnaît sous les traits de Bernard Morin son vieil ami de La Nouvelle-Orléans Brad Arceneaux.
Pourquoi ce Brad Arceneaux résidait-il en France sous un faux nom?
Les informations transmises par les autorités de La Nouvelle-Orléans, à son sujet, l’accablent un peu plus : il est recherché en Louisiane pour meurtre.
Ingrid Diesel refuse de croire à sa culpabilité. Comment ce colosse, qui l’a sauvée d’un viol à l’âge de quinze ans, peut-il être devenu un meurtrier?
Malheureusement il ne sert à rien de clamer ses convictions, le commandant Sacha Duguin ne veut rien entendre. Alors Ingrid Diesel n'a d’autre solution que de se mettre en quête des véritables coupables.
Et voilà Lola Jost et Ingrid Diesel sur la piste des assassins.
Celle-ci glissera Ingrid dans les bras du commandant Sacha Duguin et, à cause du regain, poussera Lola à s'entêter d’un sculpteur… Elle la plongera dans la lecture « du Seigneur des épices », une biographie romancée du botaniste Gilbert de Montfaury (1745-1794), illustre ancêtre de la mère supérieure du couvent de la Miséricorde et créateur du jardin d’Eden qu’abrite ce lieu.
Heureusement, leur séjour dans une cellule du commissariat de La Nouvelle-Orléans portera ses fruits et la vérité jaillira aussi bien de la cime d’un arbre que d’un passé lointain.
Certes, Ingrid et Lola émergerons esseulées de l’aventure, mais qu’importe.
Puisque à la question :« Quel est le point commun entre les nuages et les hommes ? »
La réponse demeure :« Quand ils s'en vont, on peut espérer une belle journée... »

Si Dominique Sylvain est très éloignée, quant aux préoccupations et au style, de M.V Montalban, elle semble pourtant le rejoindre sur un point.
Dans « La Solitude Du Manager » Carvalho plongeait au cœur d’un complot fomenté par une multinationale et les secteurs les plus réactionnaires de la droite post-franquiste. Ici Dominique Sylvain nous entraîne dans les méandres d’un autre complot ourdi par un riche investisseur depuis sa planque de Panama. Mais dans les deux cas, les clefs du drame sont ailleurs, elles relèvent du «sordide», royaume du hasard et de l’impondérable.
Et il semble, que pour ces deux auteurs, le complot n’existe qu’en tant que mouvement inexorable, mouvement que certains nomment le progrès et, qui veut qu’un jardin, fut-il paradisiaque, cède sa place à des Ateliers de Mécanique, avant que le tout ne s’efface au profit d’un bloc de résidence.

Et s’il ne s’agissait tout simplement que de la marche en avant du Capital ?…

 

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