Le Trésor De Staline STREIFF116

GERARD STREIFF

Le Trésor De Staline


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Le mercredi 25 Mars 2010

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Gérard STREIFF




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Non loin de Paris, le château de Caillet est devenu un hôtel de luxe depuis qu’il a été racheté par Robert Lesage. Une bonne manière pour ce truand de placer son argent. Il a choisi comme directeur de l’hôtel son ami Georges-Marc Benadur, qui a épousé l’ancienne propriétaire aristocrate. “­Depuis, Robert Lesage donnait volontiers du Monsieur le comte à GM Benadur. Métamorphosé, l’ancien porte-flingue acceptait le titre, plus flatté qu’agacé.” Ce week-end encore, les riches clients sont nombreux au château. Les grands patrons du BESEF sont réunis pour un colloque. À leur tête, Xavier Saint Flour est présent avec son assistante et maîtresse. Benadur espère que les sangliers qui rôdent autour de la propriété ne viendront pas abîmer les grosses cylindrées garées sur son parking.

Une délégation de Russes figure aussi parmi la clientèle. Robert Lesage ne tarde pas à reconnaître parmi ceux-ci d’anciens amis. Un épisode de sa vie agitée le mit naguère en contact avec Zagladine et Chapochnikov, pour des affaires pas très claires. Leur présence ici suppose qu’ils ont flairé un moyen suspect de se faire du fric. Traducteur de la délégation, le journaliste Kovaks est motivé par des raisons sentimentales. Son père participa à l’Expo Universelle de 1937 à Paris, au stand soviétique. Or, un archéologue français vient de retrouver des pièces ornementales restées en France, issues dudit stand de 1937. Elles furent longtemps oubliées dans la glacière du parc du château de Caillet. Sans doute est-ce lié à l’histoire de ce lieu, qui a appartenu jadis à des syndicats ouvriers.

D’autres curieux clients sont ici pour le week-end. Tel ce Bassompierre, avec ses filles et un ami. D’aucun trouvent que Bassompierre a une tête d’officiel, mais sans connaître sa fonction. Il y a aussi Chloé, venue avec son ami Laurent. Chloé est aveugle, ce qui ne l’empêche pas d’être policière, son infirmité l’aidant à se concentrer sur les détails. C’est le cas de Robert Lesage qui l’intéresse, car il reste un truand fiché. Parmi les jeunes employés comme extras, il semble que certains soient des activistes de CRAC 40, pas vraiment des amis du BESEF.

Suite à la disparition de Chapochnikov, son compère Zagladine le cherche dans toute la propriété. Kléber, le gardien du château, a aussi disparu à cause des nommés Apache et Mike, mais ça n’inquiète pas grand monde. Sauf peut-être la vieille Gaby, qui vit en sauvageonne dans le parc. Pour éviter le problème des sangliers, G.M. Benadur organise une chasse qui distrait ses clients. Kovaks et l’archéologue évoquent ensemble le stand soviétique de 1937. Une improbable rumeur prétendit que ces décors cachaient un trésor…

S’il affiche une véritable originalité, le polar souriant entre vite dans la catégorie des inclassables. Il devient d’autant plus convaincant si on y ajoute quelques éléments historiques, échappant définitivement à tout étiquetage. Tel est le cas de cette comédie de Gérard Streiff, dont la base s’inspire de faits avérés. La tonalité légère n’empêche pas des retours documentés sur le passé. Il y est question d’une “glacière”, mot qui ne désigne pas un appareil moderne. Surtout, on suit avec plaisir les protagonistes de cette galerie de portraits. De l’un à l’autre, les scènes se succèdent sur un tempo alerte, soulignant l’aspect trouble ou caricatural de chacun. Qu’existe ou non ce “Trésor de Staline­”, il est probable qu’après tant d’agitation, le dénouement soit explosif. Très agréable roman.

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Une autre lecture du

Le Trésor De Staline

de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Un vieux château transformé en hôtel, le château de Caillet entouré d’un grand parc, implanté dans le Val d’Oise et facilement accessible de Paris, tel est le Rêvotel, géré par Marc-Georges Benadur. En fait cette demeure appartenait à Marlène de la Fédoyère, mais des revers d’argent l’ont obligée à se séparer du domaine, contre compensation, évidemment. Le nouveau propriétaire est Robert Lesage, vénérable truand jamais arrêté mais fiché auprès des services de police et Marlène s’est mariée avec Benadur, gardant ainsi une main sur son ex demeure. Si Kléber, le vieil homme à tout faire, est resté parce qu’il ne savait pas où aller, Gaby la vieille servante a préféré quitter les lieux et se réfugier dans les bois environnants. L’hôtel accueille une clientèle variée, issue de tous horizons, dont des familles comme ce père accompagné de ses deux filles et de son ami, des amoureux en goguette et l’expression l’amour rend aveugle est parfaitement justifiée dans ce cas, des chercheurs, des membres du Besef (Bloc éthique des entrepreneurs français) en séminaire, des membres du CRAC 40, des touristes Russes venus pour des raisons bien particulières, raisons qui se greffent sur l’exposition internationale de Paris en 1937 et ses suites et qui ont bien connu Lesage vingt ans auparavant. Non invités mais qui font partie intégrante du paysage, deux individus louches qui n’hésitent pas à supprimer les curieux qui les dérangent dans leur travail de recherches. Tout ce petit monde se croise, se reconnait vaguement, se dissimule, fait semblant, s’emberlificote, recherche la paix, un trésor ou comment faire encore plus de profit. En toile de fond la fameuse glacière de Staline dont Marlène est si fière. Et lorsqu’un Russe a perdu son alter égo, l’ambiance dégénère, surtout quand des sangliers s’invitent à la visite du parc. Un mâle édenté, surnommé Attila, est pris en chasse afin d’occuper les esprits et démontrer que certains des participants à la curée savent se servir d’une arme, seulement dans les entrailles du solitaire est retrouvée la carte d’accréditation du Russe disparu.

En prenant pour base de son intrigue des faits réels dont la découverte en 2004 dans la glacière d’un château du Val d’Oise des reliques des massifs qui ornaient l’entrée du pavillon soviétique lors de la fameuse exposition universelle de 1937, Gérard Streiff nous propose une fiction dont le début et l’épilogue ne dépassent pas vingt quatre heures. Un épilogue qui se clôt en un véritable bouquet infernal. Tous les participants à cette tragédie comique sont plus ou moins farfelus, à tout le moins atypiques, dignes des films noirs de Georges Lautner et Michel Audiard dont Les tontons flingueurs en sont le fleuron.
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