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CHEVY STEVENS

Séquestrée


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Le vendredi 17 Septembre 2011

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Chevy STEVENS




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Agent immobilier âgée de trente-deux ans, Annie O’Sullivan vit à Clayton Falls, sur l’île de Vancouver. Si elle a un petit ami nommé Luc, elle habite encore seule avec sa chienne affectueuse Emma. Un dimanche d’août, alors qu’elle organisait une journée portes ouvertes, Annie est enlevée par un inconnu. Disant s’appeler David, l’homme n’a guère de mal à l’embarquer de force dans sa fourgonnette. Il va bientôt la séquestrer dans une maison en rondins de bois, au cœur de la forêt canadienne. Si le lieu est confortable, Annie n’imagine pas qu’elle va y passer environ un an. Le Monstre est parfaitement documenté sur elle, l’ayant observée et possédant des documents personnels à son sujet. Il prétend offrir une bien meilleure vie à sa prisonnière : “Tu n’as pas l’air de comprendre la chance que tu as. Il s’agit de ta rédemption, Annie.” Néanmoins, il commence par la maltraiter, afin qu’elle observe scrupuleusement les règles strictes qu’il a édictées.

Les premières tentatives de viol sur Annie sont un échec pour le Monstre. Ses mises en scènes (cérémonie du bain et épilation, vêtements appropriés) n’y font rien. Annie comprend qu’elle doit extérioriser sa peur pour l’amadouer. Ce qui va rendre moins pénibles les rapports sexuels. Quelquefois, le Monstre l’abandonne durant quelques jours. En d’autres occasions, il se confie sur sa mère Juliette, et son enfance chaotique. Annie évoque aussi ses proches : sa mère fantasque et un peu alcoolo, son défunt père mort dans un accident, sa sœur Daisy décédée également, le trop gentil nouveau mari de sa mère. Et aussi son amie Christina, agent immobilier bien plus compétente qu’Annie; ou la tante Val, avec laquelle sa mère ne s’entend pas; et puis Luc, son petit ami. La jeune femme éprouve l’impression que tous ceux-là ne font guère d’efforts pour la retrouver. Une idée confortée par le Monstre. Le temps passe. Il ne ment peut-être pas.

La douloureuse expérience d’Annie ne l’empêche pas de ressentir par moments une certaine pitié pour son ravisseur. Improbable vie de couple ou familiale, qui se termine quand Annie parvient finalement à s’échapper. Le policier Gary lui apporte un peu de compréhension. Malgré une hospitalisation, la jeune femme reste traumatisée, bien plus caractérielle ou asociale que par le passé. Renouer avec Luc apparaît difficile. Le soutien moral de sa mère est illusoire. Annie ne compte pas sur son amie Christina. Heureusement, elle a sa chienne Emma. Son manque de sommeil régulier est alimenté par une hantise dépressive. Les rituels auxquels son ravisseur l’a habituée la marquent toujours. Annie se libère un peu lors des rencontres avec une psy passive, mais attentive. Hélas, ce ne sont pas ce cambriolage à son domicile, et une nouvelle tentative d’enlèvement, qui vont remettre en ordre son esprit…

Il s’agit d’un pur suspense psychologique, d’un roman véritablement envoûtant. Au cours des vingt-huit séances (sur plusieurs mois) chez sa psy, la victime ne raconte pas seulement sa séquestration, et les évènements qui ont ponctué ce long épisode de sa vie. Elle évoque son présent, sans trop de soucis financiers car les médias paient bien pour son témoignage, et le cinéma est intéressé. Le plus dur, c’est évidemment de se reconstruire, alors que cette solitaire a le sentiment que tout n’a pas été éclairci. Son regard sur le quotidien est teinté d’une ironie mordante, qui amène quelques sourires. Le Monstre, son ravisseur, n’est certes pas un personnage sympathique. Il existe une certaine sincérité chez lui, ce qui rend le portrait nettement plus subtil. À l’image de l’ensemble du récit, tout en nuances. Ceci ajoute une belle crédibilité aux mésaventures d’Annie, leur évitant un aspect mélo. Entre l’épreuve passée et les réalités du moment, la construction de l’histoire est idéalement maîtrisée. Tant pis si ce qualificatif est usé, mais c’est réellement un roman captivant.

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CLAUDE LE NOCHER
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Une autre lecture du

Séquestrée

de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE
Traduit de l’américain par Sébastien Danchin.

Depuis son enlèvement et sa longue séquestration, Annie ne va pas bien. Pas bien du tout même et elle a rencontré plusieurs psys mais leur façon de procéder la rebutait, l’enfonçait dans sa déprime. Quatre mois après son évasion, elle décide, peut-être en dernier recours, de s’adresser à une thérapeute féminine, et dès le premier abord elle se sent en confiance. Son aventure est connue de tous mais afin de pouvoir se reconstruire, mentalement et physiquement, elle va la narrer au cours de séances qui se déclinent comme autant de chapitres.

Agent immobilier sur l’île de Vancouver, âgée de trente-deux ans, Annie O’Sullivan vient encore de se disputer au téléphone avec sa mère. Un incident de plus car depuis l’accident qui a coûté la vie à son père et sa sœur aînée, alors qu’elle n’avait que douze ans, entre Annie et sa mère les accrochages sont nombreux. De plus, malgré un nouveau mari, sa mère se remonte le moral à l’aide de bouteilles de vodka. Et ce ne sont pas les relations tumultueuses et empreintes de jalousie entre sa mère et tante Val qui arrangent les choses. Que dire aussi de l’oncle Dwight qui végète depuis des années en prison pour diverses délinquances. Annie doit retrouver pour la soirée son petit ami Luc. Et dans son entourage gravitent Christina, son amie d’enfance, elle aussi agent immobilier dans une grande structure et surtout sa chienne Emma.

Annie s’apprête à remballer ses affaires, la journée portes ouvertes finissant, lorsqu’un homme s’introduit dans la maison qu’elle doit faire visiter à d’éventuels clients. Il a l’air affable, le sourire enjôleur, dit se prénommer David, et se montre fort intéressé. Seulement au moment de sortir il braque dans son dos un revolver et l’oblige à se coucher dans sa camionnette. Il lui injecte avec une seringue un produit dans la cuisse et voici Annie transportée au pays du sommeil.

Lorsqu’elle se réveille elle est dans une cabane, et tout est bouclé. Les volets sont fermés, les tiroirs fermés avec des cadenas. Elle est séquestrée et Le Monstre comme elle le surnomme n’est plus l’aimable éventuel client. Bipolaire il se braque pour un rien, tout à tour gentil puis brutal, tendre puis violent. Il connait beaucoup de choses sur Annie, ses drames familiaux et possède une photo d’elle. Surtout il l’oblige à observer, à respecter des rituels qu’il a édicté et qui sont parfois dégradants. Manger, se laver, uriner ou déféquer à heures fixes et régulières. Et puis il la viole, dans l’espoir lui affirme-t-il d’avoir un enfant. Ce n’est que lors de leurs relations, qu’Annie accepte à contrecœur en ayant l’espoir d’améliorer sa situation et de l’amadouer, qu’il ne se montre pas sadique et agressif.

Mais lorsqu’elle parvient à s’évader, elle se trouve plongée dans un autre univers qui l’enferme dans la parano. Les journalistes, les producteurs de cinéma la harcèlent. Ses relations avec Luc, avec Christina ont évolué. Ses rapports avec sa mère sont toujours aussi tumultueux. Seule sa chienne Emma lui démontre sa fidélité, sa joie de la revoir, lui apporte le secours moral dont elle besoin. Il lui faut se reconstruire, oublier les rituels imposés.

Le lecteur participe en spectateur attentif aux séances chez la psy, chaque chapitre correspondant à une séance et comme la thérapeute se trouve en retrait. Comme une confession qui alterne passé et présent, où le sordide, le pathétique, l’émouvant, la colère se chevauchent, une séquence en expliquant une autre. Tous les personnages qui composent ce drame, ce mélodrame devrais-je dire, recèlent tous une fracture familiale qui influe sur leurs caractères, leurs comportements et leurs décisions. Un roman bouleversant, trop parfois car on a l’impression d’assister à une accumulation d’aspects aux traits par trop appuyés destinés à marquer le lecteur. La force de Chevy Stevens, elle-même agent immobilier sur l’île de Vancouver, est de monter une intrigue à l’engrenage implacable, sans s’étendre justement sur ce qu’elle connait, sur son métier, sur le décor, s’attachant à être l’unique narratrice du roman, comme si elle était la première concernée, comme si elle racontait sa propre histoire.

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