Il Coule Aussi Dans Tes Veines STEVENS232

CHEVY STEVENS

Il Coule Aussi Dans Tes Veines


Aux éditions L ARCHIPEL

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Le mardi 31 Janvier 2013

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Chevy STEVENS




Une lecture de
JEANNE DESAUBRY

JEANNE DESAUBRY
Chevy Stevens représente l’archétype de la femme que les autres femmes détestent. Soyez juge ! Jeune, très jolie, elle a sans doute hérité d’une lointaine aïeule indienne des yeux en amande et une peau lumineuse. Pour aggraver le tableau, cette jeune personne est dotée d’un joli brin de plume. Le marketing de son éditeur français, outre les photos flatteuses,  repose sur les ventes du précédent, et premier roman, de cette ravissante canadienne. « Sequestrée » s’est en effet vendu à un million d’exemplaires. Dur de faire mieux… « Sequestrée » fonctionnait sur un canevas,  reproduit dans « Il coule aussi dans tes veines ». On assiste à une longue narration retardée, à distance des événements, chaque chapitre représentant une séquence de plus chez son psy où l’on voit s’enfoncer la malheureuse héroïne, Sara, dans une série de dilemmes toujours plus douloureux.Si tous les personnages diffèrent dans ce nouveau roman, on se retrouve de nouveau à Vancouver, dans le cabinet de la même psychiatre.Sara, jeune femme au tempérament vif, enfant adoptée au passé douloureux dans sa famille d’accueil, est devenue mère à son tour. Elle prépare son mariage. C’est sans doute ce qui la pousse à s’informer sur ses origines. Hélas, c’est ouvrir une boite de Pandore qui va lui couter très cher. Pas facile de découvrir qu’on est le fruit d’un viol, ni de faire face à la tardive passion paternelle d’un serial killer…Les conventions du genre sont respectées. Tension, suspens, « méchant » qui finit par montrer des qualités, et « gentil » sans doute pas si parfait que ça…Comme dans « Sequestrée », on trouve dans la cellule familiale tous les ingrédients de ces beaux drames qui font la fortune des psys et alimentent la littérature depuis l’origine de l’écriture.La vision de la famille par Chevy Stevens est on ne peut plus noire. Elle y puise une inspiration renouvelée. Si ce second roman ne tient pas totalement les promesses du premier, c’est bien parce que celui-ci avait su mettre le doigt sur l’universalité de la douleur liée à la perte avec une grande finesse.Il ne faut cependant pas bouder son plaisir, et les pages de « Il coule aussi dans tes veines » ont de quoi aimanter plus d’un lecteur. Titre original « Never Knowing » ; traduction par Sebastian Danchin
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JEANNE DESAUBRY
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Une autre lecture du

Il Coule Aussi Dans Tes Veines

de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Ce n’est vraiment pas de veine !

Tous les enfants adoptés ressentent à un moment ou un autre le besoin de connaitre l’identité de leur mère naturelle et par voie de conséquence de leur géniteur.

Sara Gallagher, trente-quatre ans, une fille de six ans, Ally, et un fiancé, Evan, n’échappe pas à la règle. Elle a toujours su qu’elle avait été adoptée, et avec ses parents adoptifs, de nombreux accrochages ont perturbé son enfance. Surtout avec son père, sa mère atteinte de la maladie de Crohn étant trop souvent alitée. Et alors qu’ils ne pouvaient théoriquement avoir d’enfants, deux petites filles, Mélanie et Lauren, sont nées après son arrivée au foyer. Seulement elle a eu l’impression d’être rejetée, et Mélanie trouvait toujours le moyen de se montrer injuste à son encontre.

Evan dirige un camp de pêche sur la côte de l’ile de Vancouver et il ne rentre qu’une fois par semaine environ à Nanaimo. Sara répare des meubles chez elle et sa vie la satisfait ainsi. Le mariage est programmé dans quelques mois et il faut penser à tous les préparatifs, cependant son obsession la guide. C’est en farfouillant sur Internet qu’elle retrouve sa mère naturelle, Julia Laroche, enseignante en histoire de l’art à l’université de Victoria.

Sa mère naturelle ne veut pas entendre parler de Sara, qui malgré tout la rencontre chez elle. Elle reçoit une fin de non recevoir, Julia Laroche bottant en touche, affirmant qu’elle a rencontré son père lors d’une fête. Sara décide de ne pas en rester là. Elle engage un détective privé, un ancien policier ce qui est pour elle une référence de sérieux. Mais ce qu’elle apprend est loin d’un conte de fée. Elle est la fille du Tueur des campings !

 

En réalité Julia Laroche se nomme Karen Christianson et elle est la seule victime du tueur à lui avoir échappé. Le tueur des campings, car tous ses méfaits ont été émis dans un camping de la Colombie britannique. Au total une quinzaine de jeunes femmes ont été agressées, violées puis tuées, mais une trentaine de personnes ont été trucidées, car elles étaient accompagnées d’un petit ami ou d’un membre de leur famille. Ce que l’on appelle les dommages collatéraux. A peine remise de cette annonce, elle découvre que des forums sur Internet se sont emparés de cette affaire. Pourtant ses parents adoptifs, qu’elle continue d’appeler Papa et Maman, ainsi que ses sœurs, avaient promis de ne rien dévoiler. Cela la déboussole complètement et des crises de migraine, migraines auxquelles elle est sujette assez fréquemment, la submergent.

C’est encore pis lorsqu’elle reçoit un appel téléphonique de celui qui se revendique comme le Tueur des Campings et qu’il l’appelle Ma fille. Il se permet même de lui envoyer des bricoles. Au début un rabot, accessoire utile pour la rénovation des meubles qu’elle effectue pour le compte de particuliers amateurs d’antiquités. Elle n’y tient plus. Elle demande protection auprès des autorités et deux agents de la police montée viennent enquêter chez elle. Sandy, qu’elle n’apprécie pas beaucoup, et Billie, qui s’avère être un homme charmant, compréhensif. Une proximité qui ne plait guère à Evan, lequel lui demande de tout arrêter. Mais est-elle vraiment maitresse de son destin ? Elle se trouve prise dans un engrenage infernal qui pourrait être fatal à son mariage et pourquoi pas à sa vie, à celle de sa fille Ally qui se montre de plus en plus tyrannique, et même à Moose, son bulldog, auquel elle tient particulièrement.

 

Le récit est décliné en vingt cinq séances de psychothérapie dont les trois dernières sont des séances de rattrapage. Entièrement écrit à la première personne du singulier, Sara s’adressant à Nathalie sa psychiatre, ce roman permet au lecteur de suivre pas à pas, en quelques semaines, les affres ressenties par Sara, sans avoir une vision extérieure de ce qu’elle peut ressentir. Le malaise, la peur, les inquiétudes, les moments d’abattement, les conflits avec Ally, Evan, ses parents adoptifs, ses sœurs et plus particulièrement Mélanie, ou encore la policière, sont décrits avec conviction. Le lecteur partage ses sentiments, ce refus d’abdiquer, cette envie de connaitre ce père, de le raisonner, de le manipuler, de comprendre ses motivations, de tenter qu’il ne recommence pas une nouvelle fois, de suivre, par les déclarations de Sara, l’enquête de Sandy et de Billie. Enquête qui débouche souvent dans des impasses avec des rendez-vous manqués. Le lecteur en même temps découvre le caractère souvent vindicatif de Sara, qui a bousculé Derek, le père d’Ally, dans les escaliers avant la naissance de leur fille. Derek qui s’est tué dans un accident. Ce qui n’a pas assagit Sara qui peut se montrer violente, agressive, tout comme sa fille, lorsque les personnes qui l’entourent ne se plient pas à sa volonté. Sauf devant son père adoptif qui sait la juguler. Mais Sara n’est pas foncièrement méchante, elle s’emporte rapidement, elle est soupe au lait comme on dit. Et c’est l’un des points forts de ce roman, cette analyse d’elle-même effectuée auprès sa psychiatre, de savoir se remettre en cause elle-même, même si elle n’en convient parfois que du bout des lèvres.

Si Séquestrée était un premier roman fort, celui-ci l’est plus encore, reprenant le même système de narration, avec toujours cette progression dans la frayeur, l’angoisse, la terreur même, ressenties par une femme qui se trouve aux abois. Un roman abouti qui marque les esprits, tant par le ton donné à la narration, par cette recherche qui devient un fardeau, que par les conflits familiaux engendrés.

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PAUL MAUGENDRE
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