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MICKEY SPILLANE

Mon Nom Est Mike Hammer


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Mickey SPILLANE




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Préface de Jean-Claude Zylberstein.

Comprend : J’aurai ta peau ; Pas de temps à perdre ; Dans un fauteuil ; Fallait pas commencer ; Baroud solo.

Un héros qui rend Marteau !

En 1967, dans son livre 70 years of best-sellers, Alice Payne Hackett établissait la liste des romans policiers ou assimilés qui avaient obtenu le plus de succès aux Etats-Unis. Ce sont dans l’ordre :

J’aurai ta peau de Mickey Spillane. 5 390 105 exemplaires.

Dans un fauteuil, toujours de Spillane. 5 089 472 exemplaires

Pas de temps à perdre, encore de Spillane. 4 916 074 exemplaires.

Arrivent ensuite : Charmante soirée ; Nettoyage par le vide ; En quatrième vitesse ; Fallait pas commencer, toujours et encore de Spillane, tous titres qui dépassaient les 4 500 000 exemplaires. Enfin, en huitième position, apparait Ian Fleming, puis Erle Stanley Gardner. Je rappelle que cette liste se limitait aux seuls Etats-Unis et était arrêtée en 1967. Joli palmarès, n’est-ce pas Monsieur Spillane ?

Mike Hammer, le héros de Spillane, continue à faire recette et l’on peut se demander pourquoi et comment.

Lorsque parait en 1947 la première aventure de Mike Hammer et le premier roman de Spillane, la guerre est terminée depuis deux ans, mais dans les esprits elle est toujours vivace. Un besoin se fait sentir tant en France qu’aux Etats-Unis. En France la Série Noire de chez Gallimard et Un Mystère aux Presses de la Cité comblent un vide en publiant les auteurs américains, ou supposés tels, et aux Etats-Unis le mythe du héros pur et dur est tenace. L’exutoire à la violence est canalisé par héros de papier interposé. Comme l’écrit Spillane Le lecteur a besoin d’un héros auquel il puisse s’identifier tout en restant confortablement assis dans un fauteuil, dans la tranquillité médiocre de sa maison. Mais Spillane, s’il a conquis de nombreux lecteurs, en a choqué plus d’un aussi car on l’a taxé de fasciste, d’antiféministe, d’esclavagiste même envers la gent féminine, et d’anticommuniste primaire, étant l’apologiste de la violence et du sexe. Beaucoup de défauts pour un seul homme. Et beaucoup, c’est trop. Cela reflète-t-il pour autant la vérité ?

Que ceux qui n’ont jamais ressenti une sourde violence face à un sentiment d’injustice dirigée à l’encontre de leur pays, de leurs amis ou de leur honneur, lève le doigt. On a reproché l’antiféminisme de Spillane et même d’avoir fait poser nue sa femme, sur la couverture de son roman Le Dogue. Un reproche que curieusement l’on ne fait pas aux peintres qui affichent sur leurs tableaux les appâts charnels de leur femme ou de leurs maitresses.

Mais par l’entremise de son héros, Spillane sait se montrer digne, puritain, dans un certain sens, et même popote. Ainsi, dans J’aurai ta peau, Hammer désire venger la mort de son ami Jack lâchement assassiné. Il refuse de coucher avec la femme qu’il aime avant le mariage et se propose même à aider de laver la vaisselle refusant toutefois de porter un tablier, au cas où quelqu’un viendrait et le verrait attifé dans cette tenue.

Comme le fait si bien remarquer Jean-Claude Zylberstein dans sa présentation, toute une cohorte de censeurs se sont indignés que Hammer, expédiant une balle de 45 à la belle Charlotte, réponde à la question de celle-ci : Comment as-tu pu ?, en disant ça a été facile. C’est oublier un peu vite le contexte et l’intégralité de cette phrase. Ça a été facile, prétendis-je. Prétendre c’est affirmer, mais aussi oser donner pour certain, sans nécessairement convaincre autrui. En était-il convaincu lui-même ?

Et l’on se rend compte que certains auteurs, aujourd’hui encensés, se montrent dans leurs romans, plus violents, plus cyniques, plus machistes que l’était hier Mickey Spillane.

Les quatre premiers romans contenus dans ce fort volume ont été traduits par G. M. Dumoulin. Dans un courrier il m’a raconté l’anecdote suivante :

Lorsque je suis tombé sur le premier de la série Mike Hammer (I, the jury) je besognais dans une maison aujourd’hui disparue, les éditions du Portulan. Ils étaient sur le point de refuser le bouquin. Ça leur paraissait horrifiant : trop érotique, trop violent. Moi je trouvais ça intéressant… Et s’il y a un auteur dont j’ai été le prometteur en France, c’est bien Mickey Spillane. Il ne faut pas oublier que cela se passait tout de suite après guerre. Les éditeurs n’étaient pas vraiment au parfum et le métier d’agent littéraire commençait à peine à s’organiser… Alors j’ai proposé le bouquin aux Presses de la Cité et Sven Nielsen a réagi dans l’instant bien qu’à l’époque il n’ait pas eu de collection policière. Duhamel qui de son côté dirigeait la Série Noire chez Gallimard, a réagi avec plus de retard. Il m’a fallu lui annoncer que le bouquin n’était plus disponible. Du coup, pendant deux ou trois ans j’ai été sur la liste noire de la série Noire.

Petite question subsidiaire : Si Mickey Spillane avait été publié à la Série Noire, les grincheux auraient-ils tenus des propos acerbes sur cet auteur américain ?

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