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KARIN SLAUGHTER

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Le samedi 12 Fevrier 2012

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Karin SLAUGHTER




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE
 Trad. de l’américain par François Rosso

Ce n’est pas un animal quelconque que les époux Coldfield ont percuté avec leur véhicule sur la route, en lisière de forêt à Conyers dans l’état de Géorgie, mais bel et bien une femme nue qui a débouché sans regarder avant de traverser. Le corps est couvert de contusions, mais elles ne sont pas dues au heurt violent contre le pare-brise. Aux urgences de l’hôpital Grady d’Atlanta, Sara Linton prodigue les premiers soins à l’inconnue qui semble avoir vécu des moments douloureux. De nombreuses fractures sont décelées par tout le corps si maigre que les toubibs se demandent si elle va s’en sortir. Pis, celui qui l’a martyrisée ainsi lui a même arrachée une côte, la onzième.

Faith Mitchell, agent spécial du GBI, l’équivalent au FBI mais qui n’opère qu’à l’intérieur de l’état de Géorgie, a été victime d’un évanouissement sur un parking et son coéquipier Will Trent n’a pas hésité à l’emmener aux urgences. Elle est examinée par Sara qui décèle une poussée conséquente de diabète. Mais ce n’est pas tout. Faith est enceinte, à trente trois ans ce ne peut être que normal, mais elle a caché son état à tout le monde. Elle est déjà mère d’un grand Jérémy âgé de dix-huit ans. Quant à Will, c’est un gentil garçon, prévenant avec sa coéquipière, malgré un téléphone portable complètement démantibulé et un problème de dyslexie. Il n’arrive pas à reconnaître sa gauche de sa droite et de plus il est illettré, mais il parvient à dissimuler son handicap grâce à des artifices. Le problème n’est pas là, pour l’instant, mais bien cette femme qui émet des litanies d’au secours, et dont ils parviennent à apprendre le prénom. Anna. C’est un début. Faith et Will prennent l’enquête à leur compte, ce qui ne plait guère aux policiers de Rockdale, le comté où s’est produit l’accident, et menés par Galloway. Celui-ci tente bien de faire barrage à leurs investigations mais Will et Faith n’en ont cure, soutenus plus ou moins par Amanda, leur chef.

Will, accompagné de quelques policiers, tentent de trouver une empreinte, si minime soit-elle, de l’endroit où aurait pu être séquestrée Anna, et c’est par hasard qu’il découvre une sorte de caverne creusée dans la terre. Un trou aménagé pouvant dissimuler deux femmes aux yeux de tous, étouffant leurs cris. Mais des traces de torture sont disséminées un peu partout dans l’endroit. Will sort de la caverne et discerne non loin un papier. Il s’agit du permis de conduire d’Anna. Soudain il ressent dans le cou des gouttes gluantes, chaudes encore. Levant les yeux il aperçoit un corps coincé par les pieds entre deux branches. Le cadavre encore tiède de la jeune femme qui était enfermée en compagnie d’Anna. Les examens médicaux prouvent des sévices particulièrement odieux. C’est alors que l’enlèvement d’une femme vient d’être perpétré sur le parking d’un supermarché. Dans le véhicule de la kidnappée, un garçonnet est assis prostré.

Trois jours pour résoudre cette affaire, c’est le temps qu’il faudra à Will et Faith, malgré les obstructions, les erreurs, les manquements, de la police de Rockdale. Malgré aussi tous les ennuis qu’ils vont être à même de subir, physiquement et moralement. Car tous les personnages qui gravitent dans ce roman possèdent non pas des fêlures, des fractures morales, mentales et physiques mais de véritables failles sismiques qui s’ouvrent au moindre fait, au moindre contact, au moindre élément perturbateur. Et des éléments perturbateurs, il n’en manque pas. Par exemple Will est marié avec Angie, une femme volage qu’il n’a pas vue depuis des mois et qui revient à l’improviste. Faith se débrouille comme elle peut avec son diabète et son embryon. Quant à Sara Linton, elle est veuve depuis trois ans et demi. Auparavant elle était mariée avec un policier, mais il est décédé dans des conditions troubles. Ancienne médecin légiste et pédiatre dans un autre hôpital, elle s’est reconverti aux urgences et trimbale partout une lettre qu’elle vient de recevoir, sans oser l’ouvrir. Quant aux femmes victimes d’un être particulièrement abject, elles possèdent en commun une apparence physique, brunes aux yeux marron, maigres pour ne pas dire anorexiques, et sont toutes aisées financièrement, travaillant dans des professions libérales.

Le nombre 11 est comme une clé dans l’intrigue, en référence à la Bible, d’où le titre du roman, qui n’est qu’une reprise du titre lorsque ce roman a été publié en Grande Bretagne. Mais il n’y faut trouver dans ce roman aucun prosélytisme. Si l’intrigue est fort bien menée avec son lot de scènes marquantes, parfois dures, ce sont les personnages qui attirent l’attention du lecteur. Et qui donnent au récit une profondeur psychologique intense. Parfois on a l’impression que Karin Slaughter dilue la narration, que certaines séquences ne sont pas indispensables, et pourtant, arrivé à l’épilogue le lecteur se rend compte que l’enrobage n’est pas superflu.

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