Requiem Pour Un Jeune Soldat RENEE86

BONNEAU RENEE

Requiem Pour Un Jeune Soldat


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Le mardi 25 Janvier 2012

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Bonneau RENEE




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

La Seconde Guerre Mondiale fourmille d’épisodes sanglants, largement narrés dans les manuels d’histoire, les récits dus à des historiens consciencieux ou dans les revues consacrées à cette période, les témoignages et les biographies d’auteurs célèbres ou non. Des romanciers aussi se sont attelés à faire revivre ces péripéties violentes, parfois dans des collections populaires dédiées aux faits de guerre imaginaires mais empruntant à la réalité. Les collections Feu du Fleuve Noir, Baroud de l’Arabesque, et Gerfaut Guerre par exemple. Mais souvent c’étaient les batailles, les combats, les engagements entre deux fractions, les mêlées furieuses entre combattants, qui primaient, le spectaculaire prévalant sur les petites touches d’humanisme qui parfois pouvaient étreindre des blessés gisant entre deux camps.

Renée Bonneau a choisi une autre démarche pour construire son roman-récit. Comme un huis-clos dans l’abbaye cistercienne de Casamari, située non loin de Monte Cassino où s’affrontèrent durant quelques mois, de janvier à mai 1944 exactement, l’armée allemande et la coalition anglo-américaine, puis les armées françaises et polonaises. Le monastère de Monte Cassino fut une cible privilégiée des assaillants visant à déloger les soldats allemands qui étaient supposés s’être réfugiés dans l’abbaye. Ce qui était une erreur de tactique et des suppositions non fondées et lorsqu’il ne resta plus que des ruines, les décombres servirent de positions privilégiées aux tireurs allemands pour contrer l’offensive alliée. Les morts et les blessés des deux camps furent légion.

C’est dans l’abbaye cistercienne de Casamari, proche des lieux des combats meurtriers que des soldats allemands furent soignés, durant quelques semaines, attendant une improbable ambulance, des médicaments, le rapatriement.

Le père Mattéo prend sous son aile un jeune soldat autrichien sérieusement blessé à l’épaule et au ventre, parmi la quinzaine de patients qui attendent d’être rétablis. Certains se guérissent plus ou moins bien, d’autres s’arrangent avec leur handicap, s’adaptent avec leurs infirmités, perte de la vue ou de la mobilité. Les moines prélèvent dans leur jardin des simples afin d’atténuer les souffrances, la morphine dont ils disposent étant restreinte. Le père Mattéo est un interlocuteur privilégié, son père ayant été employé auprès de riches Allemands installés en Italie et auprès desquel il a appris la langue. Il peut communiquer avec les patients et particulièrement avec Franz son jeune protégé. Il s’aperçoit que dans son sommeil celui-ci tapote des doigts, comme s’il scandait la mesure. Franz a étudié la musique, pratiquant le violoncelle, et pour lui faire oublier la douleur qui le ronge, un des moines qui fut dans une autre vie concertiste, interprète à l’orgue des œuvres de Schubert ou Bach. Ils échangent leurs souvenirs, évoquent un possible retour à la vie civile, leurs espérances, tandis qu’en dehors du couvent les affrontements continuent. Les soldats de la Wehrmacht se replient, suivis par les SS aidés par les fascistes italiens, ne laissant derrière eux que désolations et représailles. Les Partigiani, les résistants italiens les talonnent malgré les carnages effectués auprès des civils.

Ponctuées par les cris des blessés dont la souffrance ne peut être jugulée, les journées défilent entre compassion, fraternité, dignité et mensonges pieux. La guerre semble s’être arrêtée aux portes du couvent, mais ce n’est qu’un leurre et les soldats ainsi que les civils continuent à être décimés. Pourtant c’est bien l’humanisme qui prévaut dans cette petite communauté et Renée Bonneau décrit ces longues journées sans prosélytisme, sans effets spéciaux, sans voyeurisme, mais avec émotion. Un récit-roman qui dévoile un épisode douloureux de la guerre, un épisode qui se dresse comme un perce-neige dans la froidure de l’hiver, fragile mais annonciateur de beaux jours.

 

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