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MICHEL QUINT

Close-up


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Le jeudi 7 Octobre 2011

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Michel QUINT




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Miranda fait un numéro d’illusionniste au Quolibet, cabaret lillois sans prestige réunissant une poignée d’artistes. Miranda est une femme de presque quarante ans, aux yeux violets, à la voix profonde “avec du brouillard dedans, du sanglot et du sang versé”. De son vrai nom Octavie Dillies, Miranda a dû surmonter une séparation amoureuse particulière dix ans plus tôt. Quand son compagnon Éric fut victime d’un accident de chantier, il s’enferma seul dans sa nouvelle vie avec son handicap. Certes il était fautif, mais le dossier préparé par la jeune femme aurait permis à Éric de se retourner contre son employeur, une société de BTP. Si elle se débrouilla, changeant radicalement de vie, elle n’oublia jamais Éric. Quand, aujourd’hui, elle trouve l’occasion de le revoir, il garde ses distances.

Menés par un certain Bruno, quelques clients du Quolibet ont été séduits par le numéro de close-up amusant et habile de Miranda. À tel point que le chef du groupe l’a engagée pour une soirée privée. L’artiste a rapidement reconnu ce client. C’est le promoteur immobilier Bruno Carteret, PDG de Buildinvest, société qui employait Éric au temps de son accident. Miranda décide de se venger de celui qui, indirectement, causa l’échec de sa relation avec Éric. La soirée chez Bruno réunit le Gotha local — et surtout le clan Vailland, la riche belle-famille de l’homme d’affaires. Des gens méprisants et acerbes, ces notables un peu sur le déclin. Si l’hypocrisie bourgeoise règne ici, Miranda exécute sa prestation avec brio. Elle termine avec une étrange prédiction, qui rend furieux l’intéressé. Miranda annonce que Bruno va mourir avant le prochain vendredi 13.

Quelques jours plus tard, le promoteur arrive sanguinolent au Quolibet. Il a été agressé dans son parking souterrain. On le soigne aussi bien que possible, avant qu’il ne s’explique. On en veut à sa vie à cause d’une opération immobilière foireuse, menée à Dubaï par le plus jeune membre de la famille Vailland. Bruno est capable de rétablir la situation, à l’échéance du prochain vendredi 13. Mais s’il meurt, ce serait tout bénéfice pour son épouse. En attendant de savoir qui veut le supprimer, Bruno se place sous la protection de Miranda. Celle-ci entend bien le dominer, en guise de revanche.

Bruno reste en contact avec son assistante, Sidonie. S’il a confiance en elle, mieux vaut quand même se mettre à l’abri. Bruno et Miranda s’installent dans un hôtel de luxe. Ils repèrent vite un Mongol, Vahid Gorevic, qui surveille l’appartement de Bruno. Sans doute est-ce le même agent de sécurité, impliqué dans un trafic de migrants, qui a visité le logement de Miranda. C’est un exécutant. Définir parmi plusieurs suspects dans la famille Vailland qui est le commanditaire, pas si facile. L’aide des artistes du Quolibet n’est pas inutile. La vengeance personnelle de Miranda passe après la protection de Bruno…

Si Michel Quint est l’auteur du best-seller “Effroyables jardins”, il fut récompensé en 1990 par le Grand Prix de Littérature Policière pour “Billard à l’étage”. Dans ce “Close-up”, on retrouve à la fois le remarquable style de l’écrivain, mais aussi toute son inspiration originelle issue du roman noir. Miranda appartient à cette mythologie, dans le rôle de la femme fatale. Bruno, c’est la victime désignée, le persécuté qui doit réagir. Ajoutons le décor d’un cabaret de second ordre, celui de la ville avec l’agglomération lilloise, de puissants ennemis identifiés qu’il est dangereux d’affronter, nous voilà effectivement dans une ambiance noire qui apparaît longtemps sans issue. Nombreuses sont les péripéties qui ponctuent les mésaventures de Miranda et Bruno, toutes répondant à l’implacable logique du récit. Un exemple : quand Bruno affirme qu’il est stérile comme son père avant lui, n’imaginons pas une erreur car l’explication viendra en son temps. Quant aux rôles des coupables, ils seront au final clairement définis. Encore un roman impeccable de Michel Quint !

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Une autre lecture du

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BERTRAND LE FOLL

BERTRAND LE FOLL

Le mot de l’éditeur


Au Quolibet, un cabaret miteux de Lille, Miranda fait un numéro humoristique de voyance. Un soir, elle reconnait dans le public un important promoteur qui lui a causé du tort autrefois. Décidée à se venger, elle lui prédit sa mort avant le vendredi 13. L’homme est très vite victime d’une tentative de meurtre. Poursuivi, il se réfugie auprès de Miranda pour qu’elle lui prédise le danger à tout instant. Elle se retrouve à le protéger, à risquer sa vie pour ce type qu’elle hait et dont elle souhaite la ruine.


Les onomatopées du bertrand


Si vous espériez d’autres développements, passez votre chemin, car toute l’histoire tient dans le quatrième de couverture. Et encore ! Le résumé de l’éditeur est nettement plus palpitant que le roman lui-même. Un polar sans suspense, à l’intrigue très improbable, un peu confuse et en tous cas mal ficelée.


Et pourtant, on se trouvera bien à lire ce livre ! L’ambiance de ce cabaret miteux lillois est très bien rendue, on s’y croit tout de suite. Mais la quintessence de ce petit bouquin tient dans la plume de Michel Quint, qui aligne les mots comme pas un. Je dis qu’il aligne, car son écriture est loin d’être aisée à suivre : les paragraphes sont rares, les phrases interminables et les ponctuations ne font que de timides apparitions à l’exception de la virgule. On se laisse prendre dans le dédale de phrases, éprouvant du plaisir à mâcher ces mots. Peu importe après tout que la trame ne retienne que peu l’attention. Une curiosité littéraire, en somme.


Extrait


Elle suit Nelly au hasard de ses soifs, de ses envies de grignotis, elle demande l’impression quand on est nue devant des gens, est-ce qu’on a honte, est-ce qu’on est fière de faire de l’effet… ? Nelly raconte, elle regarde les yeux du dadais pas si niais qu’il en a l’air, elle ne ment pas, elle dit les rebuffades, la réputation de fille facile, de pute, les plaisirs simples du public qui applaudit, lui dit qu’elle est belle, et puis les nécessités financières, comment on en arrive à vivre à l’envers, la nuit, à faire l’effort pour conserver l’estime de soi, écrire « artiste de variétés » sur sa carte d’identité, pas danseuse nue, que l’amour d’un homme est une illusion tant qu’elle exercera mais que le métier ne dure pas toujours.


 


Noté: 3,5 / 5


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