La Posture De La Méduse PUCCIARELLI97

ALAIN PUCCIARELLI

La Posture De La Méduse


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Le mardi 8 Decembre 2010

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Alain PUCCIARELLI




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Ce n’est pas dans mes habitudes de dire du mal d’un livre, donc je vais m’efforcer de ne pas en écrire, mais je dois avouer que ce roman, La Posture de la méduse, m’est tombé par plusieurs fois des mains. Pourtant si j’en crois la quatrième de couverture, Patrick Galmel, de Pol’Art Noir, écrit : « Irrévérencieux, impertinent, politiquement incorrect… Alain Pucciarelli nous balade dans une aventure dense qui n’a rien à envier aux maîtres du genre ». Une accroche qui avait de quoi attirer favorablement mon attention. Las, le plaisir n’a pas été au rendez-vous. L’écriture peut-être qui se veut exercice de style mais à laquelle je n’accroche pas. Un style chaotique, heurté, qui m’aurait valu un zéro pointé par mon prof de français, si je m’étais avisé de pondre une dissertation bourrée de fautes grammaticales. Là, je sais, il s’agit d’un roman et l’auteur peut se permettre des libertés vis-à-vis de la langue française. D’autres avant lui ont créé des figures de style qui leur ont porté chance littérairement, San-Antonio pour ne citer que lui. Quant au personnage d’Oliveri, flic émargeant aux services secrets, solitaire tout en étant marié, il m’est profondément antipathique. S’il est mal embouché, ce n’est que le moindre de ses défauts, car il n’est pas le seul, quelque soit la profession exercée, à se comporter ainsi. Grossier donc, il est également vindicatif, agressif, impulsif, susceptible, soupe-au-lait, à l’égard tout autant de ses collègues que des personnages qu’il est amené à côtoyer. De plus Oliveri ingurgite, mais il n’est pas le seul dans cette histoire, moult doses de whisky qui lui tombent dans l’estomac comme les chutes du Niagara, propension qui attise peut-être inconsciemment ses accès de colère pas toujours justifiés.

Désirant faire une pause dans sa vie quotidienne, familiale, professionnelle, Oliveri se rend près de Marseille, dans la maison que lui a léguée une de ses anciennes maitresses, Raymonde, décédée depuis six mois. Le notaire s’est occupé de tout et c’est bien comme ça. Oliveri n’a prévenu personne de son arrivée, pourtant il est tout étonné, lorsqu’un coup de sonnette trouble sa quiétude vespérale, de voir son ami Samuel lui rendre visite. Une courte visite d’ailleurs car Samu, ainsi est-il surnommé, meurt dans ses bras, atteint de quelques balles de gros calibre. Comme par hasard les policiers peu après s’invitent chez Oliveri, le commandant Manu en tête. Une vieille connaissance Manu, alerté par Laura, la Générale et épouse d’Oliveri, qui aime bien savoir où son mari pose ses guêtres. Le lendemain soir Oliveri a rendez-vous avec Gérard le notaire. Participent à cette soirée, outre le notaire, Guérin, le concessionnaire de voitures chez qui travaillait Samu, Lamotta, le maire, et Grisioni, célèbre présentateur vedette de la télé publique. Il reconnait en tous ces personnages d’anciens condisciples de lycée. Grisioni justement a besoin de ses services, car il est accusé de viol. Ce qui ne manque pas de soulever quelques questions dans l’esprit d’Oliveri : « Depuis quand la présidence de la République s’occupe de ce genre de pataquès ? C’est Carla qui fait tourner la France en bourrique ? Et non, bien sûr. Le patron de TFTurbo et le Président sont potes, et tout ce qui peut faire baisser l’audience de la grande chaîne télé, c’est forbidden, interdit, à éviter ». De plus il se demande comment Samu pouvait savoir qu’il allait venir prendre possession de son héritage. Un autre vendeur de Guérin est retrouvé assassiné par absorption de poison. Mais ce que ne peuvent cacher Gérard et consorts, c’est qu’ils sont tous plus ou moins sur la paille, surtout le notaire, à cause de placements hasardeux, genre fréquentations Madoff.

Si Oliveri est tout ce que j’ai déjà énuméré plus haut, et plus même, au moins on ne peut pas le traiter de raciste, car lorsqu’il vivait encore en Algérie au début des années 60, il possédait deux amis : Samu, un Juif, et Mohammed, un Arabe. Et lorsque Hernandez, le patron de la criminelle à Marseille le traite de raciste parce qu’il a prononcé le mot « arabes », il s’insurge et vitupère, démontrant que ce n’est pas lui le raciste, et que dire Arabe, Juif ou autre n’est pas un gros mot. Samu vient de décéder et Oliveri a du mal à s’en remettre, alors que Mohammed fait son apparition après quelques décennies de séparation, alors qu’il travaille pour des banquiers islamistes.

Bon, comme je l’ai écrit, ce roman, je ne l’ai pas apprécié, mais chacun ses goûts et nul doute que certains de mes amis blogueurs vont s’extasier. A vous de faire votre opinion.

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Une autre lecture du

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Quand le passé fait irruption dans le présent, ce n’est jamais pour simplifier le futur.

Oliveri pensait passer quelques jours à Marseille, loin de tout et surtout des embrouilles, mais voilà qu’un copain de lycée vient se faire buter sur son palier !

Et avec ce macchabée c’est tout un groupe « de perdus de vu » qui surgit. Seulement un groupe ne vient jamais les mains vides, il se déplace toujours avec son filet garni, de destins divers, de rancunes multiples, de jalousies… en particulier quand l’un couche avec toutes, en particulier lorsque la crise boursière est passée par là.

Alors, Oliveri, qui espère se ressourcer loin de Paris, sera contraint d’essuyer le flot du geyser des souvenirs.

 

Mais que l’on se rassure Oliveri n’est pas homme à se laisser abattre, il est un chêne aux glands robustes. Rien ne lui fait peur, ni le fait que l’un des protagonistes de l’affaire ne soit un ami du président, ni le fait que quelques banquiers moyen-orientaux pourraient tremper dans le merdier.

D'ailleurs, Oliveri y joue pas, il veut juste « pas ressembler aux petits culturés qui cachent leur vide derrière de belles paroles », même si, de paroles il en manque pas, même si, il peut en remontrer aux petits économistes officiels qui nous expliquent, à longueur d’ondes radio, les raisons impénétrables de la crise économique.

 

Alain Pucciarelli creuse, avec ce roman, la veine qu’il avait tranchée avec son précédent opus. Et les mots coulent à flot, par giclées compactes, sans fioritures, sans métaphysique san-antoniesques, tels qu’ils traversent l’esprit du quidam, avec toute leur pertinence sordide.

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