Les Grandes énigmes De La Police PIERRAT88

JEROME PIERRAT

Les Grandes énigmes De La Police


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Le vendredi 11 Septembre 2010

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Jérôme PIERRAT




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER
C’est un portrait d’Eugène-François Vidocq qui inaugure les onze chapitres de ce livre. Si la majorité des policiers connaissent une carrière classique et sans histoire, quelques autres ont eu un parcours plus chaotique. L’ancien bagnard Vidocq en est, bien entendu, l’image populaire historique. Une vie chargée que la sienne, en effet. Au 20e siècle, d’autres policiers ont joué de mauvais rôles ou en furent suspectés. Parfois à juste titre, il faut le reconnaître.

La Seconde Guerre Mondiale a donné lieu à des comportements policiers peu en rapport avec la stricte légalité. L’inspecteur Pierre Bonny n’a pas attendu cette période pour se faire remarquer. Son efficacité s’exerce d’abord dans l’affaire Seznec. En 1923, c’est lui qui trouve la machine à écrire, preuve capitale de la culpabilité du suspect, qu’il avait vainement interrogé jusqu’alors. Dix ans plus tard, il est au cœur de l’affaire Stavisky, scandale autour de la mort d’un escroc, bientôt suivi du décès suspect d’Albert Prince, juge ayant enquêté sur Stavisky. Au début de la guerre, Pierre Bonny vivote sans gloire. Au printemps 1942, il rencontre le truand Henri Lafont (Chamberlin, de son vrai nom). Ensemble, rue Lauriston, ils vont développer la Gestapo française de sinistre mémoire. À la fin de la guerre, le policier Jean Grando est accusé d’avoir entretenu de trop bonnes relations avec la Milice pronazie. Fut-il victime d’un coup monté ou fit-il preuve d’opportunisme en ces temps troublés ? Le cas de l’ancien commissaire Blémant, assassiné en 1965, apparaît plutôt rocambolesque. Durant la guerre, il monte un solide réseau d’élimination des ennemis, n’hésitant pas à s’appuyer sur le Milieu marseillais. Disgracié par Vichy, il poursuit ses opérations anti-nazies avec des méthodes radicales. En 1945, il réintègre la police officielle. Mais le policier a déjà choisi son camp, celui des mafieux. Il démissionne quatre ans plus tard, et va chercher à devenir l’un des principaux chefs du Milieu marseillais.

On a un peu oublié l’affaire des bijoux de la Bégum, datant de 1949. Audacieux vol que celui des bijoux de l’épouse française de l’Aga Khan, un des hommes les plus riches du monde. Directeur de la Police Judiciaire, Georges Valantin est un enquêteur compétent. Il prend à cœur ce dossier, où personne ne lui facilite la tâche. Certes, le vol parfaitement préparé a pu être effectué par les quelques suspects qu’il ne tarde pas à identifier. Mais qui sont les cerveaux ? Ceux-ci sont-ils couverts par son collègue Pierre Bertaux, directeur de la Sureté Nationale ? Au procès, l’accusation semble si énorme qu’on peut imaginer un règlement de compte entre eux. Pourtant, elle reste plausible.

Jérôme Pierrat évoque inévitablement l’affaire Ben Barka, où se mêlent politique et rôle obscur de certains policiers. Ainsi que l’affaire De Broglie (prononcer De Breuil), avec là encore son aspect politique, mais où l’affairisme nébuleux de la victime tient probablement un grande place. Puis un chapitre est consacré au meurtre de Jacques Mesrine, ordonné par le ministre de l’Intérieur et les plus hautes instances policières. L’opération du 2 novembre 1979 n’avait rien à voir avec une simple arrestation. Le commissaire Broussard et d’autres ont trop voulu justifier les conditions exceptionnelles de l’exécution sans sommation de Mesrine. L’opinion publique n’est toujours pas convaincue.

À partir des années 1980, une génération de policiers rompt avec les méthodes passées. Ils se veulent flics de choc, hommes d’action. Ils utilisent quantité d’indics, sont présents sur le terrain, organisent des planques, pratiquent l’infiltration en tout milieux. Une police dynamique, réactive, qui est censée répondre à la criminalité de l’époque. On s’aperçoit bientôt que la frontière est mince entre fréquenter le grand banditisme pour des enquêtes, et devenir complice avec ces mêmes truands. Quelques policiers l’ont franchie, devenant des ripoux. Il faut des condamnations, pour l’exemple. Non sans risquer des erreurs, dues aux rivalités entre services policiers. Dominique Loiseau, de l’Anti-gang, en a-t-il été victime ? Suite à une souricière ratée contre le Gang des Postiches, en janvier 1986, rue du Docteur-Blanche, on sanctionne une série de ripoux. Enquêtes à charge de l’IGS, procès aux lourdes condamnations. Les preuves contre Dominique Loiseau (dont Olivier Marchal se serait inspiré pour son film 36, Quai des Orfèvres) restent assez douteuses. Le cas de Jean-Marc Dufourg, inspecteur des RG, est plus sérieux. En juillet 1990, le pasteur baptiste Joseph Doucé disparaît après avoir été interpellé par des policiers. On ne retrouvera sont cadavre mutilé qu’en octobre. Certes, Doucé fut un personnage controversé. Réellement pasteur, il militait pour la cause homosexuelle. Il était sous la surveillance permanente de RG, qui fut toujours incapable de prouver les méfaits qu’on lui imputait. Flic d’action aux méthodes rudes, Dufourg est-il allé trop loin, usant de violences mortelles ? Ou bien l’affaire Doucé était-elle bien plus compliquée ? Autre supposé ripou, le commissaire de la BRB Philippe Féval. Celui-ci est un descendant du romancier Paul Féval (Les habits noirs). Le patron du restaurant parisien Les Muses est toujours un truand en activité, même s’il semble rangé. En 1992, il dirige un sombre trafic de stupéfiants dans lequel, étant trop proche de lui, Philippe Féval va être impliqué et condamné comme complice. À tort ou à raison, l’affaire est mal éclaircie.

Revenant sur des affaires oubliées, mal connues, ou très complexe, ce livre nous présente une galerie de personnages insolites. Très intéressant.

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