Le Testament Noir PELISSIER156

PATRICE PELISSIER

Le Testament Noir


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Le dimanche 2 Octobre 2012

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Patrice PELISSIER




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Ecrit au crayon rouge ou à l’encre sympathique ?

S’il existe bon nombre de site et de petits villages attrayants en France, d’autres sont délaissés par les touristes, soit parce qu’ils n’offrent rien de particulier, soit parce qu’un endroit n’incite pas à s’y reposer. Ainsi Saint Ambrose, non loin d’Aix en Provence, fait partie de ces lieux qui ne possèdent aucun attrait. Pis, qui rebute à cause de son lac aux eaux noires. Pourtant Eric Ducros un jeune photographe semi professionnel, un enfant du pays, décide de s’y intéresser, pour la petite ile qui est placée comme une praline sur une mousse au chocolat. Une île sur laquelle se dresse un arbre remarquable, torturé, aux racines émergentes, entrelacées.

En vérifiant quelques heures plus tard ses prises de vue, il découvre une anomalie. Il se précipite aussitôt à la mairie afin de partager sa découverte avec Loubeyrac, le maire de la commune qui est aussi le pharmacien. Celui-ci n’est installé dans le village que depuis une quinzaine d’années mais il a déjà entendu des rumeurs colportées par les anciens. Entre les racines du chêne s’érige une caisse sur laquelle est peinte une croix nazie.

Cette trouvaille conforte les racontars transmis par les vieux habitants, l’or des nazis existerait bel et bien. Une réunion du conseil municipal est envisagée et la gendarmerie avisée. Le premier à être informé de la situation est Chemin, le premier adjoint, un homme acariâtre, connu pour sa mauvaise foi puis le major Dulat arrive afin de constater sur place. Dulat, Loubeyrac, Chemin et Ducros se décarcassent, traversent le lac à bord d’une barcasse et ramènent la caisse entourée de chaines en la trainant jusque sur la place du village. Aussitôt un attroupement se forme, les villageois sont intrigués par le contenu, sauf César Andréani qui demande simplement comment l’idée leur est venue de creuser près de l’arbre.

En attendant les experts, il est décidé que la caisse sera mise à l’abri des curieux et des opportunistes dans une cave de la mairie, placée sous bonne garde. Et des curieux, il en afflue de partout. Les touristes arrivent, en voitures, caravanes, camping-cars, ou tout autre moyen de locomotion, et investissent le village, créant une effervescence à laquelle les autochtones ne sont pas habitués. Un début de panique est même enregistré et la maréchaussée a bien du mal à canaliser tous ces voyeurs. Seul Andréani est indisposé par la réapparition de cette caisse. Il est l’un des rares survivants de cette époque à vivre encore dans la commune. Il téléphone à quelques connaissances et leur propose un rendez-vous. Le lendemain, il est retrouvé mort, assassiné, un couteau dans le dos. Dans la main il tient un petit rouleau de papier sur lequel est inscrit Kobolsian.

Le mystère de la caisse nazie est étoffé par ce meurtre, d’autant que Kobolsian n’est autre qu’un policier d’Aix en Provence dont la femme est entre la vie et la mort, à cause d’un accident de la circulation provoqué par un octogénaire, atteint de la maladie d’Alzheimer, échappé de la maison de retraite où il soigné. Alors Kobolsian, accompagné d’une jeune policière est dépêché par son supérieur sur place. Et entre le gendarme et le policier, le courant ne passe guère. Dulat considérant Kobolsian comme un éventuel suspect. Parmi tous les protagonistes de cette histoire, le personnage de Judith de Synth, journaliste localier est particulièrement haut en couleurs avec sa propension à vouloir tout régenter, s’accaparant un bureau de la mairie pour en faire son quartier général, bousculant tout sur son passage, édictant ses volontés quelque soit son interlocuteur. Une petite touche d’humour qui n’est pas forcée d’autant que l’on rencontre souvent dans la vie courante ce genre de personnage peu sympathique.

Le thème du trésor nazi, perdu ou volé, confié à des soldats en déroute, est inépuisable, mais à chaque fois les romanciers imaginent des situations différentes. Patrice Pélissier ne déroge pas à la règle mais introduit une autre donnée dans son intrigue. Celle d’une passion, durant ces années troubles, enflammant les rêves et le corps d’une jeune fille, considérée par sa famille comme une attardée, envers un jeune homme qui lui ne songe qu’à participer, même modestement à la Résistance se mettant doucement en place. Soixante-sept ans plus tard, ce sont les fantômes de cette époque qui reviennent comme les nuages noirs dans un ciel d’orage. En incrustation à ces deux faits qui se croisent, se mêlent, le journal de bord d’une gamine déboussolée qui se confie au papier, n’ayant personne d’autre à qui crier son désarroi. Une histoire simple en apparence mais riche d’émotions, de sentiments, de justesse.

Kobolsian n’était pas un surhomme, juste un être da sang et de chair avec des terminaisons nerveuses sensibles. Loin des héros de papier qui faisaient des flics des être à part, il avait du mal à se reconnaitre dans ces caricatures de policiers venus du Nord ou d’outre-Atlantique. Trop d’alcool, trop de drogue, trop de dépression, trop d’excès.

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