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JUSTIN PEACOCK

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Le samedi 21 Novembre 2010

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Justin PEACOCK




Une lecture de
JEANNE DESAUBRY

JEANNE DESAUBRY

Joël Devereaux est avocat d’affaires, New-Yorkais, totalement englouti dans un travail qui le dévore quinze heures par jour, six jours sur sept, et dont il ne sait plus pourquoi il l’a choisi. Cela explique sans doute pourquoi, dès les trois premières pages, il passe directement de la case bureau-au-trentième-étage-avec-assistante à la case commis-d’office. Ce qu’on ne peut pas décemment considérer comme une ascension sociale, surtout quand ça fait suite à une suspension de six mois. Et pourquoi donc ? C’est là que ça devient intéressant. N’allez pas croire que M Devereaux soit vraiment addict, non, il s’amusait juste. Avec la dite assistante. Qui, très jeune, rejeton d’un ténor du barreau, pousse le mauvais goût jusqu’à faire une overdose mortelle dans les toilettes de leur employeur commun. Se remettre du scandale, Devereaux le peut, en faisant le compte des amitiés et du niveau de vie, perdus en même temps, comme c’est étrange. Non, le plus dur est bien dans le renoncement à la dope, quoi qu’il en dise.

Alors forcément, rien ne sera simple quand il va se trouver à travailler sur une affaire de meurtre survenue dans une cité mise en coupe réglée par les dealers, à défendre l’un d’eux jusqu’à perdre de vue la vraie responsabilité d’un défenseur… Jusqu’à détruire, sans doute, un innocent pour faire libérer un coupable. On ne se débarrasse jamais complètement de son passé. 

Ce roman est un procédural. Vaine américaine, bien construit, documenté. L’auteur, on s’en doute, est avocat lui-même. Mais… y a l’avant procès, il y a l’après, qui transcendent le genre quand le cœur du pavé raconte l’éternelle course contre l’attorney. La personnalité du héros, taraudé par l’inquiétude, le manque, les questions existentielles, et sa cascade d’ennuis, sortent cependant « Verdict » du lot. De plus, Devereaux, bien qu’englouti dans le rythme de la procédure, prêt à beaucoup pour prouver qu’il peut encore réussir quelque chose ne peut tout à fait ignorer et partage avec nous cette interrogation : « Tout est-il permis pour faire acquitter un client ?»

La plume est vive. Le suspens tient la route, forcément, appuyé qu’il est sur l’exercice juridique puis sur ses conséquences en dehors des murs protecteurs des palais de justice.

Grisham a déjà fait dix romans comme celui-ci, plus que classique. Néanmoins, les trois pages du début et les vingt de la fin sauvent « Verdict » du convenu, soit-il de qualité. Il n’empêche, sans renier le plaisir de cette lecture, que je suis restée un peu sur ma faim. Justin Peacok signait là un premier roman. En corsant un peu la sauce, il nous sortira sans doute dans le prochain de quoi ne pas l’oublier. Il a l’étoffe nécessaire, cela semble évident.

Retrouvez
JEANNE DESAUBRY
sur
jeanne.desaubry.over-blog.com


Une autre lecture du

Verdict

de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

 (A Cure of Night – 2008. Traduit par Johan-Frédérick Hel Guedj)

 

 

S’il n’avait pas subi un accident de parcours, Joel Deveraux aurait pu connaître une brillante carrière dans un cabinet huppé d’avocats de New-York. Seulement Beth, une de ses collègues, qui est en même temps sa maîtresse, est retrouvée dans les toilettes, morte d’une overdose. Et comme c’est lui qui usait parfois de ce genre de substance et qui lui en fournissait, il s’est vu contraint de démissionner et sa licence a été suspendue pendant six mois. Il a rebondi en entrant comme avocat commis d’office dans une officine spécialisée dans ce genre d’affaires. Il est en charge de la défense de petits délinquants, s’occupant des audiences préliminaires, rien de bien exaltant, mais il faut bien vivre et c’est le seul moyen pour lui d’exercer encore sa profession. Pourtant au bout d’un an de ce régime il se voit confier une affaire sérieuse en devenant le second de Myra, ce que la jeune femme n’apprécie guère, habituée à travailler seule. Il ne s’agit plus de défendre de petites frappes, qui souvent en sont à leur premier coup, raté, et de conseiller le plaider coupable.

Leur client noir, Lorenzo Tate, plus connu sous le sobriquet de Strawberry dans le quartier de Gardens à Brooklyn, est accusé d’assassinat envers un jeune juif blanc, tandis qu’un autre jeune noir Devin Wallace, probablement celui qui était visé, est grièvement blessé. Rien ne plaide en sa faveur. D’abord les témoins Yolanda Miller en tête, qui de nuit à parfaitement vu Lorenzo s’enfuir, un pistolet à la main, le reconnaissant à une tache de naissance située au dessus de l’œil. Pour Myra « Qu’une chose soit vraie ou non, c’est sans rapport avec le but que nous recherchons. La seule chose qui compte, c’est de savoir si c’est convaincant ou non. » Alors en compagnie de Joel, elle s’attèle à rechercher tous les témoins, à comparer leurs déclarations, d’autant que Lorenzo nie avoir tiré et que ses propos ont l’air d’être convaincant. Lorenzo possède un casier judiciaire vierge, même s’il avoue trafiquer de l’herbe qu’il produit lui-même. Outre Yolanda qui vivait plus ou moins avec Devin, ils rencontrent Latrice, la sœur du blessé, Devin, lequel se remet peu à peu de ses blessures, et Marcus, l’ancien petit ami de Yolanda avec lequel elle a eu un gamin. Or Devin possède un alibi assurant être en compagnie de Marcus lors du drame. Cet alibi n’est pas fiable du tout, Marcus étant sous l’emprise de la drogue et de l’alcool. Mais Myra et Joel n’ont pas que cette affaire en charge. Joel se rend à Rikers, une prison un peu moins sordide que Sing-Sing, où séjourne Lorenzo. Un de ses anciens codétenus affirme que Lorenzo lui a avoué avoir voulu tuer Devin, corroborant la thèse de Yolanda qui déclare qu’entre Devin et Lorenzo il s’agissait d’une histoire d’argent que son frère devait. Mais un autre détenu affirme que Seth Lipton n’était pas là uniquement pour compléter son dossier sur la sociologie dans le but de rédiger son mémoire de fin d’études. En réalité il servait de dealer et fournissait de la drogue à ses condisciples de l’université. Et si c’était Seth Lipton qui était visé, Devin ramassant deux balles perdues ? Puis c’est le procès, Myra menant la danse entre témoins et procureurs.

Ce roman me ramène quelques plus de trente ans en arrière lorsque j’avalais en quantité incroyable les romans d’Erle Stanley Gardner, avec son célèbre avocat, le personnage de Perry Mason. Mais il existe toutefois des différences fondamentales avec les ouvrages de Gardner. D’abord nos deux protagonistes sont des avocats commis d’office et ne reçoivent pas la visite de veuves éplorées, souvent fortunées. Ensuite c’est Myra qui conduit l’affaire et ils ne disposent pas d’une secrétaire et d’un détective privé pour les aider. Similaire et différent à la fois.

Contrairement à certains romans dans lesquels les dialogues sont convertis en tirades, pour ne pas dire en monologues, ici les échanges verbaux sont concis, vifs, procurant un rythme soutenu, vivant, loin de tout délayage ennuyeux. Et les petits à côté ne manquent pas de saveur. Ainsi cette déclaration d’un journaliste auquel ils font une petite confidence : « Pas mal de journalistes que vous croiserez dans ce bâtiment se contentent de ce que les procureurs leur servent. Les journaux à gros tirage, surtout, ce qu’ils veulent, c’est diaboliser les accusés ». Mais n’oublions pas que cette histoire se déroule aux Etats-Unis, en France ce n’est pas pareil. Ce n’est pas la même vision, le même contexte. Je me trompe ?

Un bon roman qui restitue avec force les préliminaires d’un procès, les démarches des avocats afin d’innocenter leur client, ou tout au moins de minimiser autant que faire se peut leurs crimes, les astuces déployées par les avocats afin de contrer les procureurs qui se montrent toujours agressifs, antipathiques et obtus, puis lors du procès le charcutage moral, verbal, psychique exercé sur les témoins, pression exercée afin de déceler le vrai du faux. Le démarrage est un peu lent mais il donner du temps à l’auteur pour planter le décor et mettre en place les personnages.
Retrouvez
PAUL MAUGENDRE
sur
leslecturesdelonclepaul.over-blog.com/
 

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