Lune Trompeuse PASTOR106

BEN PASTOR

Lune Trompeuse


Aux éditions ACTES N OIRS

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Le mercredi 14 Avril 2011

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Ben PASTOR




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

À l’automne 1943, en Italie du nord. Major de la Wehrmacht, Martin Bora a été amputé du bras gauche suite à une explosion, et garde des séquelles à la jambe. Bien loin de son épouse Benedikta, il est en poste à Lago, dans la région de Vérone. Ce strict militaire allemand, qui a connu le front russe, est ici pour traquer les partisans. Son supérieur lui demande de participer à une enquête sur le meurtre d’un dignitaire fasciste. Il va collaborer avec le jeune policier Sandro Guidi. Dans le secteur de Sagràte, celui-ci pourchasse actuellement un fuyard, prisonnier évadé armé qui n’hésite pas à tuer pour voler des chaussures. Martin Bora et Sandro Guidi se rendent à Vérone pour étudier l’affaire. Vittorio Lisi se déplaçait en fauteuil roulant. Il a été renversé par une voiture. Le centurion De Rosa, responsable local du parti fasciste accuse formellement Clara Lisi, la jeune épouse du défunt, séparée de son mari depuis quelques temps.

Si Vittorio Lisi était très riche, on ne peut guère renseigner le duo d’enquêteurs sur l’origine de sa fortune. Âgé de cinquante-huit ans, l’homme était un fieffé séducteur malgré son handicap. Il fut impliqué dans un cas d’avortement où une de ses maîtresses perdit la vie. Peut-être la sage-femme condamnée à sa place a-t-elle voulu se venger, mais la piste semble improbable. De Rosa est élogieux envers le défunt Vittorio Lisi, prétendant même qu’il possédait un grand sens de l’humour. Étonnant pour un fidèle du fascisme. Contrairement au major Bora, Sandro Guidi n’est pas insensible au charme de Clara Lisi. Bien que sa voiture porte les traces d’un choc, celle-ci nie être concernée par le meurtre. Lors des obsèques de Lisi, en l’absence de Clara, un incident se produit. Une inconnue se présente comme l’ex-première épouse du défunt. On apprendra plus tard qu’elle a reçu un courrier anonyme l’informant du décès.

Guidi continue à rechercher son fuyard qui fait d’autres victimes, tandis que le major Bora poursuit la chasse aux partisans. Il doit aussi apporter son aide aux SS passant par Lago avec un camion de déportés juifs. Le duo d’enquêteurs inspecte la propriété de Lisi. La lettre C tracée sur le sol par Lisi au moment de “l’accident” y figure encore. C comme Clara, dont De Rosa a réquisitionné la voiture, avant que la jeune veuve soit emprisonnée. Bora et Guidi interrogent l’employée de maison de Vittorio Lisi, dont il fut l’amant. Elle n’est qu’un témoin indirect de la mort de son patron. Toujours choquée, elle confirme les disputes entre Lisi et Clara. En panne, les deux enquêteurs trouvent refuge chez Moser, vieil original qui vit dans une demeure ayant connu des heures plus glorieuses.

Bora estime qu’il existe trop de pistes floues autour de Lisi : “Sa fortune suscitait des jalousies au sein du parti et en dehors, sans parler des maris trompés, des épouses passées et présentes, et des petites amies qu’il a engrossées.” L’état de guerre n’entrave que peu les investigations de Bora, malgré un raid aérien des Américains sur Vérone. Suite à un incident sur le camion SS, les déportés juifs ont pu s’échapper, ce qui ne perturbe pas le major de la Wehrmacht. Sandro Guidi reste très attiré par la belle Clara, affaiblie par son incarcération…

Certes, il s’agit d’un roman d’enquête, voire d’un polar historique. La romancière parvient néanmoins à donner une réelle singularité à cette intrigue. Le contexte joue son rôle, puisque situé vers la fin de l’époque fasciste triomphante en Italie. On perçoit la pression qui règne, même si ce n’est pas l’essentiel. Le pivot de l’affaire, le héros le plus troublant, c’est évidemment le major Martin Bora. S’il montre une rigueur germanique affirmée, ce personnage est nettement plus complexe. Ce militaire traverse en solitaire les horreurs de la guerre, en subit physiquement les effets, reste loyaliste mais n’approuve peut-être pas les nazis. De même, le policier italien Guidi garde une neutralité envers les admirateurs de Mussolini. Il est doté d’une mamma invasive dans sa vie privée, clin d’œil plutôt souriant. Guidi et le major ne sont pas amis, ils se respectent dans la mission qu’ils ont à mener. Bien présent, l’aspect criminel est pourtant relatif puisque la victime ne fut pas un homme si sympathique. Ce sont ces fines nuances, et quelques autres subtilités, qui rendent ce roman fort agréable à lire.

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