Adios Hemingway PADURA16

LEONARDO PADURA

Adios Hemingway


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Le vendredi 23 Janvier 2005

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Leonardo PADURA




Une lecture de
L A

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Mario Conde a quitté la police. Depuis le temps qu’il en rêvait, il se consacre enfin à l’écriture et au commerce des livres anciens… car seul le commerce peut nourrir son homme, surtout à la Havane.
Dans ces conditions, il n’y avait aucune raison à ce que son ancien adjoint Manuel Palacios, monté en grade depuis son départ, fasse appel à ses services. Pourtant, lorsque l’orage d’été qui s’était acharné sur la Finca Vigia et avait exhumé le cadavre d’un homme abattu de deux coups de fusils cinquante ans plus tôt, c’est vers Mario Conde que se tourne Manuel Palacios.
Normal, qui mieux que Mario Conde peut démêler une pareille affaire ? N’est-il pas écrivain ? Admirateur d’Hemingway ? Et Finca Vigia, avant de devenir un musée n’était-elle pas la résidente d’Hemingway ? Et a la date du crime, ce dernier ne résidait-il pas sur les lieux ?
Une enquête impossible, et pourtant nécessaire ! Hemingway ne se plaignait-il pas d’être victime du harcèlement du FBI ? Or, non loin du cadavre, une plaque de cette agence a été découverte… Hemingway aurait-il surpris cet agent dans sa propriété et l’aurait-il abattu ?

Leonardo Padura appartient à cette catégorie d’auteurs qui dans le sillage de Montalban ont opté pour le Polar et pour lesquels la forme ne sert que de prétexte. Il est de ceux qui parlent de leur terre et des gens qui la peuplent avec une infinie tendresse, une infinie nostalgie. Il est de ceux qui dépeignent l’amitié comme rempart aux coups du sort, aux erreurs de l’histoire. IL est de ceux qui demeurent fidèles à leurs idéaux de jeunesse, même s’il convient de les relire au filtre de la culotte d’Eva Gardner
Adios Hemingway est un écrit puissant, à la frontière de la littérature de genre et de la littérature, un polar qui se doit d’être lu au plus vite


Une autre lecture du

Adios Hemingway

de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER
A Cuba, Mario Conde a quitté la police depuis huit ans. Ecrivain, il vit du négoce de livres anciens. Son ami le lieutenant Palacios fait appel à lui pour une enquête particulière. Un cadavre a été déterré à la Finca Vigia, l’ancienne propriété d’Ernest Hemingway, devenue musée en son honneur. Tué à la fin des années 1950, cet homme appartenait au FBI : on a trouvé sa plaque officielle près de lui. Mario Conde fut un grand admirateur d’Hemingway, qu’il croisa une fois étant enfant. Depuis longtemps, il éprouve un sentiment mitigé envers ce monstre de la littérature. Même pour Hemingway, tuer quelqu’un n’aurait pas été un acte anodin.
Sa compagne étant absente, le soir du mercredi 2 octobre 1958 Hemingway est presque seul. Il n’est entouré que de son fidèle serviteur Raul, de son factotum et ami Calixto, et du chien Black. Armé, il fait une dernière ronde autour de chez lui. Il trouve un insigne du FBI, laissant supposer une présence indésirable.
Conde visite la maison de l’écrivain, s’imprégnant de son esprit. L’histoire de la culotte d’Ava Gardner l’impressionne. Il interroge ensuite des témoins ayant bien connu Hemingway. Toribio fut le dresseur de ses coqs de combat. Conde sent le respect qu’inspirait ce diable d’homme aux Cubains avec lesquels il fraternisa. Malgré tous ses défauts, il n’était ni arrogant, ni pingre. Ruperto s’occupait du "Pilar", le yacht de l’écrivain. Il est méfiant, mais Conde note un détail dans ses propos, puis recoupe les faits et les dates.

Ernest Hemingway fut un être d’une rare complexité, aussi fascinant que détestable. Leonardo Padura ne cache pas qu’il transfère à son héros Conde sa relation tumultueuse d’amour-haine, ses propres dilemmes concernant cet immense écrivain. Néanmoins, c’est un portrait lucide, réaliste, et tendre qu’il nous propose. Même malade et déclinant, celui qui avait tout expérimenté n’apparaît pas pitoyable. L’intrigue criminelle et son réel suspense sont destinés à l’évoquer, sous plusieurs facettes, et dans le contexte de l’époque. Cet hommage tout en finesse est sans préjugés, ni concessions, largement souriant. Un roman absolument remarquable !
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CLAUDE LE NOCHER
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Une autre lecture du

Adios Hemingway

de
FRANCOIS BRAUD

FRANCOIS BRAUD

La mémoire et le désir

Voilà une nouvelle enquête de l’inspecteur cubain Conde. Une enquête littéraire (qui nous fait penser un peu au plus petit libraire de Paris, Pierre de Gondol, qui enquêtait dans les livres sur des énigmes littéraires, collection publiée par Baleine, dirigée par Pouy dont il inaugura la série avec 1280 âmes) sur l’écrivain le plus marquant de Cuba, à savoir l’Américain Ernest Hemingway, dit Papa ou Ernesto par ses amis pêcheurs ou entraîneurs de coqs de combat cubains. L’inspecteur, le Conde a des sentiments contraires sur l’auteur du Vieil homme et la mer (qu’il écrit en hommage aux pêcheurs cubains) : « – Ce type a été très important pour moi, dit le Conde les yeux rivés sur [le buste offert par des] pêcheurs pauvres de Cojímar [qui ] l’avait édifié avec leur propre argent, après avoir ramassé dans toute La Havane le bronze nécessaire au travail du sculpteur, lequel n’avait non plus rien touché pour son œuvre. Ces pêcheurs, auxquels Hemingway les mauvais jours offrait le produit de sa propre pêche dans des eaux plus propices, auxquels il avait offert un travail payé à son juste prix au moment du tournage du Vieil homme et la mer, avec lesquels il avait bu des bières et du rhum payés par lui, et dont il avait écouté en silence les récits de capture d’énormes poissons pêchés dans les eaux chaudes du grand fleuve bleu, ressentaient ce que personne au monde ne pouvait ressentir : pour eux, c’était un camarade qui était mort, ce qu’Hemingway n’avait jamais été ni pour les écrivains, ni pour les journalistes, ni pour les toreros ou pour les chasseurs blancs d’Afrique, ni même les miliciens espagnols ou pour ces maquisards français au-devant desquels il était entré pour fêter de façon aussi joyeuse qu’arrosée la libération de l’hôtel Ritz de la domination nazie…Face à ce morceau de bronze s’amoncelait toute la spectaculaire escroquerie qu’avait été la vie d’Hemingway, mais elle était rachetée par l’un des rares vérités que contenait son mythe, et le COnde admirait l’hommage, non pour l’écrivain, qui n’en saurait jamais rien, mais pour les hommes qui avaient été capables de cette action, avec une sincérité pue commune en ce monde. – Et tu sais la meilleure ? ajouta l’ex-policier. Je crois qu’il l’est toujours. »

Et cela fait déjà huit ans que Conde n’est plus flic et toujours pas encore peut-être pas prêt d’être (mais y arrivera-t-il un jour ?) écrivain. Il mange souvent avec son ami le Flaco (qui n’est plus maigre mais est devenu handicapé et gros), boit plus ou moins raisonnablement (peut-on, je vous le demande, roire baisonnablement ?)du rhum au Torréon, un bar encore plus mal éclairé que sale, mais on y trouvait du rhum, du silence et les ivrognes y étaient peu nombreux et fume cigarette sur cigarette. Il écrit peu. Il réfléchit. Un peu.

C’est alors qu’arrive son ex-collègue pour lui en raconter une peu banale… On vient de trouver, suite à une tempête et au déracinement d’un arbre, un cadavre dans la propriété d’Hemingway devenue depuis un musée. Un cadavre chez Papa ? Était-il possible qu’Ernesto soit un… assassin ?

Le Conde décide alors d’enquêter pour savoir si ce fils de pute, comme le qualifie un des rares Cubains vivants l’ayant connu, ou ce formidable écrivain qui faisait vivre 30 locaux à l’époque était un… assassin. Il va alors se plonger dans les journées du 2, du 3 et du 4 octobre 1958, date à laquelle il s’est passé quelque chose dans la propriété d’Hemingway…

Un roman mêlant littérature et vie, poésie et désabusement, humour et nostalgie, personnages de fiction (l’entraîneur de coqs de combat est savoureux) et célébrités (Hemingway, Hoover, Gardner…). Ha… la culotte d’Ava Gardner ! Que le Conde pique dans le musée pour lui redonner vie : « Lorsque le bout de tissu fut bien à l’intérieur, le Conde enfonça le bouchon en frappant de sa paume ouverte pour que la fermeture soit bien hermétique. – Elle arrivera, affirma le Conde. Je suis sûr que ce message va arriver. (…) Il but une autre gorgée, à la mémoire de l’oubli, et cria de toute la force de ses poumons : – Adiós Hemingway ! Il arqua son bras et lança la bouteille à la mer. La bouteille et son message, gonflés des regrets de ces naufragés de la terre ferme, flottaient près de la côte, brillant tel un diamant inestimable, puis une vague les enveloppa et les éloigna vers cette zone où l’on ne distingue qu’à travers les yeux de la mémoire et du désir.

Il faut lire Padura, faut-il le vous crier ?

Oui, si possible par ce que « j’entends pas trop clair ; je rajeunis plus »

François BRAUD, Mes dix polars de l’année 2007, tome 9

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Les Brumes Du Passé

L’automne à Cuba

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