Lettres De La Grande Blasket O_SULLIVAN35

ELISABETH O SULLIVAN

Lettres De La Grande Blasket


Aux éditions EDITIONS DIALOGUES

548

Lectures depuis
Le mardi 23 Mars 2011

fleche Soutenez RayonPolar en achetant
lettres de la grande blasket

sur
Amazone

fleche
fleche

Elisabeth O SULLIVAN




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Traduit de l’anglais (Irlandais) par Hervé Jaouen 

 

 

Ne vous y méprenez point, la Grande Blasket n’est pas le surnom donné à une jeune femme, comme on dit la Grande Sophie ou autre. Non, la Grande Blasket, c’est la plus grande des six îles qui composent l’archipel des Blasket, sur la côte ouest de l’Irlande, proche de la péninsule de Dingle dans le comté de Kerry. Quelques dizaines d’îliens habitaient sur cette butte de terre, vivant un peu de l’élevage de moutons, de quelques ovins et de la culture de la pomme de terre. Quelques touristes s’aventurent parfois et c’est ainsi qu’Elisabeth O’Sullivan fait la connaissance de George Chambers, un lettré Anglais avec lequel elle va correspondre durant vingt ans, de 1931 à 1951, jusqu’à ce que le gouvernement irlandais décrète en novembre 1953 l’évacuation des vingt-deux îliens restants, jugeant leur condition de vie trop pénible.

Lorsque débute ce récit épistolaire Elisabeth O’Sullivan, en irlandais gaélique Eibhlís Ní Shúilleabháin, n’a que vingt ans. Elle décrit la vie de la communauté, au fil des saisons, avec ses mots simples, ses approximations, avec naturel, naïveté, fraicheur, candeur, ingénuité. Elle s’amuse de tout et de rien, de même que les autres insulaires qui résident à longueur d’année. Un quotidien frustre bien loin de l’électricité, de la télévision, du modernisme. Il n’y a pas de magasins sur ce tertre posé sur la mer et l’approvisionnement s’effectue par canots jusqu’à la ville, Dingle, quelques fois jusqu’à Dunquin. Outre l’élevage et la pomme de terre, la pêche constitue également l’une des ressources alimentaires, celle au homard étant réservée à la ressource financière, mais il faut acheter le sucre et autres denrées de première nécessité. L’aide sociale, 5 schillings par semaine, ne couvre pas toutes les dépenses. Il faut compter 2 schillings pour le tabac des hommes et le reste est absorbé en thé et confitures. Vivre chichement n’est pas synonyme de morosité. Et puis l’été aidant, les visiteurs débarquent sur l’île. Les visiteurs, terme affectif et pudique pour désigner les quelques touristes qui prennent gîte chez l’habitant. En général ils ne restent guère longtemps, mais ils sont fidèles. L’hiver, les insulaires organisent des soirées, ils dansent, une occupation saine et distrayante. Et à la Saint Patrick, comme la fanfare est inexistante « nous prendrons une vieille boîte de conserve, et nous taperons dessus avec quelque chose en faisant le tour du village le soir ». Autre moment qui fracture le quotidien, c’est lorsque l’un des îliens décède. Une occasion lors de la veillée funèbre pour se retrouver. « Le mort était allongé sur son lit avec son costume neuf sur lui, sauf sa casquette et ses souliers comme vous le savez vous-même et il était très agréable à regarder ». « La maison était pleine de monde. Nous sommes restés là jusqu’à huit heures du matin. Nous avons passés une nuit agréable ». La mort est souvent présente et les veillées ne sont pas réservées aux pleureuses. « Ç’a été une nuit distrayante pour nous. A écouter raconter des histoires et tout pour que la nuit soit plus courte ». Mais les veillées funèbres ne sont pas si nombreuses et d’autres petits plaisirs ponctuent la jeunesse d’Elisabeth, comme lors de la veille de la Toussaint. Par exemple « griller des haricots dans le feu, deux à la fois et nous imaginons que ce sont un garçon et une fille. Après les avoir ôtés du feu nous les jetons dans une tasse d’eau et s’ils se rapprochent tous les deux, tralalalalère c’est bon signe pour ce que vous pensez et s’ils ne se rapprochent pas ça ne fait rien, nous nous moquerons et rirons pareil du garçon et de la fille s’ils sont dans la maison ». Mais au fil des ans le mariage d’Elisabeth avec un petit cousin et la naissance d’une fille, les temps sont plus durs, la guerre sévit sur le continent et les lettres perdent leur insouciance, s’écrivent dans un registre plus grave.

Dans sa postface, Hervé Jaouen, qui professe une véritable passion pour l’Irlande, nous raconte comment il a été amené à découvrir cet ouvrage, ce qui l’a amené à le traduire, les difficultés qu’il a rencontrées pour rendre au plus juste la version française, sa découverte de l’île de Blasket, et des moments intenses et des émotions qu’il a ressenties. Un récit épistolaire émouvant que le lecteur découvre en ne pouvant s’empêcher d’effectuer un parallèle avec notre quotidien assujetti aux plaisirs de synthèse. Une leçon de vie, d’amour, de simplicité.

Retrouvez
PAUL MAUGENDRE
sur
leslecturesdelonclepaul.over-blog.com/
 

livrenpoche
Chercher elisabeth o sullivan



 
 

Les réclames du RayonPolar

Pour votre publicité, contactez le site

Pub sur RayonPolar

Sur les 32200 pages du Site
chiffres Google Le mercredi 3 Novembre 2011

1.88 euros au format Kindle
sur








En accédant à ce site marchand par l'intermédiaire de ce lien vous soutenez financièrement le RayonPolar






Site dédié au Polar (roman policier)
Si vous entrez directement sur cette page,
Retrouvez ses nouvelles en ligne, ses critiques de polars, de films, de séries TV
Sa liste de revues et sa galerie de couvertures de polars anciens.
Visitez le Rayon Polar
Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les gros mensonges et les statistiques.
- Benjamin Disraeli (1804-1881), homme politique britannique

















Pinterest
(C) Les textes n'engagent que leurs signataires
RayonPolar
La majorité des illustrations de ce site sont des reprises des couvertures de la collection Néo et sont signées de
Jean-Claude Claeys.

Reproduit ici avec son aimable autorisation
Pour visiter son Site
Pour acheter des originaux
Cliquez sur l'image
RayonPolar