Petits Meurtres Entre Voisins NOORT24

SASKIA NOORT

Petits Meurtres Entre Voisins


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Le jeudi 19 Juin 2009

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petits meurtres entre voisins

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Saskia NOORT




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Las de la vie urbaine, Karen et Michel décident de quitter Amsterdam et de s’installer dans un petit village proche de la capitale avec leurs deux enfants. Au début, tandis que Michel va travailler, Karen, malgré son emploi à domicile s’ennuie un peu. Les premiers mois, ils reçoivent bien leurs amis, mais cela ne dure qu’un temps. Heureusement se seront les enfants, comme bien souvent, qui établiront la liaison. Karen fait la connaissance de Hanneke, puis de fil en aiguille le cercle s’élargit. Bientôt se seront cinq couples, ou considérés comme tel, des nouveaux riches, qui se réuniront les uns chez les autres pour boire, pour papoter, pour boire, pour faire la fête, pour boire. Une petite association dénommée le club des dîneurs. Entente cordiale assurée, sauf que parfois il y a de légers dérapages. La bonne humeur est de rigueur, même si unetelle n’apprécie pas les écarts de langages, les attitudes, les provocations d’une autre, même si les hommes se montrent parfois provocants, séducteurs, émoustillants, grivois, désirant comparer dans le pré d’à côté si l’herbe est aussi tendre que dans leur jardin. Un vernis de façade qui se craquèle, se fissure, se lézarde sous les insinuations, les petites trahisons, avérées ou non, les mensonges. Jusqu’au jour où tout bascule. Réveillée en pleine nuit par le téléphone Karen apprend que la maison de Babette et Evert est en train de brûler. Branle-bas de combat pour récupérer les enfants, des objets, savoir si les parents sont indemnes. Hélas non seulement Evert périt dans l’incendie, mais une lettre découverte dans sa voiture laisse supposer qu’il est à l’origine du drame. Depuis quelques temps il était en proie à une dépression, ce dont ses amis s’étaient rendus compte, ne pensant pas toutefois que cela pourrait tourner au drame. Le jour de l’enterrement d’Evert, Hanneke se saoule, et disparaît. Le lendemain elle est retrouvée, gisant sur le trottoir, tombée du balcon de sa chambre d’hôtel où elle s’était réfugiée. Accident, suicide, meurtre ? Toutes les hypothèses sont avancées.

Une introspection dans le monde des nouveaux riches, des Bobos qui ont bobo. Saskia Noort met en scène avec finesse cinq couples, dont Karen la narratrice et son mari Michel, et dévoile peu à peu la vie intime de ses personnages. Installées dans un village pour fuir la ville, même si les maris se déplacent tous les jours pour rejoindre la capitale, ces cinq femmes cherchent à se créer leur monde, et non pas à s’intégrer. Un peu comme les coloniaux qui se réunissaient le soir dans leurs bungalows pour écluser leur whisky et parler du pays qu’ils avaient quitté pour amasser une fortune dont ils ne profiteraient pas. La tension monte progressivement, chacun regarde l’autre afin de déceler qui est le coupable potentiel, et les crises de nerf succèdent aux crises de rire. Karen, la dernière arrivée, se raccroche tant qu’elle peut, comme le lierre aux pans de murs qui se dégradent. Angoisse et sexe vont régenter sa vie même sil elle tente de combattre les deux.
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PAUL MAUGENDRE
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Une autre lecture du

Petits Meurtres Entre Voisins

de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Aux Pays-Bas. Karen, son mari Michel, et leurs deux fillettes, sont des citadins venus d’Amsterdam, installés depuis quelques mois dans ce village. Ils ont bientôt sympathisé avec un groupe d’amis, trentenaires avancés, ayant réussi socialement. En devenant proche d’Hanneke, femme active comme elle, Karen a lié connaissance avec Patricia, Babette et Angela. Toutes cinq ont crée le Club de Dîneurs, où chacune organise des soirées festives, avec leurs maris. Épouse du riche Simon, Patricia étale nettement plus de luxe que les autres. Il leur arrive de s’alcooliser lors de ces soirées, mais l’ambiance reste chaleureuse.

Une nuit, un incendie ravage la maison de Babette. Elle est sauve, ainsi que ses deux fils, mais son mari Evert a péri. On comprend vite que c’est Evert qui, par désespoir suicidaire, a voulu se supprimer avec sa famille en brûlant leur maison. Ses amis le savaient dépressif ; il avait même été interné quelques temps. Mais nul n’aurait imaginé le pire. Babette est accueillie chez Karen et Michel. Particulièrement touchée, Hanneke disparaît une nuit, se réfugiant dans un hôtel d’Amsterdam. Babette avoue à Karen que son mari et Hanneke ont eu une liaison amoureuse, la priant de ne pas en parler. Le lendemain, on apprend qu’Hanneke est tombée du balcon de sa chambre d’hôtel. Elle est hospitalisée dans un état critique, plongée dans le coma.

Accident, suicide, alcool, la policière Dorien Jager n’exclut aucune éventualité. Bien sûr, la mort de son ex-amant a pu lui donner l’envie d’en finir. Curieux pourtant, car elle avait fixé rendez-vous à Karen pour son retour. L’incendie, la mort d’Evert, s’expliquent aisément : c’était finalement un loser, en proie à des délires violents, se disputant souvent avec Babette. Financé par le riche Simon, Evert s’était lourdement endetté, au-delà de ses capacités. Karen est attirée depuis longtemps par le charismatique Simon. Un soir, il font l’amour en cachette. La jeune femme sait qu’elle ne doit pas s’amouracher de cet amant, qui cumule les succès féminins. Dorien Jager poursuit son enquête sur la mort suspecte d’Hanneke, interrogeant entre autres Karen.

Peu après, Karen sent planer un malaise : elle est accusée par ses amis d’avoir révélé des secrets à la policière, ce qui est faux. La confiance ne règne plus avec Patricia et Angela ; seule Babette reste amicale envers Karen. La jeune femme réalise le rôle prépondérant de Simon parmi eux. Tous leurs maris sont financièrement liés à lui. Il lui explique que c’est la règle des affaires, pas de sentiments. Bien qu’amoureuse de lui, elle sent son cynisme. Karen trouve un courriel démontrant qu’Evert n’avait pas d’intentions suicidaires. Elle reprend contact avec Dorien Jager qui, bien qu’écartée de l’enquête, connaît trop bien Simon pour lâcher sa piste…

Saskia Noort nous décrit avec une fine justesse l’hypocrisie qui règne généralement dans un cercle d’amis. Quels que soit la tranche d’âge ou le niveau social, la superficialité des rapports dans ces petits groupes se constate partout. Sous le masque de la convivialité, les liens manquent de sincérité, attisant de fourbes reproches et de sourdes jalousies. Bien entendu, comme dans le monde animal, il y a toujours un “dominant” faisant figure de chef. Les portraits de ces femmes, isolées dans leur cage dorée, et de ces hommes trop sûrs de leur statut, semblent assez proches de la réalité. C’est dans un tel contexte que se situe ce suspense criminel. Soupçons et hypothèses autour de deux cas litigieux alimentent une très bonne intrigue, nuancée. Bien que cela ne nuise pas à la lecture, il est prudent de préciser que quelques scènes en flash-back ne sont pas nettement dissociées du récit proprement dit. Quoi qu’il en soit, la fluidité narrative est ici fort agréable. Un roman très convaincant.

Retrouvez
CLAUDE LE NOCHER
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