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Jacques MONDOLONI




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE
         Une nouvelle, c’est comme un roman en réduction, avec moins de personnages mais plus de force dans le récit, dans l’émotionnel. L’auteur n’a pas à diluer son texte et peut donc proposer une histoire brute qui atteint directement le lecteur dans son esprit, son cœur, son âme. Dès lors il existe une certaine connivence entre l’auteur et le lecteur, une empathie qui se prolonge au-delà de la lecture. Surtout lorsque l’auteur se met plus ou moins en scène, décrivant des scènes que tout un chacun pourrait revendiquer, des endroits qui sont, malgré l’usure du temps, reconnaissables et que le lecteur connait plus ou moins.

Le thème de la mère absente, décédée ou partie depuis longtemps, laissant l’enfant seul, est quasiment présent dans ces textes, presqu’une obsession. Ainsi dans La Robe bleue, le narrateur qui s’exprime à la première personne, vient de perdre sa mère. Aujourd’hui maman est morte. Il déteste cette phrase qui débute le livre d’Albert Camus L’étranger. Et notre narrateur doit vider l’appartement de sa mère et choisir dans la garde-robe vieillotte et usagée, la robe qui conviendra pour l’habiller avant de la mettre dans le cercueil. Les souvenirs remontent à la surface et il traine dans ce logement situé rue Pernety, dans le XIVème arrondissement parisien, un quartier situé entre l’avenue du Maine, Alésia, la rue Vercin, comme disent les autochtones pour Vercingétorix. Un ensemble de vieux immeubles qui côtoient les nouvelles résidences à étages sans âme.

On retrouve le narrateur dans un contexte proche tout en étant différent dans Jeteveux.com, titre éponyme du recueil. Si dans La Robe bleue, le fantôme de la mère est omniprésent, dans Jeteveux.com c’est celui d’une ancienne petite amie qui s’impose dans le décor. Et lorsque le soir, entrant dans un cybercafé, alors que des consommateurs reluquent un site porno, il croit reconnaître Jocelyne, au plus vraisemblablement sa fille.

La nuit de Colmar est presqu’un pèlerinage pour le narrateur qui retrouve son ancienne ville de garnison. Il décide d’écrire une carte postale à sa mère, décédée, depuis un café où il avait l’habitude de lui envoyer de petits mots durant son service militaire. Les temps ont changé, la ville aussi, et il a du mal à reconnaitre la caserne et l’hôpital militaire où il fut soigné pour une histoire de genou enflé. Tout n’a pas été rose dans cette ville grise, surtout à cause d’un lieutenant qui traquait ceux qui faisaient le mur. L’Homme aux cartes postales emmène le lecteur dans la Petite France, un quartier de Strasbourg.

Dans Ma ville s’appelle Surbooking, Julien doit retrouver sa mère partie au Canada. Tout jeune il avait été confié à un orphelinat religieux, avait perdu sa sœur de vue, et avait hérité d’un nom d’emprunt pour des raisons de transfèrement d’un pays asiatique vers la France. Mais la question n’est plus là, sa mère est malade et c’est son nouveau compagnon qui a demandé à Julien de venir. Les aléas des voyages aéronautiques l’empêchent de prendre l’avion programmé, et il fait la connaissance de Carole, autre voyageuse refoulée. Et sa mère passe presque au second plan.

Le thème de l’écriture aussi est plus ou moins récurrent, avec les lettres et les cartes postales évoquées plus haut, mais aussi dans des textes comme Le Journal, et surtout dans Le Nègre et le Blanc. Pas de connotation raciale dans cette nouvelle, ou alors elle est littéraire. Car le Nègre est cet auteur qui apporte sa plume, à la demande d’un éditeur, à un ancien ministre de la défense, Jean-Charles Fallières. Et un contentieux est né entre les deux hommes, car contrairement à toute attente le roman a eu du succès. D’habitude le Nègre rédige des autobiographies d’homme politique ou de personnalités en vue de la télévision et du cinéma. Seulement ce succès imputé au Blanc, c'est-à-dire au signataire, qui se pavane dans diverses émissions, ne convient ni à l’un ni à l’autre. Et le Nègre doit se réfugier dans un couvent du Mont Athos. Une histoire presqu’authentique puisque je connais un auteur qui avait dévoilé être le véritable auteur d’une autobiographie et avait été « puni » en étant rejeté du monde éditorial.

D’autres nouvelles explorent des sujets différents, comme la mort d’un chat dans Qu’est-ce qu’il y a dans la tête d’un chat. Et à cause d’un chat mort empoisonné, le troisième, un homme vivant seul dans une belle demeure située dans une petite ville, de l’autre côté où se dressent les quartiers déshérités, les lotissements, décide de faire le ménage. En grand. A l’aide d’une bombe. Mais c’est sans compter sur l’influence du destin qui prend les traits de Zila, une jeune femme qu’il a connu à Beyrouth, alors que journaliste elle avait été prise en otage et qu’il avait libérée en tant que membre d’un commando.

Dix-huit histoires qui oscillent entre noir et rose, douces-amères, dont l’épilogue en forme de pied de nez peut prêter parfois à sourire, et qui traitent surtout de la solitude et du besoin d’aimer. De sortir d’un enfermement, de se dépouiller d’un carcan, et de laisser éclater ses sentiments, d’amour, d’amitié, d’affection. Un besoin enfoui au fond de l’être humain et qui se réveille à cause, ou grâce, à un incident indépendant de notre volonté comme disaient dans le temps les speakerines de la télévision. Et l’on se demande si parfois dans le narrateur ne se projette pas l’auteur.

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         Une nouvelle, c’est comme un roman en réduction, avec moins de personnages mais plus de force dans le récit, dans l’émotionnel. L’auteur n’a pas à diluer son texte et peut donc proposer une histoire brute qui atteint directement le lecteur dans son esprit, son cœur, son âme. Dès lors il existe une certaine connivence entre l’auteur et le lecteur, une empathie qui se prolonge au-delà de la lecture. Surtout lorsque l’auteur se met plus ou moins en scène, décrivant des scènes que tout un chacun pourrait revendiquer, des endroits qui sont, malgré l’usure du temps, reconnaissables et que le lecteur connait plus ou moins.

Le thème de la mère absente, décédée ou partie depuis longtemps, laissant l’enfant seul, est quasiment présent dans ces textes, presqu’une obsession. Ainsi dans La Robe bleue, le narrateur qui s’exprime à la première personne, vient de perdre sa mère. Aujourd’hui maman est morte. Il déteste cette phrase qui débute le livre d’Albert Camus L’étranger. Et notre narrateur doit vider l’appartement de sa mère et choisir dans la garde-robe vieillotte et usagée, la robe qui conviendra pour l’habiller avant de la mettre dans le cercueil. Les souvenirs remontent à la surface et il traine dans ce logement situé rue Pernety, dans le XIVème arrondissement parisien, un quartier situé entre l’avenue du Maine, Alésia, la rue Vercin, comme disent les autochtones pour Vercingétorix. Un ensemble de vieux immeubles qui côtoient les nouvelles résidences à étages sans âme.

On retrouve le narrateur dans un contexte proche tout en étant différent dans Jeteveux.com, titre éponyme du recueil. Si dans La Robe bleue, le fantôme de la mère est omniprésent, dans Jeteveux.com c’est celui d’une ancienne petite amie qui s’impose dans le décor. Et lorsque le soir, entrant dans un cybercafé, alors que des consommateurs reluquent un site porno, il croit reconnaître Jocelyne, au plus vraisemblablement sa fille.

La nuit de Colmar est presqu’un pèlerinage pour le narrateur qui retrouve son ancienne ville de garnison. Il décide d’écrire une carte postale à sa mère, décédée, depuis un café où il avait l’habitude de lui envoyer de petits mots durant son service militaire. Les temps ont changé, la ville aussi, et il a du mal à reconnaitre la caserne et l’hôpital militaire où il fut soigné pour une histoire de genou enflé. Tout n’a pas été rose dans cette ville grise, surtout à cause d’un lieutenant qui traquait ceux qui faisaient le mur. L’Homme aux cartes postales emmène le lecteur dans la Petite France, un quartier de Strasbourg.

Dans Ma ville s’appelle Surbooking, Julien doit retrouver sa mère partie au Canada. Tout jeune il avait été confié à un orphelinat religieux, avait perdu sa sœur de vue, et avait hérité d’un nom d’emprunt pour des raisons de transfèrement d’un pays asiatique vers la France. Mais la question n’est plus là, sa mère est malade et c’est son nouveau compagnon qui a demandé à Julien de venir. Les aléas des voyages aéronautiques l’empêchent de prendre l’avion programmé, et il fait la connaissance de Carole, autre voyageuse refoulée. Et sa mère passe presque au second plan.

Le thème de l’écriture aussi est plus ou moins récurrent, avec les lettres et les cartes postales évoquées plus haut, mais aussi dans des textes comme Le Journal, et surtout dans Le Nègre et le Blanc. Pas de connotation raciale dans cette nouvelle, ou alors elle est littéraire. Car le Nègre est cet auteur qui apporte sa plume, à la demande d’un éditeur, à un ancien ministre de la défense, Jean-Charles Fallières. Et un contentieux est né entre les deux hommes, car contrairement à toute attente le roman a eu du succès. D’habitude le Nègre rédige des autobiographies d’homme politique ou de personnalités en vue de la télévision et du cinéma. Seulement ce succès imputé au Blanc, c'est-à-dire au signataire, qui se pavane dans diverses émissions, ne convient ni à l’un ni à l’autre. Et le Nègre doit se réfugier dans un couvent du Mont Athos. Une histoire presqu’authentique puisque je connais un auteur qui avait dévoilé être le véritable auteur d’une autobiographie et avait été « puni » en étant rejeté du monde éditorial.

D’autres nouvelles explorent des sujets différents, comme la mort d’un chat dans Qu’est-ce qu’il y a dans la tête d’un chat. Et à cause d’un chat mort empoisonné, le troisième, un homme vivant seul dans une belle demeure située dans une petite ville, de l’autre côté où se dressent les quartiers déshérités, les lotissements, décide de faire le ménage. En grand. A l’aide d’une bombe. Mais c’est sans compter sur l’influence du destin qui prend les traits de Zila, une jeune femme qu’il a connu à Beyrouth, alors que journaliste elle avait été prise en otage et qu’il avait libérée en tant que membre d’un commando.

Dix-huit histoires qui oscillent entre noir et rose, douces-amères, dont l’épilogue en forme de pied de nez peut prêter parfois à sourire, et qui traitent surtout de la solitude et du besoin d’aimer. De sortir d’un enfermement, de se dépouiller d’un carcan, et de laisser éclater ses sentiments, d’amour, d’amitié, d’affection. Un besoin enfoui au fond de l’être humain et qui se réveille à cause, ou grâce, à un incident indépendant de notre volonté comme disaient dans le temps les speakerines de la télévision. Et l’on se demande si parfois dans le narrateur ne se projette pas l’auteur.

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