Elvis Sur Seine. Une Enquête De Mona Cabriole MICHAKA288

STEPHANE MICHAKA

Elvis Sur Seine. Une Enquête De Mona Cabriole


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Stéphane MICHAKA




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Malgré la présence de quelques édifices de renom, abritant les hauts personnages de l’Etat, tels que l’Hôtel Matignon, le Ministère de la Défense, le Palais Bourbon, le Musée d’Orsay, l’Hôtel des Invalides, l’Ecole Militaire, sans compter la vieille Dame de Fer, le 7è arrondissement parisien ne semble pas si sélect que ça. Du moins c’est ce que pense Julie, treize ans et fille du chef de cabinet du ministre de l’Intérieur. Elle est ce soir-là en compagnie de trois condisciples et ceux-ci se montrent un peu trop pressant à son goût. Ce n’est pas parce que sa copine Agathe, du même âge qu’elle et peut-être même un peu plus jeune, aurait déjà couché avec Rémy, qu’elle va en faire autant. Il va falloir rentrer, mais elle passe encore un petit moment avec Fabio, qui depuis que les autres les ont quittés, se montre moins fier-à-bras. Il tente bien de l’embrasser mais Julie est occupée à tout autre chose. Elle a aperçue au pied du Mur pour la Paix un badaud déambuler, genre touriste asiatique ayant loupé son car. Puis un autre homme s’approche de lui et elle a l’impression qu’une bagarre vient de se déclencher. Alors la langue que Fabio essaie d’infiltrer entre ses lèvres, il peut la remettre d’où elle vient et Julie se précipite vers la plate-forme du monument. Elle ne peut que constater que « son touriste » est en train d’expirer et recueille son dernier souffle, juste un mot « Augustin ». Sur sa veste, près du cœur, il porte cinq pin’s à l’effigie d’Elvis Presley.

Mona Cabriole, journaliste à un magazine d’infos sur le web, Parisnews, est contactée par Alice, uns stagiaire anglaise, qui s’est fait mystérieusement étrangler sur le Champ-de-Mars (où est érigé le Mur pour la Paix, ce qui entre nous est contradictoire). Il s’agirait d’un Coréen du Sud, son passeport faisant foi. Seulement lorsque Mona arrive sur place, rapidement car elle ne se déplace qu’à bord d’un scooter, si des policiers sont effectivement présents, le cadavre s’est enfui dans la nature. Pas de scène de crime, juste quelques représentants des forces de l’ordre qui ont l’air de prendre l’air. Si elle ne voit rien de particulier, elle entend tout ou presque. Certains parlent de malaise, un autre affirme que le Chinois était mort, bref déjà des controverses dans leurs échanges, mais le plus intéressant réside dans la présence d’une jeune fille non loin. Mona s’en approche mais ne peut rien en tirer. Julie est bouche cousue malgré tout elle ne peut s’empêcher de révéler qu’elle est élève à La-Bruyère.

Une dépêche de l’AFP précise le lendemain matin qu’un touriste coréen à été hospitalisé suite à un malaise survenu au Champ de Mars puis qu’il a pu regagner son hôtel. Et les journalistes peu soucieux de la véracité des infos qui leur sont délivrées vont répercuter l’annonce, et tout cela se tassera. Ce n’est pas le genre de Mona. Le lendemain, son mystérieux informateur, qui la contacte souvent pour des révélations mais toujours de manière anonyme, d’ailleurs elle l’a dans un premier temps surnommé Gorge Profonde en référence au Watergate puis tout simplement Georges, lui fournit des détails supplémentaires avalisant le meurtre. L’homme s’appelle, enfin s’appelait Cho Dong-il.

Malgré les réticences de son rédac’ chef, Mona a décidé d’enquêter et de mettre cette histoire au point. Et puis ce serait bien de faire la pige aux autres journaux, papiers ou web. Son ami Dial, un grand Noir qui aime lui faire des farces et dont l’idole est le bluesman farfelu Screamin’ Jay Hawkins, auquel il ressemble quelque peu (Mais je sors de l’histoire), son ami Dial est coursier et il a un temps livré des pizzas dans le 7è. Mona en profite pour lui demander s’il connait des fans d’Elvis Presley. Dial lui affirme qu’Elvis Presley, le King en personne, se rend régulièrement dans une pizzeria. Est-ce le véritable Elvis Presley, sensé être mort d’une crise cardiaque le 16 aout 1977 à l’âge de quarante deux ans ou un sosie qui entretient la légende ? Mona s’intéresse à cette déclaration mais quel est le rapport avec son Coréen du Sud tué sur l’esplanade du Mur pour la Paix. Une énigme qu’elle va tenter de résoudre en se rendant au domicile du sieur J.S. Aron, tient comme le deuxième prénom du King, au 29 avenue Rapp, dans l’immeuble Lavirotte, du nom de son architecte.

L’enquête se révélera plus ardue que Mona le pensait et nettement plus dangereuse aussi. Heureusement son ami Dial est toujours prêt à l’aider et la secourir. L’épilogue, peut être remanié car ce roman est une version revue et corrigée par l’auteur par rapport à sa première édition aux éditions La Tengo, roman que je n’ai pas lu lors de sa parution, s’inscrit en phase avec certains événements qui se déroulent depuis quelques semaines. Bourré d’humour et d’action, ce petit roman est réjouissant en diable, à lire en écoutant quelques titres d’Elvis Presley, les premiers surtout dont Jailhouse Rock qui est également le titre du film dont la chanson est extraite, ou pour ceux qui ont eu la chance de les visionner ses premiers films comme King Creole dont le rôle principal devait être tenu par James Dean.

Mais ce roman s’il est léger, frais, sympathique et décapant, ne manque pas de profondeur. Ainsi lorsque Mona lit le panneau municipal qui est apposé près de l’entrée, elle apprend que l’immeuble Lavirotte a reçu en 1903 le prix des façades de la Ville de Paris. Ce qui lui amène la réflexion suivante : La belle affaire, songea Mona qui trouvait que la ville de Paris se souciait beaucoup des façades et pas assez de ce qu’il y a derrière.

A un autre moment elle déclare à Dial qui se plaint de la saillie d’un collègue mal embouché : On ne peut pas plus éradiquer le racisme que la connerie.

C’est bin vrai ça ! Comme dirait ma grand-mère qui était une copine de la mère Denis.

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