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STAN LAURYSSENS

Ma Vie Criminelle Avec Salvador Dali


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Le mercredi 25 Fevrier 2010

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Stan LAURYSSENS




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Comment rédiger des articles sur la vie des célébrités, du cinéma, de la chanson, ou autre domaine artistique susceptible d’attirer l’attention des lecteurs, sans bouger de sa chaise ? Tout simplement en accumulant de la documentation extraite de divers magazines et en extrapolant, en élucubrant, en inventant. Ainsi rédige-t-il un article dans lequel il affirme que Salvador Dali va collaborer avec Walt Disney pour la réalisation d’un dessin animé porno. Contrairement à son attente, ce numéro du magazine Panorama avec Dali en couverture bat un record de ventes. C’est le début du métier d’escroc pour Stan Lauryssens. Fini de faire des trous dans les meules d’emmental dans une fromagerie. Il a trouvé sa voie, ou plutôt sa voie est toute trouvée lorsque le président Money Management Counsellors le convoque afin de lui proposer de devenir consultant en art et conseiller en investissement. Stan lui fait remarquer qu’il n’y connait rien en art, mais le président n’en a cure. N’a-t-il pas réalisé une interview exclusive de Dali ? Son travail : extorquer le plus d’argent possible aux cupides gogos de ce bas monde. C’est ainsi qu’il étudie les catalogues de Christie’s de New York, de Sotheby’s à Londres, achète son premier Dali à Paris sans exiger de certificat d’authenticité. Il revend la toile à un entrepreneur de pompes funèbres, en réalisant une plus value intéressante. C’est le début de l’engrenage. Achat de tableaux plus ou moins faux et revente à des naïfs pleins aux as. Lorsque ceux-ci rechignent à verser la somme exigée, Stan rétorque que Dali n’est pas en liquidation. En réalité ces supposés amateurs d’art ne sont que des investisseurs qui plus tard réclameront à corps et à cris leur argent, bonifié bien entendu. Dali est malade, mais il n’est pas encore mort. Au cours de ses transactions, dont notamment avec le capitaine Moore qui fut le secrétaire du peintre, Stan définit en trois catégories les tableaux qu’il revend : les authentiques authentiques, les faux authentiques et les faux faux. En effet Salvador Dali se prêterait à ce petit jeu depuis des années, apparemment en toute connaissance de cause. Ses recherches l’amène à côtoyer de nombreux intermédiaires et il achète des lithographies qui existent en plus d’exemplaires que le nombre affiché, et même des feuilles de papiers destinées à ces lithographies, déjà signées et numérotées mais vierges. Il apprend également que Dali possédait six cent soixante six signatures (le nombre de la bête de l’Apocalypse) différentes (certaines sont reproduites dans l’ouvrage). Et puis un jour ce qui devait arriva. Sous la pression des acheteurs de faux ou supposés faux, Stan est interpellé à son domicile belge et emprisonné. Mais il est relâché au bout d’une quinzaine de jours pour faute de procédure. Ses comptes bancaires sont bloqués et il se retrouve quasiment sans le sou. Il ne doit pas sortir du pays mais néanmoins grâce à des amis il peut partir de Belgique et se rendre en Espagne où il retrouve Ana une jeune femme qu’il a connue quelques années auparavant et enceinte de ses œuvres. Il a trente neuf ans et une nouvelle vie se profile à l’horizon. Il s’installe dans une vieille hacienda sur les hauteurs de Cadaqués, en Catalogne. Quelques jours plus tard il rencontre Salvador Dali, un vieillard qui ne parle plus, égrotant, passant ses journées dans un fauteuil, végétant depuis la disparition de Gala qui fut avant d’être son épouse celle de Paul Eluard.

Au cours de cette existence d’escroc, Stan Lauryssens rencontrera des personnages célèbres tels que Alain Bernardin, le patron du Crazy Horse Saloon, et sa compagne Lova Moor, Ultra Violet, l’une des muses de Dali, Gala la compagne du peintre, Andy Warhol, Amanda Lear, présentée comme l’égérie, et quelques autres dont Isidro Bea, son assistant. Mais le maître du surréalisme possédait deux facettes, une sorte de Docteur Jekill et Mister Hyde, avec d’une part l’aspect méconnu de son entreprise de contrefaçon, confiant à un atelier occulte la réalisation d’œuvres qu’il n’a plus qu’à signer (mais il ne faut pas oublier pour cela que bien d’autres peintres de renom, dont ceux de la Renaissance, avant Dali, avaient eux-mêmes des ateliers dans lesquels les apprentis artistes réalisaient des toiles revendiquées par leurs professeurs), d’autre part ce côté extraverti, cette faconde, cette approche médiatique, publicitaire – rappelez-vous le fameux slogan pour une marque de chocolat qui fit le bonheur des imitateurs – allié à ses fameuses moustaches et ses déclarations sur la gare de Perpignan notamment, qui en ont fait un homme public éclipsant le peintre.

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