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LAURENT LEGUEVAQUE

Justice à Tous Les étages


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Le lundi 9 Juillet 2008

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Laurent LEGUEVAQUE




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

 

Le juge Patrick Mansart, 35 ans, fut un brillant étudiant, qui fit la fierté de sa mère. Ce citadin est aujourd’hui en poste à Benipurain, ville moyenne du département de la Haute-Clairette. Mansart s’y ennuie gravement. Les soirées solitaires alcoolisées au whisky, sur des musiques de Miles Davis, ça ne rend guère optimiste. Et dire qu’il lui arrive de juger des conducteurs alcooliques ! Alors qu’un sous-fifre malveillant du Ministère vient de décider une sévère inspection le concernant, Mansart est chargé d’un dossier particulier.

Auteur-compositeur de chansons à succès, Antoine Langman est une gloire locale de Bénipurain, où il possède tout un immeuble. Cette nuit-là, il vient de faire une chute accidentelle mortelle depuis le dernier étage de sa maison. Dès trois heures du matin, Mansart est sur les lieux. On peut penser qu’il s’agit d’un suicide. À moins que Langman soit tombé, grisé par le joint qu’il fumait. Qu’annoncer à ses braves parents ? Il vivait avec sa fiancée Cathy, son secrétaire Karl, et leur collaborateur Rémi. Tous justifient leurs alibis.

Cathy et Karl ne cachent pas que, faisant l’amour, ils ont été vus par Antoine à travers la fenêtre. Mansart utilise volontiers les reconstitutions pour mieux cerner la vérité. C’est ainsi que, sur le toit de l’immeuble, on retrouve le PDA d’Antoine, son ordi de poche. “Ma mort sur leur conscience”, son ultime message, confirme le suicide après avoir surpris les amants Cathy et Karl. Soutenus par un excellent avocat, les parents d’Antoine refusent cette version. Et pendant ce temps, la vie du Palais de Justice suit son cours.

Il peut arriver qu’un cas de viol entraîne des suites judiciaires que Mansart estime absurdes. Quant au juge chargé des maltraitances sur enfants, on peut s’interroger sur ses instincts pédophiles. Même la situation de Rémi, qui fournissait en drogue la maisonnée d’Antoine, apparaît peu sérieuse. Et pourtant, il va trinquer. Quand Karl exhibe un testament, où Antoine lui laisse la moitié de sa fortune, l’affaire évolue. À qui profite le crime ! L’avocat des parents n’hésite plus à évoquer l’hypothèse d’un meurtre. Mansart se doit de trouver des preuves, d'interroger Karl, d'effectuer d’autres reconstitutions, de jouer son rôle d’accusateur...

Précisons que le narrateur de ce roman n’est autre que le Palais de Justice, lui-même. Ce vénérable bâtiment est, depuis si longtemps, témoin des travers de l’activité judiciaire. Il en a vu des carriéristes, il en a entendu des médisances entre collègues, il l’a constaté ce mépris des justiciables par une magistrature sûre de son pouvoir. Et son langage spécifique : “Du verbiage, pour dire soupçon de crime. Ah, les magistrats! Un rien suffit à les mettre en défiance. Surtout à notre époque où flotte dans l’air du temps la pestilence du soupçon généralisé.” Sans oublier les experts psy, et leurs rapports ineptes. Ancien juge écœuré par sa profession, Laurent Lèquevaque ironise sur le quotidien et les bassesses de la Justice. C’est le prétexte à un souriant roman d’enquête, mordant contre l’institution, compatissant envers les simples citoyens. Savoureux !

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