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JESSE KELLERMAN

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Le dimanche 12 Octobre 2009

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Jesse KELLERMAN




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

 Traduction de l’Américain par Julie Sibony

Les accroches dithyrambiques genre “ Le meilleur thriller de l’année ”, émanant d’un journal ou d’un magazine, me laissent toujours un peu sceptique mais la curiosité me pousse fréquemment à vérifier si ce qui est annoncé est justifié. Alors, négligeant la quatrième de couverture, j’ouvre le livre au début, comme il se conçoit, et je m’attaque aux phrases mises en exergue. Souvent le choix en dit long sur l’auteur. Et dans ce cas précis voici le début de la première citation, due à Jean Dubuffet : “ Le vrai art est toujours là où on ne l’attend pas ”. Ce qui conforte ma position exprimée plus haut. Continuons en allant au chapitre 1 (pour une fois il n’y a pas de prologue un tantinet hors sujet, ou révélateur de l’intrigue) et lisons la première phrase : “ Au début, je me suis mal comporté ”. Tout de suite on sent qu’il va se passer quelque chose, une incitation à poursuivre la lecture avec un brin de fébrilité. Avant de développer l’histoire penchons nous sur une autre petite citation de la page 93 : “ Quoi qu’il en soit, la suite de l’histoire commence par une sonnerie de téléphone. C’est un roman policier je vous rappelle ”. Et si le narrateur s’exprime à la première personne, l’auteur établit une relation avec son lecteur, une connivence : “ Si ma sincérité ne sonne pas comme celle de Philip Marlowe, tant pis... Ce livre est peut-être un roman policier, mais, moi, je ne suis pas policier ”.

Ethan Muller, propriétaire d’une galerie d’art, est contacté par le bras droit, l’ami de son père, avec lequel d’ailleurs il n’a plus aucune relation depuis des années. Tony sert de contact diplomatique entre le père et le fils, de modérateur. C’est lui qui prévient Ethan que dans un appartement des Muller Courts, une cité construite par le grand-père d’Ethan dans le Queens, gisent des cartons emplis de dessins qui pourraient éventuellement l’intéresser. Effectivement ces dessins à l’encre et au feutre font forte impression à Ethan. La surprise n’est produite tant par la qualité des œuvres et du nombre, mais qu’elles forment un tout, un puzzle géant. Au dos de chacun de ces papiers figurent des nombres permettant de les classer et les assembler. Victor Cracke, le locataire, a disparu depuis plusieurs semaines. Et les témoignages contradictoires de ses voisins ne permettent pas de le localiser, de savoir ce qu’il est devenu. Une exposition est rapidement organisée au détriment d’une artiste qui en conçoit un ressentiment légitime. Un appel téléphonique d’un policier en retraite alerte Ethan de bizarreries figurant sur l’un des dessins reproduits dans les journaux. Cinq visages de chérubins sont représentés et selon McGrath, ils ressemblent point pour point à cinq enfants assassinés dans les années 60. Ethan va enquêter sur cette affaire biscornue, tentant de rechercher l’auteur des dessins, et cela va lui attirer des ennuis. Heureusement Samantha, la fille de McGrath, procureur de son état, va lui donner un sérieux coup de main. S’immiscent des interludes dans le récit qui retracent la genèse de la famille Muller. Au début le lecteur est en droit de se demander ce que viennent faire ces entractes dans l’histoire mais peu à peu se dévoile une grande partie du montage et alors cela devient lumineux. Quoi que Ethan prévient vers la fin de la narration que “ Ceux qui attendaient une fin spectaculaire risquent d’être un peu déçus et je m’en excuse ”. Et effectivement l’épilogue pourrait paraître frustrant, mais le lecteur qui possède toutefois toutes les données en main ne reste pas sur sa faim, et se clôt par une note émouvante.

Si les éloges américains cités en couverture du livre sont par trop élogieux, il est vrai qu’une fois plongé dans ce roman on ne peut le lâcher et qu’on a hâte de connaître l’épilogue.

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