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WILLIAM KATZ

Fête Fatale


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Le lundi 2 Janvier 2013

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William KATZ




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE
 

(Surprise-party – 1984 ; traduction de Danielle Michel-Chich)

Il n’est pas bon parfois, même dans un but louable, de vouloir s’immiscer dans le passé d’un être proche.

Samantha a décidé d’organiser une grande fête pour son mari qui aura quarante ans le 5 décembre. Elle a connu Marty au cours d’une soirée de promotion pour un livre de cuisine. Elle était rédactrice dans une petite agence de publicité et ce soir là le regard qu’elle portait sur les hommes a changé du tout au tout. Et depuis huit mois elle vit une lune de miel sans nuage et il était temps car elle a trente-cinq ans. Marty est chargé de relations publiques, ses journées sont très chargées. Il part tôt de leur appartement situé près de Central Park, rentre tard le soir.

Un emploi du temps qui permet à Samantha de fignoler ses invitations, en compagnie de Lynne son amie. Elle ne veut pas se contenter d’inviter les amis actuels, mais également ceux que Marty a fréquenté durant sa jeunesse et son adolescence. D’anciens condisciples par exemple, et des professeurs. Marty a fréquenté dans sa jeunesse l’école de journalisme et de relations publiques de Northwestern. Mais lorsqu’elle téléphone à l’établissement, la secrétaire affirme que ce nom ne figure pas dans ses registres ni dans le journal de l’université, journal auquel il a soi-disant participé. A Elkhart, dont il a fréquenté les écoles primaires et secondaires, même son de cloche. Aucune trace du passage de Marty Shaw, aucune représentation sur des photos de classe. Elle en parle vaguement à Tom Edwards, l’ami de Marty, mais celui-ci ne peut apporter aucun renseignement supplémentaire. Tout ce qu’il sait sur la jeunesse de Marty, c’est justement Marty qui le lui a dit.

Samantha est déboussolée, alors qu’elle devrait être contente ! Elle est enceinte, mais elle décide de ne rien dire, de n’en parler à personne, ni à Lynne, à Tom et encore moins à son mari. Car une autre déception l’attend. Elle téléphone au ministère de la Défense et pense qu’avec le numéro matricule militaire de son mari, elle va enfin pouvoir trouver une preuve, des renseignements sur sa jeunesse, son passé au Vietnam. Son passé ! Marty Shaw est mort au combat !

Elle consulte un psychiatre, un avocat, mais cela ne l’avance guère.

Mais que fait Marty pendant ce temps ? Il procède à quelques emplettes, un marteau par exemple, d’une marque et d’une forme bien précise, une chaine de vélo, un petit train électrique, mais là encore d’une marque bien définie et avec ses wagons adéquats, ou encore un vieux récepteur de télévision du début des années 50, en état de fonctionnement.

Au siège central de la police de New-York, un policier est particulièrement anxieux. La date du 5 décembre est synonyme pour Spencer Cross-Wade de tragédie. En six ans, toujours un 5 décembre, six femmes ont été assassinées et Spencer n’avance pas dans son enquête. Une obsession qui le tenaille d’autant que le 5 décembre approche rapidement. Dans trois semaines ce sera la date fatidique et il faudrait un miracle pour que le début d’une piste se profile et que l’engrenage soit arrêté à temps.

La tension monte lentement, progressivement, et si William Katz dispose ces éléments par-ci par-là afin d’entretenir le suspense, on se prend toujours à se demander si Samantha est véritablement en danger, si Marty ne pense pas à autre chose en effectuant ses achats, si ce n’est pas quelqu’un d’autre qui est visé, si, si, si…

Les questions se bousculent mais on est bien obligé de se rendre à l’évidence, oui, quelque chose se trame. Alors l’autre question qui démange, qui devient pressante, est de savoir si réellement le machiavélisme de l’un des protagonistes va empiéter sur le pragmatisme et l’intuition des autres. Si Samantha ne va pas craquer, si elle va savoir donner le change jusqu’au bout, si justement rien ne va se dérouler selon les plans minutieusement concoctés et si tout ne va pas basculer au dernier moment.

J’avais lu ce roman lors de sa sortie en 1986, et j’avoue qu’il ne m’avait pas spécialement marqué. A la relecture j’y ai découvert une force d’évocation qui m’avait échappé, et j’y trouvé un suspense habilement concocté, sans que l’auteur décrive des scènes grandiloquentes. Tout est décrit dans la simplicité, dans un univers presque feutré mais efficace.

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