La Maison Où Je Suis Mort Autrefois HIGASHINO47

KEIGO HIGASHINO

La Maison Où Je Suis Mort Autrefois


Aux éditions ACTES N OIRS

884

Lectures depuis
Le mercredi 13 Mai 2010

fleche Soutenez RayonPolar en achetant
la maison où je suis mort autrefois

sur
Amazone

fleche
fleche

Keigo HIGASHINO




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Voilà longtemps que le narrateur, jeune universitaire, n’avait plus de nouvelles de son ex-petite amie, Sayaka. Celle-ci est aujourd’hui mariée à un homme d’affaires absent. Ils ont une fillette de trois ans, qu’elle rejette et maltraite. Elle pense que son mal-être est issu de sa prime enfance, dont elle ne garde aucun souvenir en mémoire. D’ailleurs, il n’existe pas de photo d’elle avant l’âge de cinq ans dans les albums de famille. Dans le sac de pêche de son défunt père, elle a découvert deux éléments énigmatiques : une clé à tête de lion et un plan conduisant à une maison isolée dans la montagne, près du lac de Matsubara. Sayaka demande à son ancien ami de l’aider à retrouver cette maison. Distant avec son propre passé, il hésite à l’accompagner. La détresse de Sayaka finit par le convaincre. Ils suivent l’itinéraire indiqué, depuis la gare desservant le lac de Matsubara jusqu’à une maison grise, close et semblant inoccupée.

La clé à tête de lion permet d’ouvrir la discrète porte du sous-sol. Explorant les lieux, le couple constate que la porte d’entrée est fortement verrouillée. Ils remarquent que plusieurs pendules et montres sont arrêtée sur 11h10. Étrange demeure, qui parait avoir été habitée par une famille père, mère et fils. Tout est ici figé comme dans un décor, ce qui étonne le jeune universitaire. La vie aurait cessé en cette maison vingt-trois ans plus tôt, selon un indice qu’ils recueillent. Il est probable que le père de Sayaka venait y faire régulièrement le ménage. Dans la chambre du petit Yusuke, que le garçon semble avoir brusquement quittée, le couple découvre le journal intime du gamin. Il y évoque d’abord une vie familiale simple de bon élève. Toutefois, il recevait des cadeaux d’une personne que son père n’aimait pas du tout. Il cite encore sans détails une Mme Otai, sans doute la femme de ménage des parents.

Sayaka ne peut affirmer avoir des souvenirs précis dans cette maison. Peut-être une scène où elle se cachait sous le piano ? Elle imagine aussi une porte qui donnait sur une pièce particulière, mais cette porte n’existe pas ici. Malgré son aspect quelque peu lugubre, le duo décide de passer la nuit dans cette curieuse demeure. Il y a bien un coffre-fort, qui recèle sans doute des indices, mais il faut en connaître le code. Le couple se plonge à nouveau dans le journal intime du petit Yusuke. Il y évoque les problèmes de santé de son père, qui meurt bientôt. Il parle aussi de la présence de “l’autre”, un homme se conduisant en tyran, usant de violence. Heureusement, il y a aussi le chat Chami et la petite fille de Mme Otai. Mais le journal s’arrête sans autre explication. Les hypothèses de Sayaka et de son ami se heurtent à beaucoup d’impossibilités…

Heureuse surprise que ce roman enthousiasmant, et même fascinant. La quête d’identité, l’appel aux souvenirs, un thème qui a été souvent traité. Les secrets liés à une maison, également. Keigo Higashino fait preuve d’une rare maestria dans l’évolution du récit. L’histoire progresse en nous offrant des clés, des éléments de compréhension, mais en ajoutant des questions supplémentaires. S’agit-il de faux-semblants ? Le narrateur lui-même parle d’illusion, mais précise “Le terme illusion n’est peut-être pas le bon.” Entre la famille disparue, Sayaka et son ex-petit ami, c’est plutôt un jeu de miroirs dont les reflets nous renvoient des uns aux autres. Bien entendu, on peut penser que Sayaka a un véritable lien avec ces lieux, mais rien n’est aussi formel. En outre, la froideur de l’héroïne ne la rend pas attachante, pas si touchante. C’est une vérité très complexe que l’on recherche, pas la sympathie envers les personnages. Un suspense remarquable, certainement un des meilleurs de l’année 2010.

Retrouvez
CLAUDE LE NOCHER
sur
action-suspense.over-blog.com

Autres titres de
keigo higashino



La Fleur De L’illusion

Le Dévouement Du Suspect X

Un Café Maison

livrenpoche
Chercher keigo higashino



 
 

Les réclames du RayonPolar

Pour votre publicité, contactez le site

Pub sur RayonPolar

Sur les 32200 pages du Site
chiffres Google Le mercredi 3 Novembre 2011

4.73 euros au format Kindle
9.99 euros au format broché
sur








En accédant à ce site marchand par l'intermédiaire de ce lien vous soutenez financièrement le RayonPolar






Site dédié au Polar (roman policier)
Si vous entrez directement sur cette page,
Retrouvez ses nouvelles en ligne, ses critiques de polars, de films, de séries TV
Sa liste de revues et sa galerie de couvertures de polars anciens.
Visitez le Rayon Polar
Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les gros mensonges et les statistiques.
- Benjamin Disraeli (1804-1881), homme politique britannique

















Pinterest
(C) Les textes n'engagent que leurs signataires
RayonPolar
La majorité des illustrations de ce site sont des reprises des couvertures de la collection Néo et sont signées de
Jean-Claude Claeys.

Reproduit ici avec son aimable autorisation
Pour visiter son Site
Pour acheter des originaux
Cliquez sur l'image
RayonPolar