Le Diable D’abord HERIOT78

FRANCK HERIOT

Le Diable D’abord


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Le mercredi 4 Janvier 2013

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Franck HERIOT




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Au Quai des Orfèvres, le commandant Gorin est chef de groupe à la Criminelle. Il est assisté du fidèle Garnier et du jeune Pensec, peu endurci mais plein de bonne volonté. Policier efficace âgé d’une quarantaine d’années, Philippe Gorin apparaît taciturne de nature. Le récent décès de sa mère a accentué son malaise intérieur. Côté cœur, Gorin vit depuis un an avec la belle Évelyne. Tous deux s’entendent à merveille, même si elle a un peu bousculé les habitudes de célibataire de Gorin. Néanmoins, la principale passion du policier reste son métier : “Chaque affaire, rencontre, défaite ou victoire le régénérait, lui faisant franchir des paliers successifs dans la compréhension des autres. Il y puisait son énergie.”

Alors qu’il vient de recevoir personnellement une lettre anonyme codée, Gorin est chargé d’enquêter sur le meurtre d’un inconnu. Non loin du Sacré-Cœur, l’homme a été tabassé à mort. Les policiers ignorent encore qu’Antoine Louvain, critique littéraire, avait improvisé une filature à travers Paris. Il suivait un grand rouquin suspect aux airs de moujik, un rustaud ayant rencontré des personnes élégantes, dont une très belle femme et une sorte de Lord. Le rouquin était un russe nommé Vadim Smirnoff. Vu l’importance de sa mission en cours, il a préféré éliminé un gêneur tel que Louvain, avant de s’envoler vers Khabarovsk. Une ville proche de la Chine, où Vadim entretient des contacts pour un projet aussi secret que risqué.

Un schizophrène s’est évadé d’un hôpital psychiatrique, faisant plusieurs victimes, avant de rejoindre la femme qui l’a incité à s’échapper. Elle a préparé un refuge provisoire pour ce malade mental dangereux. Elle le baptise Faust, prenant elle-même le pseudo de Némésis. Le monstre va vite passer à l’action. Le cadavre d’un SDF est découvert décapité sur l’Île-aux-Cygnes, îlot de la Seine au centre de Paris. “Salut Gorin ! T’as le bonjour de Faust !” Tel est le message que le tueur a laissé sur les lieux, aussi incompréhensible que la lettre anonyme pour Gorin. Le cadavre de Louvain est identifié, ce qui n’offre guère de pistes aux enquêteurs. Il était trop solitaire pour avoir des ennemis l’exposant à une mort si brutale.

La belle commissaire Laura Antonelli est aujourd’hui un des piliers de la DCRI, au même titre que son collègue Marbot de la DGSE, un homme aux allures de Lord. S’apercevant que Vadim est recherché par la Crim’, Laura renoue avec Gorin, bien qu’une certaine tension persiste entre eux. Elle ne lui révèle rien de l’affaire qui relie son service avec le Russe. Le plus délicat est de ne pas se laisser prendre de vitesse par Gorin, dont elle connaît la ténacité. En effet, tandis que Faust rôde toujours autour du policier, s’en prenant bientôt à sa compagne Évelyne, Gorin va devoir s’éloigner de Paris pour approcher de la vérité, bien aidé par Pensec. Peut-être fera-t-il aussi la lumière sur un aspect plus personnel ?…

Apparu dans “La femme que j’aimais”, Gorin est un personnage complexe, flic pur et dur, mais aussi un homme tourmenté : “Tout le monde convenait qu’il était probablement l’un des meilleurs limiers qu’ait jamais eu la Crim’, mais son caractère renfermé, sa difficulté à communiquer avec ses collègues, ses brusques sautes d’humeur, l’avaient marginalisé. Peu nombreux auraient été ceux prêts à le soutenir en cas de coup dur. La rumeur l’accusait même de faire preuve, parfois, de plus de compassion pour les criminels qu’il arrêtait que pour ses collègues policiers.”

Le voici qui s’occupe d’une affaire meurtrière terriblement mystérieuse. Si Gorin n’en possède pas les clés, le lecteur est mieux informé que lui. Car on ne nous cache pas l’évasion de Faust, la filature de Louvain, le voyage de Vadim, le rôle de chaque protagoniste, bien d’autres péripéties singulières et énigmatiques. Il s’agit davantage d’un roman d’aventures, avec ses multiples méandres et son atmosphère où planent tant de questions, plutôt qu’une enquête classique balisée. Il convient de se laisser porter par l’action, d’en suivre les héros même s’ils obéissent à de sombres motivations. Un palpitant suspense, dans la grande et belle tradition du genre.

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Une autre lecture du

Le Diable D’abord

de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Journaliste, critique littéraire, il aimerait pouvoir écrire son livre. Mais l’inspiration lui fait défaut. Alors qu’il se rend en avance à un rendez-vous, son attention est attirée par une jeune femme, une belle et grande blonde, qu’il catalogue immédiatement comme originaire de l’Est. Il est subjugué. Elle est rejointe par un homme trapu, aux allures de déménageur, rouquin, un peu plus petit qu’elle. Il décide de suivre le couple disparate dans leurs pérégrinations, s’engouffrant dans des hôtels ou des restaurants à leur suite, en essayant de passer inaperçu. Le couple se sépare et sur un coup de tête il prend le rouquin, qu’il a surnommé le Moujik, en filature. Dans un restaurant le Moujik est rejoint par un autre homme, dont l’apparence est totalement dissemblable, qu’il affuble aussitôt du nom de Lord. Ils sont bientôt rejoints par une femme dont il remarque les jambes, magnifiques, et la chainette entourant une de ses chevilles. Il continue ses déambulations, puis lorsque le Moujik entre dans un hôtel de passe, non loin de Montmartre, il décide d’arrêter cette forme de quête qui pourrait être le début d’un roman, d’en constituer la trame. Lui qui croyait connaître Paris est perdu. En haut de l’escalier qui s’élève du fond d’une impasse, il se retrouve dans un petit square. Il est poursuivi par un inconnu et son roman ne sera jamais écrit. Son agresseur laisse le corps reposer en paix près du Sacré-Cœur, lui subtilisant papiers d’identité et objets personnels.

Au cinquième étage du 36 quai des Orfèvres, dans un petit bureau exigu, le chef de groupe Gorin, son adjoint Garnier et le lieutenant Pensec, nouvellement muté, entament la journée. Gorin bouscule quelque peu Pensec, afin de lui démontrer que le métier d’enquêteur n’est pas de tout repos. Ce matin, en dépouillant son courrier il avise une lettre qui lui est adressée personnellement. A l’intérieur une simple feuille de papier sur laquelle sont inscrites des litanies de numéros, suivies d’un point d’interrogation, un dessin qui pourrait représenter une tête et ce message : A toi de jouer Gorin ! Il a perdu sa mère quelques semaines auparavant, mère qu’il ne voyait guère. Depuis un an il vit avec Evelyne, quadragénaire comme lui qui se pique de découvrir, dans les romans policiers qu’elle lit, le coupable avant la solution finale. Et puis il y a son chat, Aldebert, qui a accepté qu’Evelyne partage l’appartement de son maître.

Dans un hôpital psychiatrique, un patient qui ne l’est guère, s’évade après s’être débarrassé, à l’aide d’une cuiller limée et de ses mains aussi fortes que des serres de rapaces, des infirmiers et infirmières, récupérant au passage les clés lui permettant d’ouvrir les portes d’entrée. Il franchit le mur du parc et est récupéré par une conductrice qui l’emmène dans une ferme. Dorénavant il s’appellera Faust et sa récupératrice Némésis. Après avoir dormi quelques heures, pense-t-il, il est étonné d’apprendre que trois jours se sont déroulés depuis son évasion. Et certaines affirmations de sa compagne démentent que tout ce soit passé comme il en a le souvenir. Mais il ne doit pas poser de questions, seulement lui obéir.

Le corps décapité d’un probable SDF vient d’être découvert sur l’ile aux Cygnes, où est érigée la réplique de la statue de la liberté. Ce ne serait qu’un meurtre de plus, si un papier ne gisait près du corps avec l’inscription suivante : Salut Gorin ! T’as le bonjour de Faust !

L’homme retrouvé dans le square est identifié grâce au rédacteur en chef du magazine pour lequel il effectuait des piges. Un critique littéraire, du nom d’Antoine Louvain, un chroniqueur peu apprécié de ses collègues et encore moins des écrivains, mais pas de quoi justifier un meurtre.

Vadim, le Moujik, un ancien du FSB, émanation du KGB après la chute du mur de Berlin, est en Sibérie, dans une petite ville frontière qui borde le fleuve Amour. Il effectue, en compagnie d’un autre membre du FSB, un passage en Chine mais le contact qu’il doit avoir avec une commerçante, une couverture, s’avère périlleux.

Laure Antonelli, l’ex-compagne du commandant Gorin, émargeant aux services de la DCRI, se rend au 36 Quai des Orfèvres afin de régler une affaire, or en regardant un panneau d’affichage, elle reconnait le portrait de Vadim qui est recherché. Grâce à différents éléments dont les traces de sa carte bleue et d’enregistrements vidéo, Gorin et ses hommes ont réussi à remonter le parcours emprunté par Louvain. Et à remarquer que le journaliste suivait l’homme dont le portrait est affiché. Laure ne dit rien mais n’en pense pas moins. Car Vadim, elle connait, et qu’il soit recherché l’inquiète. Ce qui n’empêche pas la policière de masquer ses sentiments et de repartir, après avoir discuté avec Gorin, perchée sur ses magnifiques jambes dont une des chevilles est ornée d’une chainette.

D’autres décapitation suivent, avec toujours un petit mot adressé au commandant Gorin. Celui-ci, persuadé qu’il est personnellement impliqué dans ces meurtres, concentre ses efforts à la recherche du dénommé Faust, négligeant quelque peu l’enquête sur la mort du critique littéraire. En effet les lieux où sont découverts les décapités le ramènent à des réminiscences concernant sa jeunesse. L’île aux Cygnes où il aimait jouer avec ses compagnons d’enfance. Les corps ont tous été retrouvés à des endroits ayant un rapport à cette île aux Cygnes.

 

Ce roman propose trois niveaux de lecture : d’abord une enquête classique, qui devient roman d’aventures à connotation thriller, et enfin la dernière partie est saupoudrée d’un soupçon d’espionnage ou de contre espionnage dans une ambiance exotique. Deux histoires, deux intrigues, deux affaires qui se télescopent avec pour dénominateur commun Laura Antonelli. En effet au départ l’enquête est axée sur la découverte d’un homme retrouvé la mort dans un petit square parisien méconnu. Cela aurait presque pu suffire pour alimenter la trame d’un petit roman. L’affaire des têtes coupées lui donne plus de force, plus d’épaisseur, de consistance, car tout repose sur la vengeance d’une femme. Et cette vengeance n’est pas anodine, puisant son origine dans une vexation provenant de Gorin. Or cette humiliation, elle ne l’a jamais enfouie dans sa mémoire, au contraire, l’entretenant avec hargne, avec machiavélisme, avec diablerie. Avec cette rancœur propre à ceux qui ont été blessés dans leur amour-propre mais qui possèdent une force de caractère leur insufflant le désir de représailles. Quelles qu’en soient les conséquences, quelle qu’en soit la façon de procéder, quelles qu’en soient les dommages collatéraux.

La lecture d’un court passage, qui tient en quelques lignes, voire en quelques paragraphes, qui pourrait n’être qu’une brève passée inaperçue dans un journal, m’a amené à me poser cette question : tous les nobélisés peuvent-ils revendiquer, sans rougir, la paternité de leurs recherches ?

L’épilogue de ce roman se clôt sur une fin ouverte. L’histoire se termine avec ses réponses certes, mais il existe un petit manque concernant la vie privée de Gorin, ce qui peut conduire l’auteur à rédiger un nouveau roman ayant comme point de départ ce manque.

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