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ROGELIO GUEDEA

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Le mercredi 26 Octobre 2012

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Rogelio GUEDEA




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Ici, c’est l’État de Colima, au Mexique. Ici, il y a le procureur Celestino López, qui défend les intérêts du gouverneur en place, plus que ceux de Colima. Ici, la police est bien représentée. À sa tête, on trouve le commissaire Baldomero Guerrero, dit Le Tigre. Dans une affaire criminelle, toutes les dépositions des témoins passent par lui. Avec le procureur López, il veille à ce que le Parti dominant ne soit pas éclaboussé par un quelconque scandale. Sous leurs ordres, il y a le commandant Antonio Obispo. Ce serait peut-être un bon policier, s’il était moins complexé. Et aussi, il participe au trucage concernant le financement du parti du gouverneur. Pour montrer son allégeance au pouvoir, pour se sentir intégré dans la hiérarchie. Les agents Sabino et Román, flics de base, effectuent les enquêtes de terrain. Un duo de vrais mecs, tourmentés par le sexe, modérément efficaces, mais qui donnent l’impression de faire leur boulot, c’est l’essentiel.

À Colima, il y a également Alfonso Castro Bautista, dit Le Japonais. C’est un jeune oisif, peut-être plus si jeune mais sans âge. Il vit avec sa mère, la Doña, femme colérique, plus ou moins prostituée, sûrement un peu dealeuse. Chez eux, il y a encore le Don, compagnon de sa mère, et la sœur du Japonais, une handicapée abandonnée à son sort. L’ambiance familiale l’incite davantage à traîner dans les rues. C’est ainsi que Le Japonais rencontre Le Métallo, qui l’invite chez lui. Il n’est pas longtemps dupe de l’amitié de cet homme-là. Quelques attouchements, ce n’est pas si terrible pour Le Japonais, en échange de cadeaux. Grâce à lui, il fait la connaissance du couple Roi Camilo et Reine Sofia, qui vivent dans une luxueuse propriété. Bien loin de son univers de misère, c’est un paradis, une ambassade où Le Japonais pourrait s’exiler en cas de pépin. Camilo et Sofia paient beaucoup mieux que Le Métallo leurs envies orgiaques.

On a découvert un cadavre dans le coffre d’une Chevrolet rouge. La victime se nomme Ramiro Hernández Montes, ingénieur, membre de la bonne société locale. C’est même le frère du gouverneur de l’État de Colima. Donc, l’enquête va devoir évoluer dans la plus grande discrétion, les policiers l’ont vite admis. D’autant que le mort apparaît comme un homosexuel notoire. Parmi les témoignages, celui de son employée de maison, le transsexuel La Morena, indique déjà les habitudes de l’ingénieur. D’autres amis de la victimes raconteront les turpitudes et les incidents inhérents à ces milieux homos qu’ils côtoient tous. Rosa Edith Tarazona, amie de cœur du défunt, donnera une version plus édulcorée, sans doute. Même si, un jour, le commandant Obispo met la main sur le coupable, la vérité risque fort de rester incomplète dans cette affaire…

Insolite, c’est le premier qualificatif venant à l’esprit au sujet de ce roman noir. Ce qui ne signifie pas qu’il s’agisse d’un mauvais polar, bien au contraire. S’il existe de la médiocrité, c’est dans le décor et dans les comportements des protagonistes qu’on la trouve. Toutefois, si la structure narrative peut sembler déroutante, elle devient bientôt un des atouts favorables de cette histoire. En effet, le récit assez traditionnel est complété par les rapports de police, les témoignages officiels. Des dépositions riches en détails superfétatoires, qui aident néanmoins à cerner le climat autour de la victime. L’utilisation des sobriquets (tel Le Japonais) n’est pas innocente, offrant une sorte d’anonymat masquant des activités perverses. Le titre, “41”, a un sens particulier au Mexique, qui nous est expliqué dans une note de la traductrice. Si la tonalité est parfois crue, c’est avec une certaine ironie que l’auteur évoque les travers de la société mexicaine. Drôlerie aussi quand, par exemple, les flics Sabino et Román parlent de Vincent van Gogh : “Le mec à la jambe de bois, là, il m’a dit que ce Van Gor coupait les oreilles à ses victimes comme le salopard qu’on recherche. Il est devenu célèbre à cause de ça. Un jour qu’il allait trancher l’oreille à une de ses victimes, il a mal calculé son coup, et va savoir comment, sa main a dévié, et ce con-là il s’est tranché sa propre oreille… Il dit que l’autre cinglé, c’était un tueur en série, mais que la police le foutait pas en taule parce que c’était un peintre célèbre. Il avait genre un permis de tuer.” Les romans hors normes ne sont pas si nombreux, il faut saluer l’originalité de celui-ci. Un polar différent, donc à découvrir.

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