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MAX GENEVE

Virtuoses


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Le vendredi 2 Septembre 2012

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Max GENEVE




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Cinéaste confidentiel dont les quatre films n’ont pas dépassé chacun les cinq cent mille spectateurs, plutôt spécialisé dans les documentaires, Peter Waltman est chargé de réaliser un documentaire pour une chaine de télévision sur la célèbre et jeune violoniste Frederika Murray. Français, né à Berne d’une mère française et d’un père allemand, il a voyagé un peu partout dans le monde mais jamais aux Etats-Unis. Une lacune qui bientôt n’en sera plus une. De plus il doit présenter son dernier film, qui a obtenu un succès d’estime en Europe, La Cage.

Première étape de ce périple qui en comportera sept, New-York, puis se sera Philadelphie, Washington, San Francisco, Los Angeles, Chicago pour finir à Boston. Il a rendez-vous avec Ron Löwe, un producteur qui doit lui faciliter ses démarches américaines et l’aider à promouvoir son film. La première approche avec Frederika s’effectue au Carnegie Hall où elle donne un concert qui, comme à l’habitude, est ovationné. Quelques sifflets dans la salle fusent bien de ci de là, mais ce n’est pas à cause de sa prestation. Non, simplement une photo la représentant nue, tenant son violon dans ses bras, a fait la une d’un magazine, ce que les puritains n’apprécient pas. Quoiqu’on ne puisse pas dire qu’ils ne se sont pas délectés à regarder le cliché.

La rencontre entre Frederika et Peter est très chaleureuse, pas tant à cause du projet de documentaire, mais parce qu’un courant électrique s’établit entre eux. Peter n’a connu que des déboires avec sa femme Sophie, dont il est séparé, et ne lui reste que sa fille Delphine avec il correspond régulièrement.

Son coéquipier Willy, avec lequel il a réalisé de nombreux tournages, vient d’être assassiné en Bavière. La police allemande, et plus particulièrement le commissaire Straub et sa collègue la commissaire principale aux Services spéciaux à l’Intérieur, Lisa Eckmann, le contactent car cette affaire est plutôt embrouillée et soulève de nombreux points d’interrogation. Willy a été abattu, par un tueur professionnel semble-t-il, alors qu’il était dans son chalet sis en pleine nature, en compagnie de sa maîtresse. Mais le tueur n’a pas essayé de rattraper la jeune femme qui s’est enfuie. Peter se souvient alors d’un autre incident dont il a été victime, quelque temps auparavant. Un homme a tenté de s’introduire dans sa chambre d’hôtel, et les témoignages recueillis suggèrent que ce pourrait être le même individu. Ce pourrait-il que ceci prenne son origine dans les différents tournages réalisés, particulièrement au Moyen-Orient, lorsque Peter et Willy ont interviewé des personnages tels que le Prince Turki, le Commandant Massoud, ou encore Oussama Ben Laden, alors qu’il n’était encore recherché par la CIA ? Des reportages qui ont provoqué des polémiques.

Alors que les policiers allemands effectuent le déplacement afin de le rencontrer, Peter fait la connaissance de Myriam, la sœur aînée de Frederika, qui a connu des soucis dans sa vie familiale. Son enfant est mort en bas âge et son mari a préféré la quitter en se rendant au Mexique. Or dans un bar, il aperçoit un homme photographiant la jeune femme, puis celle-ci remettant une enveloppe contenant apparemment de l’argent à un autre individu. Tout cela n’empêche pas Peter et Frederika de filer le parfait amour entre deux concerts et deux hôtels.

 

Virtuoses, ce sont bien évidemment Frederika Murray, la violoniste douée et exigeante et Peter, le cinéaste qui n’a pas vendu son âme au dieu de la pellicule, mais aussi l’auteur qui par petites touches nous transmet ses sentiments, ses visions, son regard sur l’Amérique et nous entraîne à partager goûts, couleurs, senteurs, sensations. Il décrit le parcours initiatique d’un Européen à la découverte des Etats-Unis, préférant visiter à pied les vieux quartiers des villes où il est amené à se rendre, roman doublé d’une intrigue policière. Et ses réflexions, celles qu’il attribue à Peter, un Européen à la découverte des Etats-Unis ne manquent pas de piquant. La grandeur de l’Amérique, le cinéma, la politique sont traités avec dérision.

Je n’ai vu jusqu’à présent que vos villes. L’Amérique est un beau et grand pays. Grand, je veux dire vaste. Ce qui m’intrigue, c’est que ces millions de kilomètres carrés, votre première richesse, aient si peu d’effet sur les mentalités. Ici, comme ailleurs, c’est le petit qui domine dans les têtes.

 

Un Américain sur trois est trop gros, rappelait-il. C’est pire au cinéma : deux films sur trois sont obèses.

 

On parla cinéma, littérature, politique. Le critique était démocrate dans l’âme, mais votait toujours républicain, non par esprit de contradiction, mais parce que confier les rênes des affaires politiques aux pires individus était une garantie contre la déception ou le découragement.

 

Max Genève se montre un esthète en peinture et musique classique, surtout en musique classique, un goût prononcé, affiché sans forfanterie, sans snobisme que l’on retrouve dans la plupart de ses romans.

Enfin, petit détail qui associe l’auteur au lecteur. L’emploi du On à la place du il dans quelques phrases, ou paragraphes, offre la possibilité au lecteur de participer à certaines scènes, d’être spectateur responsable et de ressentir pleinement les émotions, les sentiments transmis par le héros par auteur interposé. Et sous la sobriété de la couverture se cache un roman foisonnant dont le dénouement est apocalyptique, sans vouloir de ma part jouer dans la démesure.

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