Preuves D'amour GARDNER211

LISA GARDNER

Preuves D'amour


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Le jeudi 4 Octobre 2013

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Lisa GARDNER




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

À Boston, Tessa Leoni est agente de police, patrouillant la nuit. Âgée de vingt-six ans, elle a une fille de six ans, Sophie. Mari de Tessa, Brian Darby travaille pour une compagnie maritime. Deux mois sur un navire, deux autres à terre. Malgré les rythmes de Brian et de Tessa, leur vie s'est bien organisée. D'autant que Mme Ennis, vieille dame proche de la jeune mère, est présente quand il s'agit de garder Sophie. Cette enfant est une gamine intrépide, qui adore sa mère et a bien adopté Brian. La famille vit dans sa maison à lui, au cœur d'un quartier central de la ville, depuis trois ans. Leur garage est dédié au sport, à un outillage complet non utilisé et aux rangements maniaques de Brian. Depuis près d'un an, il s'est beaucoup musclé, s'adonnant à un entraînement intensif en salle. Par ailleurs, tout le monde l'estime aimable, s'occupant avec sensibilité de Tessa et de Sophie.

D.D.Warren est commandant de la brigade criminelle de Boston. Ayant pour compagnon Alex, elle pense être aujourd'hui enceinte de lui. En ce dimanche neigeux de mi-mars, elle est appelée par son collègue Bobby Dodge pour un meurtre. Tessa Leoni vient d'abattre son mari, en rentrant chez eux au petit matin. Sa fille Sophie a disparu. Peu d'indices à récolter sur la scène de crime piétinée, si ce n'est une trace humide dans le garage. Tessa porte des traces de coups sur le corps et au visage. Elle aurait tiré en légitime défense. Un témoignage préparé de sa part, dans lequel D.D.Warren discerne des incohérences. Tessa n'est d'ailleurs pas une faible femme, elle a suivi des cours de combat. Hospitalisée, il s'avère que Tessa a vraiment reçu des coups ce matin-là. L'alerte-enlèvement est lancée pour essayer de retrouver la petite Sophie, mais n'obtient pas de résultats.

Le passé de Tessa ressurgit. À seize ans, elle a abattu en légitime défense le frère de sa meilleure amie, Julianna Howe. Sombrant un temps dans l'alcoolisme, elle eut son enfant seule. Elle se ressaisit, faisant des sacrifices pour entrer dans la police d’État. Hamilton, le lieutenant-colonel dirigeant la caserne où elle est en poste, était informé de tout cela. À l'exception de Shane Lyons, délégué syndical de leur brigade, Tessa fréquentait peu les autres agents. Il est possible qu'elle ait été impliquée dans une escroquerie touchant les finances de leur caserne. D.D.Warren finit par comprendre que la chronologie des faits est inexacte, concernant la mort de Brian Darby. Elle met bientôt Tessa en état d'arrestation. Incarcérée, la jeune femme sait que le sort de sa fille est entre ses mains, et projette déjà de s'évader. D.D.Warren ignore encore beaucoup de détails sur son mari...

C'est grâce à la première aventure de D.D.Warren que Lisa Gardner fut récompensée en 2011 par le Grand prix des lectrices de ELLE pour “La maison d'à côté”. On a pu retrouver cette policière dans “Les morsures du passé”, et maintenant dans ce “Preuves d'amour”. À l'opposé d'une “experte en tout”, D.D.Warren peut ressentir les choses, mais ne prétend jamais avoir la science infuse. Par exemple ici, si elle note un détail sur les lieux du crime, c'est l'autopsie du corps de Brian qui lui offre le bon raisonnement. À la fois, une pro qui ne s'en laisse pas conter, risquant néanmoins de déjouer avec retard les ruses de suspects habiles. Petites failles qui la rendent humaine, tout en restant solide et logique, voilà certainement le contraste faisant que l'on sympathise avec cette héroïne.

Cette histoire est un face-à-face, à la double narration. Les faits autour de D.D.Warren, d'une part. Le récit de Tessa Leoni, d'autre part. Le portrait de cette dernière se dessine de plus en plus nettement. Ce n'est pas une femme au parcours ordinaire. Début de vie chaotique, mais elle est intelligente, se préparant au mieux pour franchir les obstacles. On verra que sa sortie de prison est préméditée, et qu'elle connaît les cibles à détruire pour espérer récupérer Sophie. Au sujet de la disparition de l'enfant, l'auteure ne cultive pas les effets pathétiques mélos. La gamine n'est pas moins volontaire que sa mère. Lisa Gardner a concocté une intrigue dominée par les femmes, et c'est ce qui en fait la force. Un roman d'enquête au suspense palpitant.

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CLAUDE LE NOCHER
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Une autre lecture du

Preuves D'amour

de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Il n'est rien de plus frustrant pour un policier enquêtant sur un meurtre que de se retrouver sur une scène de crime saccagée. Surtout lorsque l'enquête qui se profile est délicate à gérer.

L'enquêtrice de la criminelle D.D. Warren qui appartient à la police municipale de Boston est alertée par Bobby Dodge, son ancien amant et enquêteur à la police d'état, pour se rendre immédiatement sur le lieu d'un crime concernant le meurtre d'un homme et la disparition d'une gamine. Mais elle ne comprend pas pourquoi cette insistance car en général les deux services ne se mélangent pas et reçoivent leurs ordres de leurs supérieurs hiérarchiques.

Le mort est un nommé Brian Darby, atteint de trois balles dans la poitrine. Seulement la coupable présumée n'est autre que sa femme Tessa Leoni, agent de la police d'état. Leur petite fille Sophie, six ans, a disparu.

Lorsque D.D. Warren et Bobby, à qui a été dévolu le rôle d'agent de liaison, arrivent sur place, les policiers piétinent le jardin enneigé allègrement. Shane Lyons, le collègue et ami de Tessa et représentant syndical, lui murmure à l'oreille des conseils. En attendant l'arrivée de l'avocat. D'ailleurs c'est Shane qui lui avait présenté Brian lors d'un repas en plein air chez lui. A l'époque Tessa avait déjà sa petite fille de trois ans, mais elle était célibataire. D'ailleurs personne ne sait qui est le père. Une alerte enlèvement est déclenchée.

D.D. Warren apprend par bribe la vie de Tessa. Brian, ingénieur sur un navire, partait en mer soixante jours, puis revenait à terre pour soixante jours, et ainsi défilait le temps. Sophie s'était entichée de celui qu'elle appelait papa. Tout le monde voyait ce couple d'un bon œil, mais il faut croire que tout n'allait pas forcément bien dans le ménage. Pour preuve les marques de coups que Tessa arbore sur le visage et une commotion cérébrale. Elle est emmenée d'urgence à l'hôpital. Mais en grattant dans le dossier de la jeune femme, D.D. Warren découvre qu'à l'âge de seize ans elle avait tué le frère de sa meilleure amie avec une arme à feu. Le mobile résidait dans une tentative de viol alors qu'elle couchait chez cette amie. Elle avait bénéficié de l'indulgence du juge lors du procès qui avait considéré que cette affaire relevait de la légitime défense. Ensuite elle était devenue alcoolique mais avait lâché la bouteille lorsque sa fille était née et avait travaillé d'arrache-pied afin de passer le concours d'entrée dans la police d'état.

D.D. Warren et Bobby se posent toutefois des questions, dont celle-ci primordiale et urgente à résoudre. S'il s'agit d'un banal (!) conflit dans un couple, qu'est devenue Sophie? D.D.Warren pense qu'il y a une entourloupe quelque part, mais laquelle. D'autant qu'en fouillant un peu plus, dans les comptes financiers du couple, de l'argent aurait transité entre banques, que Brian entretenait une addiction au casino qui lui aurait fait perdre des sommes d'argent dont sa femme n'était pas au courant. En fouillant encore un peu plus, un détournement aurait été effectué dans la caisse du syndicat au profit d'un compte opaque.

Dernière découverte par le médecin légiste, le corps de Brian aurait été congelé, ou enfoui dans la neige au moins durant une douzaine d'heures, ce qui modifie sensiblement l'heure du décès.

Durant les trois jours que se déroule l'enquête, D.D. Warren et Bobby vont tenter de remonter progressivement la piste de cet embrouillamini où tout se décante progressivement. Comme les multiples rideaux d'un théâtre qui s'entrouvriraient les uns après les autres pour enfin dévoiler une scène finale de toute beauté.

Tout tourne autour de Tessa, de cette jeune femme qui semble mener les enquêteurs où elle veut, pour des motivations dont ils ne comprennent que peu à peu le sens. Mais aussi autour de Sophie, la gamine dont D.D. Warren s'attache particulièrement à retrouver la trace, désirant plus que tout la retrouver vivante, car elle-même ressent dans son corps les débuts d'un changement auquel elle ne veut croire au début. Elle redoute d'être enceinte.

Le lecteur aura toujours un étage d'avance dans cette progression de l'intrigue par rapport aux policiers. Pour autant Lisa Gardner ne dévoile qu'avec parcimonie ce qui a précédé le meurtre puis la suite. Les chapitres se succèdent, écrits soit à la troisième personne, soit à la première personne le récit de Tessa étant en intercalé. Le lecteur devient obnubilé par cette intrigue parfaitement construite où tout s'emboite comme les pièces d'un puzzle qui se dévoile progressivement.

Il existe comme un mimétisme entre Lisa Gardner et Tessa car si l'on compare la photo de l'auteure qui figure sur le dos de la jaquette et cette phrase : Mes traits sont trop durs et même moi je me rends compte que je n'ai pas souri depuis longtemps, on ne peut que constater une grande similitude, physique entre la romancière et son héroïne.

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