La Maison D’à Côté GARDNER118

LISA GARDNER

La Maison D’à Côté


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Le mardi 29 Septembre 2010

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Lisa GARDNER




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

traduction de Cécile Deniard

 

 

Comme à leur habitude, Jason Jones est parti travailler le soir, il est journaliste, et sa femme Sandra s’occupe de sa gamine, Ree, la faire manger, prendre sa douche et la coucher tout en lui racontant deux histoires, puis corriger les copies de ses élèves, elle est institutrice. Une soirée banale en perspective, les fenêtres bien closes, les portes blindées verrouillées, et le chat M. Smith qui dort aux pieds de Ree, dans une banlieue chic de Boston, dans une maison huppée. Le lendemain, Jason prévient la police. Sa femme a disparu. D’après les premières constations, Sandra n’est pas la seule à ne plus se trouver à la maison. M. Smith n’est pas là non plus ainsi qu’un édredon, une chemise de nuit, tandis qu’une lampe de chevet est brisée. Ree, elle, dort comme une bienheureuse. Le commandant D.D. Warren, qui rêvait d’un buffet garni et tenaillée par un manque de relations sexuelles, est chargée de superviser l’enquête, en compagnie de son adjoint Miller. Leurs premières impressions ne sont pas favorables à Jason, qui semble détaché, ne se posant pas de questions quant à la disparition de sa femme, ne se préoccupant que de sa gamine. D’ailleurs il n’a prévenu la police que trois heures après être rentré de sa nuit de travail. Bien sur il a été vu par des témoins dignes de foi, par exemple des pompiers sur les lieux d’un incendie, mais cela ne veut pas dire qu’il soit resté tout le temps de l’intervention sur place. Bref un alibi tiré par les cheveux. D.D. Warren ne peut mener son enquête comme elle le souhaiterait car la juge estime qu’une disparition de dix heures n’est pas probante pour déclencher la machine judiciaire. Par exemple elle aurait aimé pouvoir vérifier le contenu de son ordinateur, mais Jason avait prévu cette envie et il emmène la tour dans les locaux de son journal afin de bidouiller le disque dur. Si Warren déplore le manque d’enthousiasme de la part de Jason, sentant qu’il existe une faille entre lui et sa femme, une autre information vient noircir le tableau. Les salaires de Jason et de Sandy sont confortables mais n’expliquent pas les quatre millions de dollars dont ils disposent, en argent placé et la valeur immobilière de leur villa. Cinq maisons plus loin, un jeune homme de vingt-trois ans, qui travaille dans un garage, est fiché pour avoir eu des relations sexuelles avec une mineure de quatorze ans. Il a effectué deux ans de prison mais est toujours astreint à une surveillance probatoire, et doit assister à des stages en compagnie de quelques autres « pervers » qui ont purgé leur peine mais sont toujours sous contrôle.

Le lecteur possède plus de chance que le commandant D.D. Warren et son adjoint Miller, car outre l’enquête menée par les policiers, il a droit à des informations supplémentaires. Les révélations de Sandra qui s’intercalent dans le récit et qui révèlent peu à peu la personnalité de la jeune femme de vingt trois ans, de ses relations familiales, parentales ou maritales, des faits et gestes de Jason, ainsi que ceux de Aidan, le jeune homme fiché qui vient narguer Jason, puis peu à peu d’autres protagonistes font leur intrusion. Mais ces révélations ne sont distillées qu’au compte-gouttes par Lisa Gardner qui démontre un savoir-faire machiavélique. Une ambiance lourde règne de ce roman qui joue avec les nerfs. Et comme souvent la vérité se niche au fond du puits du passé.

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Une autre lecture du

La Maison D’à Côté

de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Le quartier de South Boston est un coin tranquille majoritairement habité par des gens un peu aisés. C’est là que vit la famille Jones. Jason, le père d’une trentaine d’années, est employé dans un journal local. Sandra, la mère de vingt-trois ans, est professeur de Sixième au collègue proche. Ils sont gagas de leur fille Clarissa (dite Ree), gamine précoce âgée de quatre ans. La famille ne serait pas complète sans leur chat, M.Smith. On ne connaît aucun membre de leur parenté, ni d’amis qu’ils fréquentent, pas plus qu’ils ne fraternisent avec le voisinage. La maison des Jones est sécurisée par des portes métalliques à gros verrous et des fenêtres bloquées. Jason s’occupe de la petite Ree en journée, tandis que Sandra prend le relais le reste du temps. Petite famille bien organisée, sans histoire. Pourtant, une nuit, Sandra disparaît mystérieusement. Jason découvre son absence au matin, en rentrant de reportage pour son journal.

L’expérimentée D.D.Warren, célibataire de trente-huit ans, est commandant à la Criminelle de Boston. Son collègue policier Miller l’alerte au sujet de la disparition de Sandra Jones. D.D.Warren constate la situation et observe les lieux, mais il est trop tôt pour lancer une enquête. Une chemise de nuit et un édredon manquants sont bientôt retrouvés à la cave, lavés dans la machine. Le chat M.Smith n’est plus là, mais ça n’inquiète que Ree. Jason Jones se montre peu coopératif, voire passif. Pour D.D.Warren, la vie trop équilibrée du couple apparaît assez factice. La somme de quatre millions de dollars, dont dispose Jason sur ses comptes, serait le fruit d’un héritage. En cachette, il explore sur l’ordinateur familial la messagerie de Sandra. Ses comptes Internet ont été purgés avant la disparition de la jeune femme. Jason ne tient pas à médiatiser l’affaire : journaliste, il est conscient des conséquences ridicules que risque d’entraîner ce cirque.

Âgé comme Sandra de vingt-trois ans, Aidan Brewster loge non loin de chez les Jones. Cheveux blonds hirsutes, yeux bleus, “un peu le genre surfeur mais mignon” dit-on de lui. Excellent mécanicien, il est employé au garage du quartier. Ayant compris la situation, Aidan craint d’apparaître suspect, étant fiché comme délinquant sexuel. Il suit une thérapie de groupe, respecte bien les règles. Selon sa conseillère d’insertion, il ne s’agit pas de le plaindre, mais Aidan n’est pas un prédateur monstrueux. Il affirme n’être pour rien dans la disparition de Sandra. Ce qui n’empêchera pas qu’il perde son job. Il n’est ni plus ni moins suspect pour la police que Jason Jones. D.D.Warren se sent entravée dans la progression de l’enquête. L’audition de la petite Ree par une spécialiste, donne a penser qu’elle a été témoin d’une visite nocturne. Mais D.D.Warren n’a que trop peu d’éléments concernant la famille, sur le trop calme Jason et sur le passé de Sandra…

Il est légitime que ce roman ait été récompensé en 2011 par le Grand prix des lectrices de “Elle”. Là où certaines fictions restent trop artificielles pour décrire un tel contexte, Lisa Gardner gomme ce défaut en approchant au plus près de la réalité. Quartier paisible et simples habitants, il est aisé de s’identifier à ce petit univers. Au cœur de l’affaire, un jeune couple aussi ordinaire que possible : “Dans cette quête de normalité, nous ignorons ce que nous devons ignorer. Nous cachons ce que nous devons cacher. Et nous fermons les yeux chaque fois que c’est nécessaire pour pouvoir nous cramponner à notre illusion d’un bonheur parfaitement réglé” confesse Sandra, nous révélant ponctuellement ses secrets, en particulier sur sa mère hystérique. C’est là, derrière une suite de mensonges, que le sujet devient fort convaincant. N’accorde-t-on pas trop de crédit et de confiance aux gens semblant “insérés socialement”, juste parce qu’ils savent masquer leur passif, ou leurs mauvaises actions ? Voilà également ce qui freine les investigations de l’opiniâtre D.D.Warren. Les bons citoyens en question font obstruction aux lois, au nom de leur liberté individuelle. Confidentialité légitime ou dissimulant des facettes plus troubles ? En parallèle, les personnes fichées pour des broutilles sont désignées au moindre incident, tel le jeune Aidan. Victime d’un système qui s’affiche vertueux, accablé par l’esprit “honnêtes citoyens” de gens peut-être bien pires que lui. Cette dimension sociologique est présente dans ce roman, au côté d’une intrigue criminelle énigmatique et palpitante.

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