Docteur Oméga GALOPIN71

ARNOULD GALOPIN

Docteur Oméga


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Le samedi 2 Aout 2009

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Arnould GALOPIN




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Collection Fusée. Illustration de couverture : Gil Formosa.

Avec le recul, certains livres d’anticipation semblent un peu désuets, pour ne pas dire naïfs, candides dans leur expression écrite et dans le propos abordé. Ainsi Docteur Oméga, écrit en 1906, par Arnould Galopin, dont le patronyme renvoie à l’âge présumé de ses lecteurs, conte les tribulations d’un savant énigmatique, le docteur Oméga, et de ses deux compagnons, Fred et Denis Borel le narrateur, écrivain à succès qui s’est retiré dans un petit village de Normandie, fatigué de la vie trépidante parisienne. Le docteur Oméga est un personnage mystérieux, dont les expériences tirent le bourg d’une certaine léthargie. Les deux hommes se rencontrent fortuitement, disons un hasard fortement aidé par Borel dont la curiosité avait été éveillée, et Oméga propose à Borel de l’aider dans ses recherches. Le savant vient de mettre au point un métal, la stellite, dont les propriétés défient la pesanteur. Un projet insensé germe dans le cerveau fertile du savant : grâce à ce métal, il va pouvoir aller sur Mars, en compagnie de ses deux disciples. Evidemment lorsque l’on a connu les péripéties des lancements de fusées, des mises en orbites, des premiers pas de l’homme sur la Lune, les tribulations de nos trois amis semblent pour le moins farfelues. Les précisions scientifiques sont balayées d’un revers de plume, le narrateur précisant que le savant, ce n’est pas lui mais le docteur Oméga et que tout ce qui découle du domaine scientifique ne sont pour lui que données abstraites. Ce qui lui ôte une épine du pied, et lui permet de continuer à raconter son histoire sans que le lecteur puisse lui faire le moindre reproche ou relever des anomalies quelconques. Pourtant les anomalies foisonnent comme la mauvaise herbe dans un jardin non entretenu. Il ne faut retenir que le côté merveilleux, étonnant, aventureux, dans le récit de cette exploration et lire avec une âme d’enfant, celle qui accepte mieux que les adultes les histoires fantastiques, où le fabuleux se le dispute à l’invraisemblable et qui charme les nuits blanches. Arnould Galopin usait de ficelles, comme le marionnettiste, mais les voient-on vraiment, ou alors si l’on garde les yeux fixés sur ces cordelettes qui agitent les membres des pantins fait-on abstraction du spectacle ? Les Américains et les Anglo-saxons ne s’y sont pas trompés puisqu’ils ont calqué leur Docteur Who sur le modèle du docteur Oméga. Arnould Galopin, comme la plupart de ses confrères feuilletonistes, se montrait aussi xénophobe, ce qui à l’époque ne dérangeait guère les esprits bien pensants. Et l’on pourra aussi remarquer les contradictions du narrateur qui laisse appliquer par le Docteur Oméga une action dont lui-même ne veut pas être la victime. Ainsi, page 169, vitupère-t-il contre les Martiens : “ Qui sait …si nous ne serons pas réduits au rôle humiliant d’ilotes, de misérables domestiques ? On nous montrera sans doute comme des bêtes savantes… Nous irons de ville en ville enchaînés, tels des ours, muselés peut-être, et la maigre nourriture qu’on nous donnera, il nous la faudra gagner par notre docilité, notre soumission à nos maîtres !… ”. Je me garderai bien d’aller plus loin de peur de déflorer l’épilogue.

Au roman d’Arnould Galopin sont joints quatre textes mettant le savant dans parfois de périlleuses situations écrits par Chris Roberson qui met en scène également Albert Einstein, Travis Hitz, Matthew Baugh et Serge Lehman. Enfin le plaisir ne serait pas complet si ne figuraient pas de très nombreuses illustrations, signées Bouard et extraites de l’édition originale. On lira ce roman avec ce petit pincement au cœur qui surgit toujours lorsqu’on évoque son adolescence.

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leslecturesdelonclepaul.over-blog.com/


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PAUL MAUGENDRE

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Illustration de couverture : Gil Formosa.

Avec le recul, certains livres d’anticipation semblent un peu désuets, pour ne pas dire naïfs, candides dans leur expression écrite et dans le propos abordé. Ainsi Docteur Oméga, écrit en 1906, par Arnould Galopin, dont le patronyme renvoie à l’âge présumé de ses lecteurs, conte les tribulations d’un savant énigmatique, le docteur Oméga, et de ses deux compagnons, Fred et Denis Borel, le narrateur, écrivain à succès qui s’est retiré dans un petit village de Normandie, fatigué de la vie trépidante parisienne.

Le docteur Oméga est un personnage mystérieux, dont les expériences tirent le bourg d’une certaine léthargie. Les deux hommes se rencontrent fortuitement, disons un hasard fortement aidé par Borel dont la curiosité avait été éveillée, et Oméga propose à Borel de l’aider dans ses recherches. Le savant vient de mettre au point un métal, la stellite, dont les propriétés défient la pesanteur. Un projet insensé germe dans le cerveau fertile du savant : grâce à ce métal, il va pouvoir aller sur Mars, en compagnie de ses deux disciples.

Evidemment lorsque l’on a connu les péripéties des lancements de fusées, des mises en orbites, des premiers pas de l’homme sur la Lune, les tribulations de nos trois amis semblent pour le moins farfelues. Les précisions scientifiques sont balayées d’un revers de plume, le narrateur précisant que le savant, ce n’est pas lui mais le docteur Oméga et que tout ce qui découle du domaine scientifique ne sont pour lui que données abstraites. Ce qui lui ôte une épine du pied, et lui permet de continuer à raconter son histoire sans que le lecteur puisse lui faire le moindre reproche ou relever des anomalies quelconques.

Pourtant les anomalies foisonnent comme la mauvaise herbe dans un jardin non entretenu. Il ne faut retenir que le côté merveilleux, étonnant, aventureux, dans le récit de cette exploration et lire avec une âme d’enfant, celle qui accepte mieux que les adultes les histoires fantastiques, où le fabuleux se le dispute à l’invraisemblable et qui charme les nuits blanches.

Arnould Galopin usait de ficelles, comme le marionnettiste, mais les voit-on vraiment, ou alors si l’on garde les yeux fixés sur ces cordelettes qui agitent les membres des pantins, fait-on abstraction du spectacle ? Les Américains et les Anglo-saxons ne s’y sont pas trompés puisqu’ils ont calqué leur Docteur Who sur le modèle du docteur Oméga.

Arnould Galopin, comme la plupart de ses confrères feuilletonistes, se montrait aussi xénophobe, ce qui à l’époque ne dérangeait guère les esprits bien pensants. Et l’on pourra aussi remarquer les contradictions du narrateur qui laisse appliquer par le Docteur Oméga une action dont lui-même ne veut pas être la victime. Ainsi, page 169, vitupère-t-il contre les Martiens : “ Qui sait …si nous ne serons pas réduits au rôle humiliant d’ilotes, de misérables domestiques ? On nous montrera sans doute comme des bêtes savantes… Nous irons de ville en ville enchaînés, tels des ours, muselés peut-être, et la maigre nourriture qu’on nous donnera, il nous la faudra gagner par notre docilité, notre soumission à nos maîtres !… ”. Je me garderai bien d’aller plus loin de peur de déflorer l’épilogue.

Au roman d’Arnould Galopin sont joints quatre textes mettant le savant dans parfois de périlleuses situations écrits par Chris Roberson qui met en scène également Albert Einstein, Travis Hitz, Matthew Baugh et Serge Lehman. Enfin le plaisir ne serait pas complet si ne figuraient pas de très nombreuses illustrations, signées Bouard et extraites de l’édition originale. On lira ce roman avec ce petit pincement au cœur qui surgit toujours lorsqu’on évoque son adolescence.

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