Henri Iv, L’énigme Du Roi Sans Tête GABET_ET_CHARLIER194

STEPHANE ET PHILIPPE GABET ET CHARLIER

Henri Iv, L’énigme Du Roi Sans Tête


Aux éditions LIBRAIRIE VUIBERT

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Le mercredi 21 Mars 2013

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Stéphane et philippe GABET ET CHARLIER




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Préface de Jean-Pierre Babelon, de l’Institut. Avant-propos de Jacques Perot.

Chasseurs de tête.

Plus on avance en âge, et plus on s’aperçoit que les manuels scolaires de l’Histoire de France sont truffés d’erreurs ou d’omissions. Dans quel but, la faute à qui, je ne saurais le dire. Mais nous avons engrangé, de force parfois parce qu’il fallait apprendre par cœur les résumés, ces duplicités et les avons même colportées ensuite à nos enfants. La désillusion ensuite est grande lorsque nous nous rendons compte que nous avons été grugés. Et cela nous amène à nous poser moult questions sur ces biographies ou autobiographies qui veulent établir la vérité sur X ou Y.

En effet, dans le but de montrer tel personnage, se montrer dans le cas d’une autobiographie, sous un jour différent de ce qui serait la vérité, ne nous propose-t-on pas des dénis, des voiles qui cachent la personnalité réelle de l’individu en question. Ou au contraire, ne force-t-on pas la mule comme on a coutume de dire. J’exagère peut-être, j’en suis conscient, mais il est vrai qu’il faut être prudent avec ce que l’on nous annonce, parfois à grand renfort de publicité, pour des authenticités. Et donc qu’il faut se fier, non pas à un témoignage, mais à plusieurs, sachant que même dans ce cas il peut y avoir affabulation ou hypocrisie.

Le bon Roy Henri IV n’était point si aimé que cela de son peuple et de son entourage. L’imagerie que l’on nous a inculquée réside en quelques phrases. Ralliez-vous à mon panache blanc ; Paris vaut bien une messe ; la fameuse poule au pot ; le régicide perpétré par Ravaillac, qui prête toujours à contestation… Autant d’ancrages dans nos mémoires qui sont ne sont qu’images d’Epinal, mais le règne fut tout autre que celui qu’on nous présente si souvent, et cela est scientifiquement ou méthodiquement démontré par les auteurs de ce livre. Par exemple l’haleine fétide d’Henri IV ne serait due à une absorption immodérée d’ail, mais à cause des nombreux chicots et abcès dont ses mâchoires étaient atteintes.

Ainsi Henri IV aurait subi plus d’une vingtaine de tentatives d’assassinats au cours de son règne. Mais le propos de cet ouvrage ne réside pas en une réfutation complète de quelques affabulations, mais dans une enquête effectuée dans un but bien précis et qui va déboucher sur d’autres révélations qui mettront à mal, une fois de plus, des suppositions, des rumeurs, ou des malveillances, édictées en vérités.

En automne 2008, Stéphane Gabet, journaliste d’investigation, prépare un reportage pour une émission télévisée sur Henri IV. A cette occasion, il rencontre Jean-Pierre Babelon, historiographe du Navarrais, afin d’obtenir de la documentation. Dans la conversation surgit cette légende selon laquelle un brocanteur aurait acquis en 1919 une tête momifiée à la salle des ventes de Drouot, pour la modique somme de 3 francs, alors qu’elle était mise à prix 500 francs. Ce brocanteur, Joseph Emile Bourdais est persuadé reconnaître en cette tête celle du Roi Henri IV mais bien entendu tout le monde le prend pour un doux dingue ou un mystificateur. Pourtant il s’appuie sur des écrits dont ceux d’Alexandre Lenoir qui fut chargé de surveiller ce qui devint un véritable pillage et saccage de la Basilique Saint-Denis, nécropole des rois de France, en octobre 1793.

Dans les années 1930, cette affaire défraye même la chronique. Depuis le décès du brocanteur en 1946, la tête semblait avoir disparu de la circulation. Soudain, Babelon se souvient d’une lettre émanant d’un particulier se disant possesseur de ce morceau royal.

Les recherches débutent afin de reconstituer le parcours du chef d’Henri IV, puis de vérifier les écrits d’Alexandre Lenoir. Celui-ci affirmait que la boite crânienne avait été sciée selon la méthode alors en vigueur afin d’embaumer les corps, afin de procéder à l’excérébration du cerveau. Une première contradiction si l’on se réfère au dessin que Lenoir lui-même effectua. Or celle qu’ils ont récupérée est intacte. De plus d’autres anomalies se greffent comme ce lobe d’oreille percé alors qu’aucune représentation du visage d’Henri IV montre qu’il portait un anneau. Il faut retrouver d’autres reliques royales afin de pouvoir comparer, analyser, passer au scanner, rechercher l’ADN, dans les différents musées susceptibles d’en posséder, en région parisienne, à Pau et même en Allemagne ou en Toscane. Puis procéder à de nombreuses vérifications scientifiques. Un travail de longue haleine qui est couronné de succès.

Ce sont ces deux parcours qui sont retracés, telle une enquête policière riche en rebondissements, les analyses, les vérifications, les fausses joies, surtout pour ceux qui pensaient être les détenteurs de reliques du Béarnais, puis reconstituer le visage à l’aide de techniques modernes et… révolutionnaires. Les deux chercheurs achoppent dès le départ sur le problème de l’embaumement. Selon quel procédé cette momification a été accomplie ? Il est même fait appel à des « nez », des spécialistes des odeurs, senteurs et fragrances en parfumerie. Et le résultat final va déboucher sur une constatation médicale qui bat en brèche bien des idées reçues, des affirmations d’historiens, des hypothèses ou des supputations sur la paternité ou plutôt la filiation d’un roi.

Malgré quelques petits termes médicaux inhérents à la profession d’anatomopathologiste et d’anthropologue, que l’on comprend toutefois mais que l’on serait ensuite incapable de replacer dans une conversation, ce document est passionnant de bout en bout, et nous livre une « face » nouvelle de l’histoire. Cet ouvrage est accompagné d’annexes, dont une qui répertorie les 23 arguments médico-historiques ayant permis l’identification et seize pages iconographiques.

Je voudrais juste signaler une petite erreur glissée page 70 : Un temps transformé en cordonnerie, le Prytanée [situé à la Flèche, Sarthe] redevint une école, militaire cette fois, sous Napoléon 1er en 1801. Si mes souvenirs sont exacts, Bonaparte ne devint Napoléon 1er que par une proclamation du 18 mai 1804, le sacre ayant eu lieu le 2 décembre 1804. Donc, l’auteur ne peut dire Napoléon 1er mais Napoléon Bonaparte, qui était alors consul à vie depuis 1802 et premier consul depuis le 9 novembre 1799 (18 brumaire an VIII). Ce n’est qu’un tout petit détail, mais c’est comme ça que les erreurs se forgent.

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