Le Procès Du Diable FORQUIN115

PIERRE FORQUIN

Le Procès Du Diable


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Le mercredi 24 Aout 2012

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Pierre FORQUIN




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Âgé de quarante-cinq ans, Jacques Marennes est industriel en tissage, une grosse entreprise d’une ville de province. Marié, père de deux enfants, il vient de passer treize mois en prison. Il est aujourd’hui jugé pour le meurtre de Juliette Leroy, sa maîtresse de trente-deux ans, traductrice dans l’édition. Ils étaient amants depuis six années. Le 9 mars de l’année précédente vers 20h40, elle a été abattue de deux balles d’un revolver appartenant à l’accusé, portant ses empreintes, trouvé sur le lieu du crime. Marennes ne possède pas d’alibi car, au même moment, il faisait une promenade vespérale, sans témoin. L’homme qui partageait la vie de Juliette Leroy à Paris, un voyou prénommé Henri, avait retrouvé sa trace. Voilà pourquoi Marennes avait confié à son amante quelques jours plus tôt. Il nie avoir assassiné la jeune femme, bien que tout l’accable.

Le Président du tribunal semble équitable, l’avocat joue correctement son rôle, et les jurés sont attentifs. En particulier le Premier Juré, un ancien commandant dans toute sa rigueur militaire. Le commissaire chargé de l’enquête vient exposer les faits. Il n’y a eu ni effraction, ni agression, et la victime était d’une moralité sans problème. Gardien de l’entreprise de Marennes, Gaston Bridel prétend avoir compris que son patron avait rendez-vous avec la victime. Mais il est quelque peu dur d’oreille. Une ancienne employée, au caractère offensif, affirme que Marennes la menaça un jour avec son revolver. Ce qui confirme la réputation colérique de l’accusé, et qui contrarie fortement celui-ci car c’est exagéré.

Mlle Delpestre, amie de Juliette, Marennes s’en est toujours méfié, la trouvant plus sournoise que timorée. Afin d’établir que l’amant était un jaloux, elle cite un incident s’étant produit entre Juliette et lui, su la route de Marseille à Cassis. Au deuxième jour du procès, les premiers témoignages restent défavorables à l’accusé. Puis vient le tour de son épouse, Germaine Marennes. Elle savait qu’il avait une maîtresse, mais dit qu’il n’a jamais été question de divorce entre eux. Ce qui n’est pas vraiment exact, mais elle a ses raisons. La défense présente enfin un témoin-clé qui peut, ou non, faire basculer le jury d’Assises. Il dit avoir plusieurs fois remarqué un homme suspect autour de chez la victime…

Un roman qui fut couronné par le Grand prix de Littérature policière, en 1962. On peut se souvenir de ces grands procès de l’après-guerre (affaires Dominici ou Marie Besnard), que le public suivait alors avec passion à la radio ou dans les journaux. Les romanciers utilisèrent également cet engouement pour le judiciaire. Déroulement classique d’un procès, plus quelques retours en arrière pour fixer les détails de la vie privée de l’accusé, la construction du récit apparaît peu novatrice, mais très solide. Même si Marennes (le narrateur) ne nous est pas antipathique, on ne peut jamais exclure sa culpabilité. Sa position de patron apporte certains inconvénients à sa défense, de même que sa relation adultérine. Le défilé des témoins illustre l’ambiance provinciale de l’époque, sans la caricaturer. Si la tonalité est plutôt feutrée, comme il sied dans ces débats, les faits se dessinent progressivement. Le suspense concerne le verdict, bien sûr, mais aussi la vérité du dénouement. Un roman de belle qualité, méritant sans doute ce prix littéraire.

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