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DIDIER FOHR

Les Filles Maléfiques


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Le mercredi 13 Octobre 2011

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Didier FOHR




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Une petite ville de province dans l’Est de la France, non loin du Jura. Mathieu Launay est fait-diversier dans un journal local et il aime se confronter à des histoires qui sortent de l’ordinaire. Tant que faire se peut, car trop souvent ce sont quasiment les mêmes reportages auxquels il est confronté, des banalités. Et puis cela lui permet de ne pas trop penser à ses amours contrariées avec Isabelle. Il rencontre avec plaisir son amie Milie qui a toujours des histoires invraisemblables à narrer et doit gérer ses problèmes relationnels avec son ami Fred.

Pour fouiner et rédiger ses articles, Mathieu possède deux sources de renseignements. Les correspondants locaux, principalement Senis qui sait tout ce qui se passe dans sa localité de Saint-Val, et le procureur Piretti. Aussi lorsque Senis lui annonce qu’il sent quelque chose de lourd, et que Piretti le convoque à la séance presse, Mathieu est tout émoustillé. Une adolescente a été retrouvée le corps lardé de coups de couteau, scarifiée de partout, et en partie brûlée. Elle a réussi à s’échapper de la cave de la maison abandonnée à la lisière du village et s’échouer sur le paillasson d’habitants qui se sont empressés d’appeler les gendarmes. Jennifer, une gamine de quatorze ans, est dans un sale état, plongée entre vie et mort. Les coupables sont deux autres gamines du même âge. Elles ont été rapidement repérées grâce à une gérante de station-essence chez laquelle elles avaient remplie un jerrican. Au départ il ne se serait agi que d’une vague histoire de petit copain, de jalousie, et cela aurait débuté par une paire de claque. Mais l’affaire semble plus complexe, plus malsaine qu’il y paraît, même si les gendarmes ne s’en tiennent qu’à cette version des faits. Mais l’on sait bien que l’évidence n’est pas forcément synonyme de vérité. Remonte alors à la surface le meurtre d’un SDF retrouvé dans des circonstances analogues un an auparavant, meurtre jamais élucidé.

Les deux gamines incriminées sont ballotées par leur famille. Lucie par exemple, l’instigatrice du coup monté arbore un look gothique, a déjà été enceinte deux fois. Et son père, séparé de sa mère et qui tient un club d’échangistes, a été soupçonné d’en être l’auteur. Mathieu enquête en compagnie de Bruno le photographe, auprès des membres des familles décomposées, mais il met les pieds dans un nid de vipères. Et quelques cadavres vont parsemer son chemin, dont celui de Bruno à cause du réflexe photographique de celui-ci alors qu’un individu cagoulé venait d’agresser le videur du club d’échangistes. De drôles de lascars s’immiscent pour le Bien et pour le Mal dans cette intrigue tirée par la queue du Diable. Des adeptes de cette nouvelle tendance gothique, un curé exorciste, un spirite, et surtout des familles en plein marasme. Comme le déclare le commissaire Berche : Il y a là l’expression de toutes les dérives de notre peuplade, les perversions, les peurs, les superstitions, les délaissements. Ces abandons minuscules qui font qu’un beau jour plus personne ne maîtrise plus rien dans sa vie. L’histoire oscille entre la résurgence des peurs ancestrales du Diable et les méfaits d’un Diable moderne nommé Fesse-bouc. Sans oublier la télévision qui empêche toute conversation et détruit la cellule familiale comme le déclare l’un des parents d’élèves. Car chacun sait qu’avant que la télévision trône en reine incontestée, le père écoutait la radio, lisait son journal et exigeait le silence. Seul le père pouvait commenter l’actualité et aucune contestation n’était tolérée. Et bien avant encore, les enfants n’avaient pas le droit de parler à table, ils ne devaient pas faire de bruit en maniant fourchette et couteau. Oui la télévision a changé bien des relations.

Dans ce sombre tableau d’une province qui absorbe le mal, les conflits familiaux et les dérives sectaires, tel un papier essuie-tout, quelques notes d’humour se glissent çà et là, afin de décompresser le lecteur qui replonge aussitôt dans la noirceur distillée par l’auteur.

Citation : Si les filles mettent des décolletés, c’est qu’elles complexent sur leurs fesses.

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