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DIDIER FOHR

L’ogresse Met Le Feu


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Le jeudi 7 Juin 2013

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Didier FOHR




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Quand les usines ne sont pas délocalisées, elles sont victimes d’un incendie. Le résultat est le même, des dizaines d’employés au chômage. Mais dans le dernier cas, c’est la fatalité. Quoique…

Fait-diversier au journal local, Mathieu Launay est rapidement sur place lorsque l’information lui parvient. Une trentaine de salariés de l’usine qui fournit des pièces spécifiques pour de grandes marques de luxe stagnent déboussolés, des Turcs en majorité. C’est Ismet, le contremaître, qui en arrivant tôt le matin a découvert le sinistre. Les pompiers s’activent. Deux trois femmes sont rassemblées auprès d’une autre, d’aspect physique assez imposant. L’un des ouvriers lui précise que le patron n’est jamais là, mais que c’est la Grosse qui porte la culotte. D’ailleurs cette jeune femme, vêtue d’un imperméable, s’approche de lui d’une démarche saccadée et l’apostrophe lui reprochant d’être tel un charognard et demande à Akham, l’ouvrier, de venir avec elle.

Mathieu s’introduit dans le bâtiment et un pompier lui montre dans une pièce un jerrican d’essence qui n’aurait pas dû se trouver là ainsi qu’une silhouette noircie sur un pan de mur. Selon l’homme du feu, l’incendiaire a dû être projeté et doit en garder des séquelles. Matthieu en profite pour prendre quelques photos puis se retrouve nez à nez avec son ami Toussaint, le policier.

Pour être journaliste, Mathieu n’en n’est pas moins homme. Il a un mal de dent insoutenable et il lui faut trouver un homme de l’art rapidement. Toutefois sa conscience professionnelle l’oblige à se rendre au journal et Gormeau, le responsable de l’édition locale est comme à son habitude sur les dents. Il veut absolument un papier du feu de Dieu sur l’incendie. Mais au moins Mathieu repart avec un nom : Jean-Marie Storkel, un pro de la molaire dont Cindy l’assistante est pour le moins avenante et incisive. Auparavant, Mathieu appelle Akham qui lui offre quelques renseignements sur la patronne par intérim. Elle ne crache pas sur les hommes et tout le monde y passe, chacun ayant droit à sa sucette, avec néanmoins une préférence pour Ismet bombardé contremaître un an auparavant, probablement pour services rendus.

Chez le dentiste, alors qu’il patiente allongé sur le fauteuil et que Cindy le prépare, Mathieu surprend une conversation téléphonique pour le moins édifiante. D’après les quelques mots échangés, il apprend que Berche, le commissaire de Varengeville, est Franc-maçon mais plus étonnant, la Grosse, que l’on pourrait tout aussi bien surnommer la Prédatrice et de son nom Brigitte Duris, serait une sœur. Et qu’il faudrait la protéger !

Il n’y a pas de fumée sans feu, et Mathieu décide de se renseigner auprès de quelques compagnons fiables, Hébuterne par exemple, ancien journaliste et Pygmalion d’hommes politiques, Pierrot un collègue, Patrick le photographe attitré du journal, Toussaint et Morel son adjoint, Baldelli et peut-être Aysun la sœur d’Akham, infirmière à l’hôpital, qui lui signale que son frère a été agressé par une bande mafieuse d’origine turque nommée les Loups Gris. Elle lui remet subrepticement une enveloppe contenant quelques petits mots. Les premiers sont adressés à Akham et signés la Grosse. Des mots dans lesquels elle déclare sa flamme au jeune Turc. Mais un autre plus révélateur est adressé à Ismet, dans laquelle elle parle d’une maison en construction en Turquie et qui fait aussi référence à Basinger, le patron de l’entreprise. Et là cela sent le roussi, car Basinger, jeune patron ambitieux mais qui s’est fait avoir, apprend aux policiers et à Matthieu que Brigitte Duris, qu’il avait embauchée sur recommandation quelques mois auparavant, a détourné des fonds et que la boîte est en péril.

Mais pour retrouver Brigitte, il faudrait envoyer des signaux de fumée à tous les guetteurs du coin. Elle est mal en point, grièvement brûlée, pourtant elle arrive à échapper à tous. Elle a d’abord été dissimulée chez l’un des Francs-maçons, qui était sûr de faire une bonne action, puis elle a été placée à l’hôpital d’où elle s’est échappée et depuis elle court dans la nature.

L’enquête menée par Mathieu et Toussaint occasionne quelques coups et blessures au journaliste, et va les entraîner sur les antécédents de Brigitte Duris, notamment à La Rochelle où elle était employée précédemment. D’autres plaintes sont signalées, maintenant que les journaux se sont emparés de l’affaire. A chaque fois elle entrait dans une société comme comptable, savait se rendre indispensable au patron puis liait des liens d’amitiés avec l’épouse de celui-ci, et bilan, des fonds détournés et des entreprises sur la paille. Mais il n’y a pas que ça, car il s’avère qu’une filière turque serait à l’origine de contrefaçons.

Les meurtres ou tentatives de meurtres s’enchainent, et les Francs-maçons locaux sont bien embêtés. Toutefois comme le fait remarquer Mathieu, plus lucide que certains de ses concitoyens : Il va falloir faire attention aux fantasmes et aux idées reçues dans cette histoire. C’est encore un coup à jeter le discrédit sur toute une communauté.

Ce n’est qu’une fiction et pourtant combien de journalistes peu scrupuleux et d’hommes politiques qui n’hésitent pas à jeter de l’huile sur le feu, entonnent la main sur le cœur que tout ce qui arrive, c’est la faute aux étrangers, de préférence d’origine méditerranéenne. En effet s’il y a quelques moutons noirs turques qui gravitent dans ce roman, ils ne sont qu’une poignée mais l’attention se focalise sur eux. C’est le lot de toutes les communautés d’origine étrangère qui vivent en France. C’est bien le personnage de Brigitte Duris qui marque au fer rouge l’esprit du lecteur. Une prédatrice qui manipule aussi bien les hommes que les femmes. Une femme forte physiquement et psychiquement. Elle les réduit en esclavage et peu lui chaut les conséquences. Quant à la relation entre Matthieu et sa compagne Milie, qui veut écrire un roman sur cette affaire, elle oscille entre le chaud et le froid

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