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SEBASTIAN FITZEK

Le Briseur D’âmes


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Le mercredi 27 Avril 2012

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Sebastian FITZEK




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Caspar continua à marcher à pas de loup et évita de justesse une fontaine à eau. Si sa mémoire ne lui faisait pas défaut, elle se trouvait non loin de leur objectif.

Cette phrase (page 81 du dossier médical) pourrait sembler ironique, cynique, empreinte d’un humour noir totalement hors de propos si le contexte n’était pas rétabli et ne mettait pas en cause un personnage atteint d’amnésie.

Suite à un accident dont il ne se rappelle rien Caspar est interné dans une clinique dirigée par le professeur Rassfeld. En cette nuit proche de Noël, la neige tombe et les résidents ainsi que les représentants du service médical sont peu nombreux. Alors qu’il vient de réparer la télévision de Greta, une vieille dame qui réside depuis quelques années, les informations envahissent la pièce. Le Briseur d’âmes vient encore de faire des siennes. Une troisième femme vient d’être retrouvée, et comme les précédentes elle est en état de choc, nue, paralysée. La première n’a pas supporté son état et elle vient de décéder. Toutes étaient en catatonie, incapables de réagir à la moindre sollicitation. Des bouts de papier ont été retrouvés sur les victimes du Briseur d’âmes, des sortes de messages en forme de devinettes. Des flashs reviennent à la mémoire de Caspar, comme si ses souvenirs essayaient de perforer son amnésie, mais il est incapable de pouvoir les analyser.

Caspar surprend une conversation entre le directeur Rassfeld et Sophia, la doctoresse, alors qu’il aurait dû rester confiné dans sa chambre. Mais il ne comprend pas les propos, même s’il sait qu’ils parlent de lui et de son dossier médical. Sophia lui présente un petit chien, Monsieur Ed, en référence au cheval parlant de la série télévisée, mais Caspar ne peut rattacher l’animal à ses souvenirs. Pourtant le chien lui démontre son affection, comme s’il le connaissait. Une chaine d’argent orné d’un pendentif en perle attaché au cou de Sophia attire son regard. Pourtant les quelques objets que lui a présenté le toubib ne réussissent pas à raviver la moindre étincelle de mémoire en lui.

Mais des événements étranges se déroulent durant cette nuit du 23 décembre. Ainsi grâce aux caméras de surveillance disposées sur le chemin menant à la clinique, ils aperçoivent une ambulance qui vient de déraper sur le verglas. Sophia et Bachmann, le gardien, se rendent sur le lieu de l’accident en chasse-neige. Tom, l’ambulancier, est sain et sauf, mais il n’en va pas de même pour le patient qu’il transporte. L’homme a un couteau planté dans la gorge. Une automutilation selon l’ambulancier qui a récupéré le blessé inconscient dans une chambre d’hôtel. Mais c’est lors du transport que celui-ci, qui était peut-être sous l’influence de l’alcool ou de médicaments, s’est réveillé et a plongé son canif dans sa gorge.

Outre Rassfeld, Sonia, Greta, Bachmann et Caspar, ne résident ce soir-là que trois autres personnes : Linus, un malade qui possède des difficultés d’élocution, Yasmin, une aide-soignante et Sybille, la cuisinière. Ce qui, en comptant les nouveaux arrivants, donne dix personnes qui vont connaître les affres de la peur durant cette nuit, et dont toutes ne verront pas le jour se lever. La tension monte progressivement, jusqu’à culminer dans une ambiance de terreur.

Cette nuit étrange a été consignée dans un dossier médical retrouvé dans les dossiers du docteur Larenz, dont on a fait la connaissance dans Thérapie. Il est proposé par un professeur à quelques participants qui doivent le lire puis dégager une analyse et en confirmer la véracité. Pour cela ils vont toucher 200 euros. Seuls n’acceptent d’étudier ce protocole que deux étudiants. Et ils le commenteront lorsqu’ils en auront terminé la lecture. Il s’agit donc un peu d’une histoire gigogne, une histoire, celle de Caspar, étant intégrée dans la relation de la séance proposée par le professeur. Et il est à noter que la narration des événements vécus par Caspar et consorts possède sa propre pagination qui s’insère dans le roman de Sebastian Fitzek.

Une fois de plus Sebastian Fitzek réussit à bluffer son lecteur en parsemant des indices dans le corps du texte et qui seront analysés ensuite par les deux étudiants sous la houlette du professeur. Des indices qui crèvent les yeux (façon de parler !), pour peu que le lecteur soit attentif, ou sous forme de devinettes déposées par le Briseur d’âmes auprès de ses victimes. La progression de la peur est distillée graduellement laissant place à la frayeur, l’épouvante jusqu’au final renversant. Un nouveau tour de force à inscrire au tableau de Sebastian Fitzek qui pour l’instant ne m’a jamais déçu, au contraire. Et je trouve même qu’il se bonifie et si je devais le comparer à un autre auteur, je ne citerai pas Harlan Coben, comme précisé en quatrième de couverture le site Polars Pourpres, mais bien à Robert Bloch, le maitre du frisson, de l’angoisse et de la terreur.

Au fait, n’oubliez pas de lire les remerciements ! Un complément au roman qui s’avérera profitable pour tous ceux qui désirent connaître la solution de la dernière énigme !

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