A La Fin, Tout Le Monde Est Mort FAYOLLE81

RAPHAEL FAYOLLE

A La Fin, Tout Le Monde Est Mort


Aux éditions JEAN-PAUL BAYOL


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Le mardi 24 Novembre 2010

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Raphaël FAYOLLE




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Lorsqu’on évoque le chiffre 7, aussitôt on pense aux 7 mercenaires, aux 7 péchés capitaux, aux 7 jours de la semaine, aux 7 nains de Blanche-Neige, au jeu des 7 familles, à celui des 7 erreurs, aux 7 couleurs de l’arc-en-ciel, et ainsi de suite jusqu’aux 7 nouvelles qui composent ce recueil. D’ailleurs il existe une corrélation entre l’arc-en-ciel et ces nouvelles puisque chacune d’elles possède une couleur dans leur titre.

L’auteur nous délivre son message dès l’intitulé du recueil : A la fin, tout le monde est mort. Au moins on sait où on va. On se dit tout le monde va y passer. Oui mais comment, pourquoi et autres interrogations qui trottinent dans la tête jusqu’à ce que l’auteur nous délivre la solution finale. Des histoires simples, presque de la vie de tous les jours, sauf que Raphaël Fayolle joue avec les nerfs. Et toutes ces nouvelles possèdent trois points communs qui régissent la vie : l’amour, la mort et l’humour sous-jacent, féroce et noir.

Dans La maison rose, nous entrons dans l’intimité de Jean Pranard, paysan auvergnat qui ne possède ni femme ni ami, sauf peut-être Matoszac qui habite une maison rose. Jean Pranard a décidé de se suicider et il accomplit son acte avec son fusil placé contre la tempe. Mais il ne s’était pas méfié d’un courant d’air qui claque la porte, et produit un bruit ressemblant à une décharge. Le coup part mais est dévié. Lorsqu’il reprend ses esprit il se demande s’il est vivant ou s’il est mort.

Le cerveau blanc est une notice nécrologique, comme celle qu’on peut lire dans un mensuel andalou, dédiée à un poète espagnol qui vient de disparaitre en s’égorgeant. Pas tout blanc ce poète, pourtant le journaliste revient sur le parcours littéraire de celui qui fut surnommé El Galo en référence à ses origines françaises. Il en dresse un portrait « vivant », ému, sincère écrit-il. Mais jusqu’où cette sincérité peut-elle aller et ne sont-ce que larmes de crocodile, empruntées à une marque de tee-shirt pour s’essuyer les yeux ?

Le châle orange est beaucoup plus personnel et intimiste. Prétextant l’oubli d’un châle dans leur appartement, pièce vestimentaire à laquelle apparemment elle tient beaucoup, une femme rend visite à son mari dont elle est séparée. A ses yeux ce n’est qu’un horrible cochon, qui l’a trompée, bafouée, et depuis ils vivent séparés. Elle s’est trouvé un jeune amant mais ce n’est pas pour autant qu’elle a tout pardonné. Elle médite sa vengeance, une gentille vengeance selon elle. Gentille vraiment ?

Le hêtre roux, arbre appelé aussi fayard, est un arbre malicieux qui se dresse inopportunément devant la calandre de la voiture d’un conducteur qui s’en va rejoindre sa belle. Mais sait-il, ce Christophe au prénom qui ne lui porte pas chance, que sa belle, prénommée Ophélie, pendant ce temps songe à rejoindre un bellâtre rencontré via un site de rencontre. Une histoire d’amour avortée avant d’avoir débuté, et pourtant.

Le ballon jaune, c’est celui avec lequel Hervé passe son temps dans le cercle fermé de l’ovalie. Et depuis qu’Hervé a été recruté par le club de rugby de Nîmes, la petite vie tranquille de Christine et de Max s’en est trouvée chamboulée. Ils vivent dans une petite maison de ville affligée d’un jardinet, entourée de canisses et de hauts murs séparés par une rue étroite. Christine est obligée de se taper quotidiennement le chemin afin de se rendre chez sa patronne esthéticienne quant à Max, il est déboussolé. Il avait une copine, Colline, et surtout il appréciait de pouvoir vagabonder à loisir dans la garrigue environnante. Tandis que maintenant, déjà qu’il n’était pas bavard, il est devenu mutique.

Le bus bleu : Remontant le trajet qu’effectuait chaque matin Romain Boudre, un homme tente de comprendre ce qui a pu arriver à son ami, d’établir une sorte d’étude de caractère, de démêler sa personnalité parmi les différents témoignages des commerçants auprès desquels il avait ses habitudes. Et surtout qu’est devenu Romain Boudre que les différents témoignages recueillis laissent supposer comme un homme à double facette.

Enfin Les Escarpins rouges nous livre les réflexions d’une femme-enfant perdue dans son monde et ses souvenirs, vivant auprès de maman.

Au travers de chacune de ses nouvelles plane l’ombre de l’auteur, non pas qu’il se met lui-même en scène, mais par de petits coups de griffes assenés de ci de là. Ainsi dans Le hêtre roux peut-on lire, et partager ce qui pourrait être une réflexion empreinte de bon sens : Elle alluma la télévision, tomba sur Ardisson, tint une dizaine de secondes, zappa, échoua sur Arthur, résista deux longues secondes, bascula sur la pub, regarda un petit moment, puis éteignit le poste et s’abima dans un court désespoir. On mesure l’intérêt de cette jeune femme, et de quelques téléspectateurs dont les neurones ne sont pas court-circuités, porté envers les programmes du petit écran. On n’a pas les mêmes valeurs. Des textes souvent émouvants, des tranches de vie quotidienne, simple en apparence mais pas banale, qui montrent combien l’être humain, et non pas le fayard, peut se torturer et torturer les autres, par égoïsme. Enfin l’action, dans la plupart des nouvelles, se déroule en Auvergne ou en Cévennes, région natale de Raphaël Fayolle. Un auteur prometteur.
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