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SARA FAWKES

Tout Ce Qu’il Voudra


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Le vendredi 13 Avril 2013

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Sara FAWKES




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Et moi, alors ?

Longtemps censuré, ou relégué dans l’enfer des bibliothèques, le roman érotique avait connu son envol libre à la fin des années soixante, avec Emmanuelle, puis dans des collections chez Phénix et Eurédif, Gérard de Villiers et quelques autres emboitant le pas, des séries comme Brigade Mondaine dont le propos était plus le descriptif que de proposer de véritables intrigues. Ce qui ne veut pas dire que le roman érotique n’existait pas. Boyer d’Argens (Thérèse), Crébillon fils (Le Sopha), ou plus abusivement Alexandre Dumas auquel a été attribué Le Roman de Violette mais qui est en réalité l’œuvre de la marquise H. de Mannoury d'Ectot.

Depuis quelques années le roman érotique fait un retour en force, notamment dans des collections sentimentales comme chez J’ai Lu. Et bon nombre d’auteurs publient des ouvrages qui reprennent le flambeau, oscillant entre Emmanuelle justement, L’ordinatrice de Maud Sacquard de Belleroche, ouvrage dans lequel la narratrice note ses amants en fonction de leurs prouesses, et Histoire d’O, un roman à l’ode du sadomasochisme. Je ne nous en établirai pas une liste, mais un roman a accaparé dernièrement les blogs, les conversations, les magazines littéraires et féminins. Il est à noter que la plupart du temps, les auteurs se cachent sous des pseudonymes féminins or chacun sait maintenant qu’Emmanuelle Arsan n’était que le prête-nom de son mari. Et ces romans sont destinés à un public essentiellement féminin : libération des mœurs, hypocrisie, désir pour un lectorat d’apprendre quelques façons de procéder afin d’éviter d’avoir un mari volage ou de se donner bonne conscience avec un amant de passage, toutes les hypothèses sont à envisager. Loin des couvertures aguicheuses des années soixante-dix, ces romans aux couvertures sobres sont disposés sans vergogne sur les étals des libraires et chacun peut les compulser à son aise.

Tout ce qu’il voudra a déjà eu les faveurs d’un grand nombre de lecteurs. D’abord publié sur le blog de Sara Fawkes, où il obtient un grand succès, il est décliné en cinq épisodes en librairie. Ces cinq parties s’intitulent : Tout ce qu’il voudra, Tous les coups sont permis, En amour comme à la guerre, Dommages collatéraux, et Trahison. Ces cinq parties sont réunies dans ce livre avec un épisode complémentaire : La part du diable et enrichies de scènes inédites.

Mais osons ouvrir cette intégrale d’un doigt fébrile et plongeons sans réserve aucune dans cette histoire.

Selon les magazines féminins l’un des fantasmes de la femme moderne est de copuler (je n’écris pas faire l’amour, car le sentiment amoureux n’est pas une donnée obligatoire dans ce cas d’exercice) dans un ascenseur, histoire peut-être de mieux s’envoyer en l’air. Et dans le premier chapitre (j’allais écrire chat pitre), on n’y coupe pas. On connait tout ou presque de l’héroïne qui s’appelle Lucy. Elle travaille pour une société comme intérimaire sur ordinateur, pour des saisies de données, au quatorzième étage d’un immeuble ancien, dans un petit bureau dont elle a la jouissance. Cela fait plus d’un an qu’elle utilise, à défaut d’autre chose, un engin qui fonctionne avec des piles. Et elle doit faire attention qu’elles ne se déchargent pas trop vite. Les piles. Ce matin là, Lucy retrouve un bel homme, qu’elle a déjà eu l’occasion de reluquer, mais aucun échange… verbal ne s’est encore produit. Que lui passe-t-il donc dans la tête à cet homme qui apparemment sait ce qu’il veut et ce qu’elle désire. Alors que tous les autres occupants quittent l’ascenseur et qu’ils se retrouvent tous deux seuls, il effectue quelques approches qui se terminent par une main dans le slip de Lucy, slip qu’elle sera obligée par la suite de mettre à la poubelle. A mettre au bilan des pertes et profits. Mais elle garde un souvenir émoustillé de ce prince charmant auquel elle a permis d’effectuer une inspection digitale de son intimité.

Sa journée terminée, Lucy, qui n’a fait que penser à sa rencontre matinale, ce qui l’a profondément perturbée dans le classement de ses dossiers, passe par le parking afin de gagner du temps pour rejoindre sa station de métro. L’homme l’aborde à nouveau, et malgré sa réticence initiale Lucy se laisse à commettre quelques privautés fortement conseillées et repart avec la veste de son bel inconnu sur le dos. Il fait frais et il est galant.

Le lendemain, en fin d’après-midi, alors qu’elle a passé toute la nuit précédente et la journée à se demander si elle devait donner sa démission, sa supérieure lui ordonne de la suivre, d’un ton qui n’augure rien de bon. Elle se retrouve devant son inconnu qui n’est autre que Jeremiah Hamilton, le grand patron. Il l’interroge d’un ton sec, demandant pourquoi elle a quitté la fac, pourquoi elle présente comme pièce d’identité un passeport, pourquoi, pourquoi... De plus une coupe franche dans les effectifs est prévue et les intérimaires seront licenciés le soir même. Lucy au bord des larmes lui avoue qu’elle a perdu ses parents et qu’elle a été obligée de vendre la maison pour régler les dettes liées à ses études. Et qu’elle vit à Jersey city en colocation avec une amie.

Est-ce par compassion qu’il propose à Lucy de l’embaucher définitivement, avec un salaire nettement supérieur à ce qu’elle touchait, lui demandant de devenir son assistante personnelle ? En contrepartie il faudra qu’elle fasse tout ce qu’il voudra. Ce qui tombe bien car Lucy rêve d’un emploi où je m’épanouirais et serais utile aux autres. C’est-y pas mignon ? Après avoir une nouvelle fois testé le potentiel de Lucy, il décide qu’elle va l’accompagner pas plus tard qu’immédiatement à Paris.

Commence alors le début des mésaventures de Lucy (tiens, comme a été appelée La Première Femme fossile découverte par une équipe de géologues et paléontologues dont Yves Coppens) sous la coupe d’un milliardaire dominateur et secret. Bûche (une métaphore virile) et embûches sont au programme et le tout est plaisant à lire. Et l’on se demande si le lecteur est plus intéressé par les aventures charnelles, nombreuses, pimentées, exploratoires, diversifiées de l’héroïne, que par l’histoire en elle-même. Histoire racontée à la première personne, ce qui lui donne un petit goût d’authenticité.

Nous sommes bien loin des bluettes signées Barbara Cartland, même accompagnées d’une sauce piquante.

L’éditeur propose de se laisser emporter par la vague érotique. Moi j’ose affirmer qu’il s’agit d’un mascaret.

Un roman à lire d’une main, l’autre servant à… prendre des notes.

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