Le Bal Des Frelons DESSAINT231

PASCAL DESSAINT

Le Bal Des Frelons


Aux éditions RIVAGES/ THRILLER

1360

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Le samedi 6 Fevrier 2011

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Pascal DESSAINT




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Il s’agit d’un village qu’on suppose endormi dans sa ruralité tranquille, dans une vallée de montagne. Voilà pourquoi l’apiculteur Maxime s’est installé depuis dix ans dans cet endroit isolé. Il a quitté sa compagne et Paul, le fils de celle-ci, pour s’occuper de ruches et d’abeilles. Malgré ses aléas, c’est une activité assez rentable, qui lui permet de ne pas côtoyer grand monde. Autre cas, Rémi s’est fixé dans ce village par hasard. Il y a rencontré Mariel, infirmière de quinze ans son aînée. Ils ont vécu ensemble, sans trop s’occuper du regard des gens. Et puis Mariel est décédée à cause d’une chute accidentelle. Difficile pour Rémi, dont le cerveau est un peu dérangé, de se passer de la présence de Mariel.

Il y a aussi Antonin, qui fut gardien de prison durant trente ans. Il pense s’être montré bienveillant avec les détenus, mais ceux-ci pouvaient ressentir un certain mépris dans ses taquineries. Aujourd’hui retraité, Antonin passe le temps en circulant dans la région ou en glandant sur un banc. Marié à Martine, il commence à ne plus apprécier son épouse et ses manies. Celle-ci vient de retirer toutes leurs économies de la banque. Un beau pactole, dont Martine ne veut pas lui dire où elle l’a caché. Elle aussi, elle en a marre de la présence de son mari retraité. Le maire du village, Michel, a été naguère son amant. Cet homme cupide pourrait l’aider à se débarrasser d’Antonin, si elle lui offre ses faveurs et une part de son magot.

Certes, effectivement intéressé par le fric, Michel a été chasseur. Quand il s’amuse à tirer désormais, tout ce qu’il réussit à cibler, c’est une paisible vache dans un champ. Celle du paysan roublard Jacques, dont le cousin est gendarme. De quoi frôler les ennuis pour Michel, même si le gradé Charles est du genre magnanime. Coralie, l’employée de mairie, a surpris le projet de Martine et de Michel. Cette quadragénaire frustrée est amoureuse du maire. Elle a posé les conditions de son chantage. Elle prend deux jours de congés afin de se préparer à son propre dépucelage.

Martine n’est pas la seule à vouloir supprimer Antonin. Loïk et Baptiste, deux anciens taulards vivant maintenant en couple, ont aussi des griefs contre l’ex-gardien de prison. Surtout Loïk qui, tout en cajolant son hérisson domestique, mûrit sa vengeance. Le moment approche pour le duo, qui se rend en voiture au village. De son côté, Antonin projette également d’éliminer son épouse. Bien entendu, ça paraîtra accidentel, afin que le gendarme Charles n’ait pas idée de le soupçonner. Mais il doit d’abord savoir où elle a planqué le magot.

Quant à Martine, sa détermination meurtrière commence à faiblir : “Nous nous supportions tout de même depuis un certain nombre d’années. Il y avait eu de bons moments, surtout au début. Nous avions partagé la plus effroyable des douleurs. Tout cela n’aurait-il aucun sens, aucune valeur ? Étais-je réellement prête à l’effacer d’un revers de main ?” Tandis que Maxime organise la transhumance des ruchers, Charles le gendarme a bien raison de ne pas trop s’éloigner du village…

C’est une fort agréable comédie noire qu’a concocté ici Pascal Dessaint. Dans ce récit à plusieurs voix, nous faisons connaissance avec des personnages assez insolites. Rémi est vraiment déjanté, Coralie n’est guère plus équilibrée, Michel se réfugie dans l’ivresse, Maxime préfère sa solitude. Plusieurs autres ont des projets criminels. On ne parierait pas sur leur réussite, pourtant il y aura des victimes. Évidemment, on retient d’abord l’aspect souriant de cette histoire. S’il existe une part de caricature, elle est bien dessinée. Comme dirait le paysan Jacques : “C’est pas parce qu’on est des bouseux qu’on est des attardés.” La drôlerie est donc très réussie, avec une tonalité enjouée. On apprend aussi bien des détails sur le métier d’apiculteur, puisque telle est l’origine de ce “Bal des frelons”. Le rôle de Maxime apporte un contrepoint psychologique à l’intrigue. Humour et suspense, pour un roman extrêmement agréable à lire.

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PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE
Voulez-vous valser, abeilles… ? pourrait chantonner Maxime, l’apiculteur qui commence à procéder à la transhumance de ses ruches. Une opération délicate à effectuer, les hyménoptères n’appréciant guère les déménagements. Parfois certaines d’entre elles, éprises de liberté, s’échappent mais elles rentrent rapidement au bercail. Mais Maxime doit veiller aussi aux dégâts causés par des prédateurs, les perce-oreilles, les varroas, les frelons asiatiques aussi, le nouveau péril jaune. C’est dans ce contexte que Paul réapparait, Paul son beau-fils, qu’il n’a pas vu depuis une dizaine d’années. Les deux hommes se retrouvent comme si de rien n’était et Paul va même jusqu’à proposer ses services. Mais ceci n’est que l’un des éléments de cette histoire, dans laquelle grouillent quelques personnages dont on ne sait quelle mouche les a piqués.

Peut-être que tout ne serait pas arrivé si Viviane n’était pas tombée malade, sclérosée, et si elle n’avait pas incité son mari Michel, le maire du village, d’aller voir ailleurs afin de contenter sa libido. Alors il s’était empressé de faire la cour, tel un paon, à Martine qui apparemment n’en demandait pas plus.

Peut-être que tout ne serait pas arrivé si Martine, paniquée à cause des banques qui au lieu de jouer à l’écureuil, voire à la fourmi, ne s’était pas mises à se prendre pour des cigales, n’avait pas retiré les économies du ménage pour le mettre à l’abri dans une boite en plastique. Antonin son mari, maton à la retraite qui passe ses journées sur un banc près du cimetière, se prenant pour un lézard chauffé par le soleil tout en regardant les habitants vaquer à leurs occupations, Antonin n’apprécie pas ce manque de confiance, d’autant que Martine ne veut pas lui préciser où elle a caché le magot. Ce qu’il ne sait pas c’est que Martine a décidé, telle la mante religieuse, de ne faire qu’une bouchée de son mari en requérant les services de Michel. Antonin n’est plus tout à fait l’étalon qu’elle a connu, même s’il n’a jamais été un chaud lapin, pas encore un bœuf mais quand même. Elle sait se montrer convaincante auprès de Michel grâce à quelques gâteries de son cru, lui insufflant l’idée d’utiliser son fusil de chasse. Coralie, la secrétaire de mairie, qui a entendu quelques bruits de succion et de déglutition derrière la porte, a décidé qu’elle aussi devrait participer à la fête et, pourquoi pas, s’approprier une partie du magot que Martine a proposé à son patron.

Rémi, l’idiot du village, qui comme une larve humaine vit dans un château d’eau désaffecté, joue les bousiers, après avoir déterré le cadavre de son ancienne compagne décédée. Il possède deux poules, une rouge et une noire qui a appelée Sten et Dahl. Quant à Loïk et Baptiste, deux anciens détenus, ils se promettent quelques joies à l’idée de retrouver Antonin, leur ancien maton. L’un d’eux est un fan de Status Quo, l’autre ne voit que par Caroline, son hérisson.La tranquillité de ce petit village de l’Ariège est compromise par tous ces personnages qui s’agitent comme si le destin avait donné un coup de pied dans un nid de frelon. Et pour corser ce zoo, un ours se balade dans la nature tandis qu’une vache est retrouvée abattue d’un coup de fusil. Plus loin, se dresse une ancienne usine de Tungstène, dont les effets nocifs ont peut-être perturbé le mental de certains des villageois. Pascal Dessaint nous entraîne dans une atmosphère limite déjantée, qui emprunte à Siniac, Charles Williams ou encore à Jim Thompson, l’auteur de 1275 âmes, mais décrivant tout ce petit monde avec le regard acéré de l’épervier. Des scènes truculentes, d’autres émouvantes, émaillent ce roman qui aurait pu être dédié à Buffon.
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