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KAREL DE LA RENAUDIER

Zalbac Brothers


Aux éditions ALBIN MICHEL


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Le dimanche 29 Juillet 2013

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Karel DE LA RENAUDIER




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Ne vous y trompez pas, le titre de ce roman pour le moins bizarre, trouve toute sa justification lorsque je vous aurais signalé que le « héros », le personnage principal de l’intrigue est un Eugène de Rastignac moderne. En effet dans le roman de Balzac, vous aviez compris l’astuce je suppose, Eugène de Rastignac est un jeune homme ambitieux, qui découvre ce que l’on appelle la bonne société et se montre prêt à tout pour parvenir au but qu’il s’est fixé. Ce jeune loup devient banquier puis expert en luttes d’influence.

Jean Demester possède un peu le profil de ce Rastignac, mais au départ, il ne sait pas qu’il va devenir un rouage important de la banque d’affaires Zalbac Brothers. En réalité il subit l’effet papillon.

Alors qu’il conduit un taxi dans les rues enneigées de New-York, Jean est obligé de freiner brutalement une Maybach lui ayant quasiment coupé la route. Un dialogue s’échange entre Jean et le passager de la voiture de luxe. Autour de la musique d’abord, mais jean ne se fait pas prendre au piège. Il est violoniste amateur et connait ses classiques. Quant à ses études, il les a dirigées vers les maths et la finance. En repartant l’homme lui glisse sa carte de visite au nom de Bruce Zalbac, président de la banque d’affaires Zalbac.

Jean est né de père inconnu, selon sa mère un étudiant américain venu passer ses vacances aux Andelys, et il a effectué ses études, d’abord de violon espérant devenir l’élève d’un maître prestigieux, puis de finances pour atterrir dans une succursale bancaire miteuse de Bretagne. Au bout de quelques mois, il avait craqué et claqué la porte et avait porté son dévolu sur les USA, devenu orphelin à la suite du décès de sa mère dans un accident. A New-York il avait tâté à de nombreux petits boulots avant de trouver sa chance en Bruce Zalbac. Au début, il est grouillot, servant des cafés, reliant des photocopies, s’esquintant les yeux devant l’écran de son ordinateur, intégrant des dizaines de chiffres dans des tableurs. Pas vraiment exaltant mais il a un pied comme stagiaire dans la grande banque d’affaires et cela seul compte. Son mentor, Paul Donovan, lui mène la vie dure mais il encaisse tout, en se promettant qu’un jour il saura lui rendre ses amabilités. De stagiaire il devient employé et monte rapidement en grade grâce à son esprit d’analyse et ses facultés d’anticipation, encouragé par Bruce Zalbach qui ne lui ménage pas pourtant les vexations.

Le véritable déclic se déroule dans le loft qu’il habite en compagnie de quelques colocataires. Ceux-ci ont pris l’habitude d’organiser des fêtes qui durent tard dans la nuit. Un soir il est nez à nez avec Stéphane d’Aubry, un ancien condisciple chez les Jésuites des Andelys, qui a fait son trou à Bercy, étant directeur-adjoint de cabinet. Stéphane lui présente Charlotte Lancier, l’une des nombreux héritiers Hermitage, la célèbre marque de luxe française. Charlotte ne se contente pas de percevoir les dividendes mais elle est résolument impliquée dans l’avenir du groupe, responsable notamment de l’implantation de nouveaux magasins de par le monde. Entre Jean et Charlotte quelques atomes crochus fusionnent, au grand désappointement de Stéphane qui ne sert que de chaperon à la jeune fille alors qu’il souhaite plus.

Charlotte sert de tremplin à Jean dans la banque Zarbac, car il doit envisager des négociations pour une entrée en bourse du groupe familial. Mais en finances, rien n’est simple. Tout se joue entre manipulations, mensonges, croche-pieds, jalousies, dés pipés, et quelques jeunes femmes sans scrupules. Et il ne faut pas oublier que plus l’on grimpe plus on se rapproche du précipice.

Un héros, qualification un peu trop ambiguë pour ce genre de roman, disons un personnage principal doit-il se révéler sympathique, engendrer une empathie avec le lecteur ? Ce n’est pas indubitable car les financiers de par leurs agissements contraires à la morale, ne sont certes pas des hommes auxquels on porte volontiers un sentiment d’attirance. Et dans la lignée des antihéros célèbres, n’oublions quelques personnages de roman fameux tel Fantômas qui inspire fascination et répulsion en même temps. Donc le lecteur ne vibre pas aux heurs et malheurs de Jean Demester, son ascension inéluctable puis ses problèmes qui risquent de le mener à une chute irréversible, mais il s’immerge avec complaisance dans le bourbier de la finance. Cela lui permet de mieux comprendre les remous qui agitent la bourse et l’auteur met le doigt sur certaines pratiques qui peuvent mettre en danger l’économie des états.

Rapide, vif, écrit à l’aide de courts chapitres comme excelle à le faire James Patterson par exemple, ce roman se lit facilement alors qu’on était en droit de s’attendre à un ouvrage ardu. Karel de la Renaudière évite les pièges de la pédagogie fastidieuse et nous offre un regard éclairé sur les arcanes de la bourse et du monde des finances.

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