Frédéric Dard Mon Père San-antonio DARD247

JOSEPHINE DARD

Frédéric Dard Mon Père San-antonio


Aux éditions MICHEL LAFON


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Le jeudi 1 Juillet 2011

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Joséphine DARD




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Le cuisinier mitonne ses plats pour sa clientèle, avec savoir-faire et inventivité, afin qu’ils soient satisfaits et qu’ils reviennent. C’est aussi, souvent, dans le but de se prouver qu’il est encore et toujours capable de cuisiner les meilleurs mets. Telle est la comparaison qui me vient en tête quand je pense à Frédéric Dard. Il ne fut pas cuisinier, mais un de ces hommes animés par la passion d’écrire, la nécessité même de s’exprimer par l’écriture. Travail d’artisan non pas seulement “propre”, mais particulièrement soigné. “Celui-là, tout le monde en est capable, à condition de savoir écrire un roman […] Mais des San-Antonio, je vous jure que c’est dur. Ça me prend là, je suis sans arrêt plongé dans des dictionnaires pour faire des jeux de mots, vérifier un point d’histoire. C’est quelque chose qui me mobilise totalement. Ça me fait suer qu’on traite ça par-dessus la jambe” a-t-il écrit. Certes, les beaux esprits littéraires ne pouvaient pas comprendre ce besoin permanent chez lui “d’être” San-Antonio. Avec cette faconde et ces trouvailles, ce style qui séduisaient un lectorat nombreux à chaque roman.

Il est une question à laquelle cet album ne répond pas. Frédéric Dard aimait-il ses lecteurs ? De lui qui ricana tant sur les cons de toutes espèces, de lui qui a dit “Mes contemporains ? Cela fait si longtemps que je les emmerde qu’ils me sont devenus indispensables” on pourrait penser qu’il fut un sacré misanthrope. Ce serait sans doute inexact. Simplement, le public n’a pas de visage, le lecteur est trop anonyme. Or, cet homme de clan, de tribu, doté d’une forte sensibilité, avait besoin de visages pour aimer les gens. C’est donc à sa/ses famille(s) que Frédéric Dard réservait son affection, sa tendresse, ses sentiments. On discerne cette chaleur protectrice envers les siens à travers les photos illustrant ce livre. Ses proches, son clan, ça représente déjà une foule de personnes, en France et en Suisse. La famille de son premier mariage, celle du second dont est issue Joséphine Dard, celle de son éditeur et beau-père Armand de Caro, celle du théâtre et du cinéma, celle des amis de toujours et de son quotidien dans ses propriété helvétiques. Besoin d’aimer et d’être aimé de tous ces gens-là.

Chacun de ses lecteurs possède sa vision personnelle de Frédéric Dard et de ses romans, San-Antonio et autres. Les plus passionnés se sont même rassemblés en association. D’autres lisent ou relisent périodiquement, avec nostalgie ou par plaisir, un de ses romans. Certains se souviennent que c’est, en grande partie, grâce à lui qu’est née en eux le goût (intensif dans mon cas) de la lecture. Lire un Frédéric Dard, c’est la certitude de ne pas être déçu. Lire un San-Antonio, c’est du pur plaisir assuré. À de rares exceptions, on n’idolâtre pas Frédéric Dard, on le remercie simplement de nous apporter une dose de bonheur. Même si sa vie à lui n’a pas connu que des joies, ce qui est aussi évoqué ici. Joséphine Dard évoque sa relation avec son père, sans oublier le douloureux épisode de son kidnapping en 1983. Pas de haine chez Frédéric Dard, mais il est des faits qui ne se gomment jamais. Cet album nous permet d’entrer, tant soit peu, dans l’intimité du clan et dans le parcours d’écrivain de Frédéric Dard. Deux facettes complémentaires et indissociables, richement illustrées de photos rares.

Un livre réservé aux admirateurs ? Ce romancier aux tirages impressionnants en a certainement encore beaucoup, une dizaine d’années après son décès. Mais il me semble que l’ouvrage s’adresse autant à ceux qui voudraient découvrir cet écrivain qu’ils ont peut-être raté, parce que sous-estimé du monde intellectuel.

Pour terminer, une pensée émue pour Elisabeth Dard, présente dans cet album, demi-sœur de Joséphine Dard, qui a choisi de s’en aller en février 2011.

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