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CHRIS COSTANTINI

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Le dimanche 29 Juillet 2013

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Chris COSTANTINI




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE
Reconverti comme détective privé après avoir passé trente ans dans la police new-yorkaise, Thel Avogaddro est confronté à un léger problème. Il ne suffit pas d’avoir pignon sur rue pour appâter les clients, mais posséder un site informatique, site que son ami John Davenport s’escrime à installer depuis quelques heures, est le petit plus indispensable. Alors qu’il se familiarise avec tous les logiciels installés, son ancienne coéquipière déboule toute pimpante.  

Carol a non seulement procédé à une chirurgie mammaire, non point pour développer sa poitrine mais au contraire pour la réduire. Du 100D elle est passée au 95B ce qui est encore confortable pour le repos d’une tête fatiguée. Et Carol a quitté la police pour venir travailler avec lui. C’est à ce moment qu’arrive une cliente, fragile d’aspect, mais la mission qu’elle veut lui confier est, de prime abord, assez compliquée.

La soixantaine bien conservée et bien entamée, fumant et buvant comme si elle n’avait que faire de sa santé, qui d’ailleurs est chancelante, elle requiert une mission qui change des affaires d’adultères. C’est un avocat du cabinet Bousquié de Cincinnati qui lui a conseillé de contacter Thel, lequel tombe des nues car il ne connait aucun Bertram, l’avocat, ni de cabinet Bousquié. Mais une affaire ne se refuse pas.

Passons, avant d’aller plus loin dans l’histoire, aux présentations. Ingrid Malowre (clin d’œil à Marlow ?) est née le 8 janvier 1942 en Allemagne. Sa mère, Gertrud, avait fui l’Allemagne nazie avec dans ses bras sa fille en décembre 1943 et elles s’étaient installées dans une pension du New-Jersey. Mais Gertrud est décédée en novembre 1946 d’un accident de la circulation et son sac a disparu. Des clients de la pension ont recueilli Ingrid lui donnant leur nom de famille, Malowre, puis ils ont déménagé et Ingrid a été placée dans une famille d’accueil. Les Malowre sont décédés eux aussi. Fin de la tragédie, la jeune Ingrid a vécu par la suite dans un relatif apaisement. L’histoire pourrait s’arrêter là, et Tehl se demande ce qui amène Ingrid dans son bureau.

La presque septuagénaire sort alors une pochette plastifiée de son sac contenant une carte postale représentant un paysage de Tanzanie, expédiée de Stone Town en 1945, adressée à sa mère et comportant un message pour le moins sybillin ainsi rédigé en allemand:

Ma chérie. Je suis assis sur un tas d’or grâce à mes oreilles. Je vous rejoins dès que je le peux et à nous la belle vie ! Embrasse notre petite Ingrid. H.

Ingrid a déjà procédé à quelques recherches auprès de Bertram, l’avocat, ainsi qu’auprès du ministère fédéral des armées à Bonn et au consulat, mais c’est resté sans suite. H. Scharwzbrod s’est comme volatilisé dans la nature après l’envoi de cette carte et le cabinet vient d’apprendre son décès. Votre mission monsieur Avogaddro, si vous l’acceptez, ne sera pas rémunérée selon les conditions habituelles (ah zut !) mais s’il s’agit d’un pactole et que vous le retrouvez, vous en aurez la moitié (Ah bon !). Mais pour cela il faut retrouver le trésor s’il existe. Et un tas d’or, c’est vague, et que viennent faire les oreilles là-dedans ?

Grâce à Dexter, un ami, vieux musicien de jazz, Thel met le doigt sur l’énigme des oreilles, mais il lui reste aussi à définir à quoi correspond ce tas d’or. Zanzibar, la Tanzanie, sont des réserves aurifères très convoitées, mais il faut déjà déterminer quel rôle jouait Shwarzbrod. Alors tandis que Thel se renseigne auprès de différents interlocuteurs, Carol se rend en Allemagne. Un petit subterfuge lui permet de mettre la main sur de précieux renseignements mais elle est victime d’un accident, et se retrouve à l’hôpital dans un état jugé très sérieux.

Comme si les difficultés concernant l’énigme du tas d’or ne suffisaient pas, le Mossad s’invite dans la danse. Et cela fait des vagues, comme les sous-marins, ou plutôt les submersibles qui plus de soixante ans auparavant servaient de cage à Schwarzbrod et ses compagnons.

Débutant comme un roman policier classique, référence non déguisée à Chandler, bientôt cette intrigue bascule dans le thriller pur jus avec moult rebondissements et des incidents qui risquent de faire capoter, couler, irrémédiablement l’enquête. Tandis que Carol végète dans un hôpital allemand, Thel parcourt le monde dans une chasse au trésor effrénée. Thel s’enfonce dans au cœur de la Tanzanie, et fait connaissance de deux lionnes, le Mossad toujours à ses trousses. Il multiplie les rencontres et se rend même jusqu’au Yémen. Des incursions géographiques certes, mais aussi dans le passé, avec la Kriegsmarine et les océans pour toile de fond, ainsi que la spoliation des Juifs, cela ne vous aura pas échappé.

Action, frisson et suspense sont au rendez-vous de ce roman qui joue sur la chaleur africaine et la fraîcheur océane, dans une ambiance légèrement jazzy.

A lire également de l’auteur : A pas comptés.

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