Le Vampire De La Rue Des Pistoles CONTRUCCI128

JEAN CONTRUCCI

Le Vampire De La Rue Des Pistoles


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Le dimanche 24 Aout 2009

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Jean CONTRUCCI




Une lecture de
RENE BARONE

RENE BARONE

Quand un auteur entreprend une série, il est parfois un peu attendu au tournant, car on se demande s’il va se renouveler, si le nouvel opus sera au niveau des précédents, si on ne va pas sentir une espèce de lassitude...eh bien on peut être rassuré sur tous ces points, car Jean Contrucci nous a concocté un nouveau mystère de Marseille aussi bon, aussi riche, aussi souriant, aussi dramatique que les autres tomes de cette saga, qui, nous l’espérons, se poursuivra le plus longtemps possible.

C’est donc avec le même plaisir qu’on retrouve notre reporter préféré, aussi casse-cou, aussi perspicace, aussi élégant, et aussi amoureux de son épouse, la belle Cécile, qui une fois encore aidera son détective de journaliste, et le fameux oncle Baruteau au coup de fourchette légendaire !

Un roman à la bonne humeur communicative qu’on lit un sourire de connivence aux lèvres mais qui sait réserver des épisodes riches en émotions comme la poursuite finale sur le célèbre Pont à Transbordeur, qui pourrait faire au cinéma une  scène d’anthologie digne d’un film d’Hitchcock.

Il est à noter que ce tome est accompagné d’un livret intitulé Le Marseille de Raoul Signoret, offert aux acheteurs de la première édition. Ce livret comprend les plans des quartiers visités par nos enquêteurs au cours des différents épisodes de la série,  ainsi qu’un rappel de la vie marseillaise à cette époque, le tout enrichi de photos anciennes, sans oublier les recettes préférées d’Eugène Baruteau. Précipitez-vous, après il n’y en aura plus !



Une autre lecture du

Le Vampire De La Rue Des Pistoles

de
L A

L A

Au moment où le polar se voudrait tantôt signifiant, tantôt signifié… souvent dialectiquement les deux. Quand il prétend à l’ontologique, qu’il se flatte de témoigner d’un instant, d’un moment, d’un monde. Lorsqu’il fait mine de s’armer des ultimes protubérances scientifiques pour sillonner les rapports humains, voire sociaux. Qu’au détour des hauts faits de ceux qui vivent borderline, il tente de se hisser, à coups d’assonances décasyllabes à résonances psychanalytiques, jusqu’aux panthéons universitaires, non loin de la chanson de geste…

Je pars pour Lourdes...

Au moment où le polar se voudrait sociologique, ethnologique, anthropologique, archéologique. Lorsqu’il se défroque avant d’enfiler son habit de lumière noire, et qu’aux yeux de tous il se décline en roman noir.

Je pars pour Lourdes...

Au moment où le polar se voudrait couleurs : rouge, noir, blême… gris, de temps en temps… mais jamais blanc ! Vert, aux dernières tendances. Durable et recyclable…

Je pars pour Lourdes...

Au moment où le polar perdrait sa vulgaire, qu’il descendrait du train, qu’il déserterait les tourniquets des halls de gare, pour enfler ses pages, phagocyter le monde.

Je pars pour Lourdes...

Lorsque qu'il importe de discriminer l'amalgamé contenant-contenu… fond-forme… théorie-pratique… faits-valeurs… objectif-subjectif… lorsque l’orgie est dans la partouze, que tout est dans tout et réciproquement

Je pars pour Lourdes...

N’en jetez plus! Reprenez votre panier! Le pique-nique est fini! Permettez que mes yeux se collent à la page imprimée de noir, sans que mon cerveau se perde dans les brumes d’un message polysémique aux consonances absconses.

Je suis à Lourdes... 

Allumons un cierge et prions… pour le retour de Rouletabille et du dur à cuire, de l’aventure et du rebondissement, du mystère et de l’enquête, de l’humour et de l’optimisme. Vade retro obscurité sordide, désespoir entendu, alcoolisme obligé.

Revenons-en aux fondamentaux… au fondamental : à l’histoire. 

Mais où dénicher ce retour salutaire au fondamental ? 

Aux bords d’une mer qui vit Ulysse s’en revenir vers Ithaque, pendant que Jason conquérait la Toison. Au cœur d’une cité vieille de 2500 ans que le culte de Cybèle n’a pas épargné, même s’il se terre au tréfonds du Panier. C’est là et nulle part ailleurs que, pour la huitième fois, vous pourrez croiser le Rouletabille du vieux port, sorte de dur à cuire de 1900, amateur de Savate, de mystères, de crimes horribles, de déductions, de cuisine, d’amitié, et de bonne humeur. C’est là que vous pourrez goûter aux délices incomparables du polar dépouillé de ces prétentions et suffisances pseudo littéraires, que vous pourrez tremper vos yeux dans une intrigue captivante et que dans votre esprit enfiévré vous entreverrez ce qu’est véritablement le polar total, celui qui subrepticement, sans avoir l’air de rien bascule du côté du blanc, du côté de la Littérature.   

En un mot, « Le vampire de la rue des Pistoles » : c’est du lourd!



Une autre lecture du

Le Vampire De La Rue Des Pistoles

de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Fils spirituel de Rouletabille, le personnage chéri (bibi) de Gaston Leroux, Raoul Signoret de Jean Contrucci honore la profession de journaliste reporter au Petit Provençal de Marseille. Sa Bonne Mère à lui, ce pourrait être son oncle Baruteau, chef de la Sûreté phocéenne, qui, lorsqu’un événement criminel se produit, ne manque pas d’en informer son neveu unique et préféré afin de damner le pion aux autres pisse copies et confrères de Raoul, mais également de pouvoir compter sur ses facultés d’enquêteur, par maintes fois éprouvées. En ce début du mois d’avril 1907, Eugène Baruteau est d’une humeur de chien. Le président du conseil et ministre de l’Intérieur, Georges Clemenceau alias le Tigre, a promis d’augmenter les effectifs de police ainsi qu’une enveloppe supplémentaire à condition que les résultats soient probants, et que tous les planqués justifient leur rémunération.. Ce qui n’est pas gagné d’avance, d’autant qu’une promesse, ce n’est qu’une promesse qui peut vite être enterrée. L’intrusion de Raoul Signoret dans son antre adoucit quelque peu ses propos d’autant qu’une affaire toute chaude vient d’être déposée sur son bureau. Un jeune garçon, un peu benêt, se rendant de nuit au travail, a cru voir un fantôme acagnardé à un mur et deux hommes s’enfuir. Une version corroborée par des témoins mais il s’avère que le fantôme n’est que le cadavre d’un homme enveloppé dans une sorte de voile blanc. Mais ce n’est pas un cadavre normal. Son abdomen a été recousu, ses cheveux ont été rasés en partie et il porte des traces de scarifications. De plus l’autopsie décèle l’ablation d’une partie du foie. Une enquête rapide et quelques renseignements fournis par des prostituées permettent de mettre un nom sur cette dépouille. Il s’agirait d’un soi-disant guérisseur qui se fait appeler Cléophas, surnommé également l’Empirique. Il exerçait ses activités médicales selon un rite particulier, à l’aide de sang humain, le sien d’après les racontars, et des prélèvements pileux, et suivant ses patients il se montrait altruiste ou fortement intéressé par des dons de bijoux et autres babioles de valeur. Quelqu’un en définitive de guère recommandable ce qui n’empêche pas Raoul de s’interroger sur les motivations de l’assassin. D’autant que la mère maquerelle des prostituées en question et deux filles de joie se font trucider comme par hasard. Du pain sur la planche pour Raoul qui tombe de Charybde en Scylla ou plutôt de Massalia en Phrygie. Heureusement il trouve en Tino, un camarade d’enfance perdu de vue depuis des années devenu plombier-zingueur, ainsi qu’avec Néné le coiffeur, des assistants précieux pour mener à bien cette enquête.

Si l’histoire, inspirée d’un événement réel mais non élucidé, est prenante, ce sont les petits à-côtés qui en donnent la saveur. Si dans ses précédents ouvrages Jean Contrucci, par le biais de dialogues entre deux personnages d’opinions totalement différentes ce qui lui permet de rester en retrait tout en faisant un clin d’œil au lecteur, nous invitait à réfléchir sur les “ bienfaits ” de la colonisation ou la charité chrétienne, à savoir qui de l’athée, de l’agnostique ou du croyant limite bigot, du socialiste et de l’homme de droite, pratique le mieux la philanthropie. Dans cet ouvrage Jean Contrucci aborde les thèmes de la ségrégation, de l’ostracisme, du racisme. Ainsi pages 164 et 165, Raoul dit à Thomas, jeune garçon d’origine allemande qu’il a recueilli et a été en butte aux malveillances notamment d’un enseignant : “ Si tu disais d’où tu viens, tu serais bientôt confronté à la malignité de ceux qui préfèrent rabaisser les autres  plutôt qu’avoir à prouver qu’ils sont meilleurs qu’eux. Il y aurait toujours quelqu’un pour te traiter de “ sale Boche ” en oubliant que son père, on lui disait peut-être “ sale Babi (Italien) ”, “ sale Bicot ” ou “ Arménien, tête de chien ”. Je ne veux pas que le garçon qui porte mon nom, et que je considère comme mon fils, soit malheureux à cause de ça. Il faut être plus intelligent qu’eux, mon Thomas. Ne pas entrer dans leur jeu, surtout, ils il ne demandent pas mieux. Tu leur donnerais des raisons de te haïr. Comme tu ne peux pas empêcher la sottise universelle de gangrener les têtes, il faut te protéger ”. Mais ce n’est pas le seul exemple que j’aurais pu extraire de ce roman qui se révèle humaniste sans tomber dans la leçon de morale exagérée et démagogique. En bonus, les premiers lecteurs de ce roman se verront remettre un petit opuscule fort intéressant, Le Marseille de Raoul Signoret, dans lequel Jean Contrucci revient sur les différents quartiers dans lesquels Raoul Signoret a enquêté, le tout agrémenté de photos d’époque. A lui seul ce livret vaut le détour.
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