Un Petit Jaune CALLET138

SYLVIE CALLET

Un Petit Jaune


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Le dimanche 2 Novembre 2009

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Sylvie CALLET




Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER
Intermiteux du spectacle plus que comédien, homme d’âge mûr usant encore de son charme, Jo vivote paisiblement à Toulon. Il loge dans une maisonnette sur la propriété d’une amie. Celle-ci, Florence Thomasson (dite Flo), est lieutenant de police. Jo est un habitué du bar de son ami Bèbe, un troquet “quasi invisible, encoigné dans l’angle d’une rue malodorante.” Ancien taulard, se contentant d’une rare clientèle, Bèbe cherche lui aussi la tranquillité. Ce soir-là, Jo a rendez-vous dans ce bistrot avec la jeune Tristane, croyant en ses chances de la séduire. Quand elle commence à déballer ses confessions, Jo comprend que c’est une chieuse. Il s’en fiche de ce David, son petit ami, minable dealer que Tristane surnomme D.Joyce. Il n’est pas plus intéressé par la parano de la jeune femme, accusant son père et sa belle-mère de vouloir l’éliminer. Ne tardant pas à planter là cette gamine un peu paumée, Jo va se coucher avec deux somnifères.

Le lendemain matin, on découvre le cadavre poignardé de Tristane sur une plage. Flo enquête sur le meurtre, semblant disposer de peu d’éléments. C’est par le journal que Jo apprend que David est fortement suspecté. Jo pourrait l’être aussi, car la victime a laissé une flopée de messages hurlants sur son répondeur. Il est urgent de planquer la cassette. Au bar, Bèbe émet des doutes sur l’innocence de son ami, Jo étant un des derniers a avoir vu Tristane vivante. Ni l’un, ni l’autre ne croient en la culpabilité de David, version trop idéale. Jo se promet d’être le premier à retrouver le jeune dealer. Bien qu’Ahmed et sa bande fassent barrage, il parvient à rencontrer David dans la cave où il se cache. Celui-ci nie avoir tué. Il raconte sa dispute en fin de soirée avec Tristane. Plus tard, il a aperçu l’assassin avant de trouver le corps. Impossible pour lui d’aller voir les flics. Justement, la police cerne les lieux et arrête David. Jo file discrètement.

À l’insu de Flo, Jo continue ses investigations. Il a bien connu la belle-mère de Tristane, qui a épousé Michel Le Vève, cuisinier de renom. Jo suggère à Flo qu’ils feraient de bons suspects. L’autre piste, c’est le job de Tristane chez “SexHôtel”, téléphone rose et autres services. Avec l’aide de son amie prostituée Marvella, Jo obtient l’adresse de cette société. Rien de bien scabreux, semble-t-il. Mais une copine de Tristane lui offre des renseignements sur un pervers qui harcelait la victime. Au domicile de l’homme, Jo tombe sur un couple extrêmement singulier. Sans doute devrait-il abandonner l’enquête avant qu’elle ne tourne au drame…

Un peu flemmard, un peu désabusé, Jo est un héros réellement sympathique. “Elle tourne en rond en se regardant le nombril, la société. Et on voudrait que je lui sois utile ! A-t-elle jamais levé l’ombre d’un petit doigt pour moi ? Looser tu es, looser tu resteras, voilà l’unique message qu’elle m’a délivré, la société.” Néanmoins, le voici lancé dans une affaire criminelle pas si simple. Détective amateur, s’imaginant Humphrey Bogart ou Columbo, il peut sortir son flingue (factice) pour bousculer ses adversaires, façon flic cow-boy. Brave homme, Jo n’est pas exempt d’états d’âmes, non plus. C’est une bonne comédie policière que nous propose Sylvie Callet, une intrigue à la fois bien construite et, surtout, fort bien écrite. Tout en gardant une tonalité souriante et légère, ainsi qu‘un tempo adéquat, elle apporte un grand soin à la manière narrative. “Je sortis sur ma terrasse où un mistral frisquet faisait tanguer les nuages, et me mis à faire des vocalises en montant progressivement dans les aigus, histoire de me pénétrer de mon personnage (…) — Oh ! Jo, tu t’entraînes pour le rôle de la Castafiore ? me demanda la fliquette avant de grimper, allègre, dans son Babybel mobile.” Un petit polar convaincant, vraiment très agréable.

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CLAUDE LE NOCHER
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Une autre lecture du

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de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Comédien de seconde zone, cabotin, Jo, malgré un trou dans son compte en banque presque aussi profond que celui de la sécu, aime se prélasser au soleil dans le parc de sa copine Flo. Il vit dans un cabanon, non loin de l’habitation de sa logeuse, une policière qui fut son amante, mais sans grande conviction. Ils sont restés amis, et c’est très bien comme ça. Souvent il se rend chez Bèbe, un cafetier dont le bar est retiré et n’accueille que de rares clients. Son havre de paix est perturbé un soir par une jeune fille, Tristane, qui s’est fâchée avec son petit ami, D. Joyce, de son vrai nom David Lajoie, surnommé aussi Chien Fou. Il traficote, se cachant dans une cave de l’immeuble où il habite lorsque les choses se gâtent. Tristane se confie à Jo, révélant que si son père est riche, elle gagne sa vie comme hôtesse dans un centre d’appel pour âmes en manque d’affection. Le Sexhôtel. Elle est en conflit avec ses parents, surtout sa belle-mère. Bref elle est déboussolée, seulement Jo interrompt brutalement les confidences lorsqu’il se rend compte que le trouble qu’il ressent, c’est à cause de la voix de Tristane, une voix qui ressemble étrangement à Héloïse, sa demi-sœur décédée d’une absorption démesurée de poudre blanche. Il rentre chez lui, avale deux somnifères et dort sans se douter que la nuit sera tragique. Tristane a été retrouvée morte sur la plage, assassinée à coups de couteau. Flo est chargée de l’enquête mais Jo ne désire pas raconter sa soirée. D’autant que son répondeur regorge d’appels de la jeune fille, appels qu’il n’a pas entendus à cause de son batifolage dans les bras de Morphée. Alors, il décide d’enfiler son imper de détective privé, se grime, accumule les erreurs, retombe sur ses pieds à chaque fois, se retrouve dans des situations scabreuses et fait d’étonnantes rencontres.

Avec maîtrise Sylvie Callet narre une histoire dans laquelle l’humour est toujours présent, grâce surtout à son personnage quelque peu bouffon mais humain, décrivant les situations avec verve, la tragédie se substituant au comique sans à-coups, dans des transitions subtiles. Toulon et l’arrière pays pour le décor, mais sans ostentation, sans ressembler à des cartes postales ou guides touristiques, des personnages bien campés, et une écriture fluide font de ce petit roman (160 pages) un agréable passe-temps. Et si Jo ne parvient pas à lire un roman de Fred Vargas, ce n’est pas le talent de l’auteur qu’il remet en question, au contraire, c’est parce que les émotions qu’il ressent prennent le pas sur l’intérêt de l’histoire. Et puis que penser de cette déclaration : « Je n’avais rien contre les pros du ciboulot, mais il était hors de question que je leur livre à la fois mon fric et mes secrets les plus intimes. A tout prendre je préférais le confessionnal. C’était gratuit et on pouvait y broder tout à loisir. Pour ma part, je trouvais que la réalité gagnait à être enjolivée ».

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