Ne Lâche Pas Ma Main BUSSI282

MICHEL BUSSI

Ne Lâche Pas Ma Main


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Le dimanche 19 Fevrier 2013

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Michel BUSSI




Une lecture de
JEANNE DESAUBRY

JEANNE DESAUBRY

« Ne lâche pas ma main », c’est la prière d’une petite fille à son père, alors qu’elle est suspendue au-dessus d’un gouffre.Pauvre petite fille. Dur, du haut de ses six ans, de déterminer s’il est vrai que papa a tué maman, et pourquoi ils doivent, tous les deux, se cacher sous les filaos et les fougères géantes alors que les hélicoptères de la gendarmerie tournent à leur recherche dans le ciel de l’île de La Réunion.Mais je vous raconte tout de travers, emportée par le titre. La petite fille, Josapha, blonde et un peu capricieuse, est en vacances avec sa jolie maman : Liane, et son papa, Martial, un peu lointain, comme alourdi par un lointain souvenir. Piscine et lagon, soleil, hôtel… ne sont que l’antichambre d’un cauchemar qui commence pour ces trois-là…A rebours de  « Un avion sans elle » le précédent roman de Bussi, qui commençait en pleine tempête de neige, nous voilà à La Réunion, île de tous les métissages. Ile de passions, parfois mortelles, ile où les souvenirs ont la vie longue. Ile de soleil, qui va cogner impitoyablement pendant tout le roman.Avec un talent consommé pour la mise en scène, Bussi joue avec son lecteur, le laissant cruellement en panne à chaque fin de chapitre. Avec un art aigu du suspens, il nous entraine à sa suite dans les errements d’une jeune capitaine qu’on n’écoute guère. Ilienne, femme, d’origine arabe, elle a bien du mal à se faire entendre par la hiérarchie gendarmesque. Il faut dire qu’elle n’est guère aidée par son adjoint qui, entre deux bouffées de « zamal », l’herbe locale qui fait rire,  ne rêve que de l’abondant fessier noir de sa maitresse. Celle-ci, non sans dérision, est décrite comme une infaillible lectrice de polar, devinant toujours tout, même quand le dernier chapitre manque à ses vieux bouquins d’occase.Bussi est en train de se hisser tranquillement, sans surenchère gore, sans esbroufe, sur les plus hautes marches du roman policier de distraction intelligente, celle qui fait fourmiller l’esprit à la recherche de la solution. Mais en homme de talent, il s’arrange avec une apparente facilité pour repousser à chaque fois la vérité hors de portée.

Elégant !

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JEANNE DESAUBRY
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Une autre lecture du

Ne Lâche Pas Ma Main

de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

L’île de la Réunion, belle destination tropicale au cœur de l’Océan Indien. Saint-Gilles est ici une station balnéaire des plus fréquentées. Au luxueux hôtel Alamanda, y séjourne un couple de touristes, Martial et Liane Bellion, avec sa fille de six ans Josapha, dite Sofa. Ou les époux Jourdain, dont lui est avocat, avec lesquels cette petite famille a sympathisé. En cet après-midi de mars 2013, le quadragénaire Martial rejoint sa femme dans leur chambre. Il y règne un certain désordre. Liane a disparu, avec ses affaires. Martial demande qu’on alerte vite la gendarmerie locale. Une enquête discrète s’impose dans un tel lieu touristique.

Mariée à l’instituteur Tom, mère de deux fillettes, la capitaine Aja Purvi dirige la brigade de Saint-Gilles. Cette métisse indienne est issue d’une famille installée à la Réunion depuis 1861, qui a connu quelques revers de fortune. Elle est assistée par le sous-lieutenant Christos Konstantinov, un Zoreille proche de la soixantaine. Voilà trente ans qu’il est en poste sur l’île, où ce francilien a trouvé son bonheur. Il vit en concubinage avec Imelda, mère de cinq ans, qui a conservé à ses yeux tout son charme. Christos est “l’expert” de la brigade. Il sait aussi se fondre dans le paysage de Saint-Gilles, où il compte quelques amis. Christos ne tarde pas à considérer la chambre du couple Bellion comme une “scène de crime”.

Certes, les gendarmes n’ont pas de preuves formelles que Martial ait assassiné sa femme. Toutefois, si le barman Gabin reste évasif, la vieille employée Eve-Marie infirme la version de Martial. Ni cadavre, ni arme du crime, mais un fort soupçon visant le mari. Aja Purvi prend à cœur cette enquête, contrairement à Christos. Interrogé à la brigade, Martial ne nie pas la version d’Eve-Marie, il la relativise. L’affaire évolue quand on découvre le cadavre de Rodin, un Créole marginal bien connu à Saint-Gilles. Sur le couteau qui l’a tué, ce sont les empreintes de Martial. Peut-être la même arme qui aurait servi à tuer Liane ? Quand Aja vient procéder à l’arrestation de Martial, il s’est envolé avec la petite Sofa.

Le commandement de gendarmerie lance l’opération Papangue, afin de traquer le probable double coupable. Aja, qui n’apprécie guère sa hiérarchie, espère être la plus efficace. Interrogé par Christos, le couple Jourdain confirme que le couteau appartient à Martial. Après s’être “caché” en public au parc botanique, ce dernier trouve une astuce pour se loger avec Sofa. Intelligente, la gamine se pose des questions sur la possible mort de sa maman. Aja apprend que Liane a contacté cinq jours plus tôt la gendarmerie de Saint-Benoît, de l’autre côté de l’île. Quelle sorte de protection voulait-elle ? L’hypothétique menace restait confuse.

Quand Aja étudie le CV du couple Bellion, elle admet que leur vie était moins claire qu’il y paraissait. Car huit ans plus tôt, un énigmatique évènement marqua la vie de Martial Bellion. Celui-ci est bien moins étranger à l’île qu’on l’a cru. Christos peut compter sur Imelda pour quelques infos, lui aussi. Tandis que les barrages de gendarmerie sont maintenus, le suspect et sa fille s’organisent. Sofa, maintenant grimée en garçonnet, pourrait être en danger avec son père. Aja va devoir établir le véritable passé de Martial, pour comprendre le dossier…

Voilà quelques éléments sur cette intrigue, mais il serait dommage d’en dévoiler davantage. Car beaucoup de détails ne sont que survolés par ce résumé, et bien d’autres restent à découvrir. La quasi-totalité des romans de cet auteur ont été maintes fois récompensés par des prix littéraires. Cela ne doit rien au hasard, Michel Bussi maîtrisant à merveille le suspense, semant en permanence le doute. Au centre de l’enquête, la capitaine Aja Purvi est diablement attachante, très déterminée à comprendre les faits. Quant à Christos, il se veut à l’opposé du cynique Lucien Cordier, joué par Philippe Noiret dans le film “Coup de torchon”.

Pour qu’un polar soit parfaitement réussi, il convient aussi que le contexte s’avère crédible. Là encore, mission accomplie, cette histoire étant documentée avec précision. Il ne s’agit pas seulement de la géographie de la Réunion, mais surtout de ses réalités sociales. Car la vie n’est pas si paradisiaque ici : “Tout le malheur de l’île résumé dans une bouteille. Rhum, abrutissement, violence, oisiveté” note un ami de Christos. La Réunion n’est pas un département si tranquille, en matière de sécurité. On souligne aussi, non sans ironie, le cas des retraités ITR abusant de l’argent public. Certains mots, proverbes ou expressions créoles émaillent le récit, y ajoutant une belle saveur. Michel Bussi nous propose un remarquable suspense, une fois de plus.

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Une autre lecture du

Ne Lâche Pas Ma Main

de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE

Et ne me lâche pas des yeux !

L’île de la Réunion, l’ancienne appellation de l’île Bourbon, qui a servi de décor au roman Paul et Virginie de Bernardin de Saint-Pierre. Et qui aujourd’hui justifie plus ou moins son nouveau nom, attribué quand même depuis 1793, ses habitants, les Zoreilles, les Zarabes, les Câfres et les Malbar, cohabitant en plus ou moins bonne intelligence.

Dans ce décor de rêve, vanté par les guides touristiques, la petite famille Bellion passe quelques jours de vacances. Liane, la jeune mère, Martial le père et Sopha, pour Josapha, la gamine âgée de six ans. Liane est belle et attire insensiblement les regards, surtout de leur voisin Jacques. La question n’est pas là mais dans ce qui va suivre.

Vendredi 26 mars 2013.

15h01.

Liane sort de la piscine de l’hôtel et annonce qu’elle s’absente une seconde dans sa chambre.

16h02.

Liane n’est pas revenue et Martial s’inquiète. Il demande à Naivo, l’un des employés de l’hôtel, de lui ouvrir la porte car c’est sa femme qui a la clé. Il n’y a personne dans la chambre, ni dans la salle de bain. Mais tout a été bouleversé, les vêtements de Liane ont disparu, et des traces rouges suspectes sont disséminées un peu partout. Martial entonne une litanie. Je ne comprends pas, ma femme devrait être là… Alors il demande à Naivo d’appeler la police.

La capitaine Aja Purvi de la gendarmerie de Saint-Paul, seulement à quelques kilomètres de Saint-Gilles où s’est déroulée la mystérieuse disparition, est en charge de cette enquête. Et c’est bien parce que c’est un touriste qui est concerné, car s’il s’était agi d’un natif, nul doute que les langues auraient déblatéré ironiquement sur l’infortune du mari. Comme pour toute enquête qui se mène avec rigueur, Aja interroge le personnel hôtelier. Naivo, surnommé le Lémurien, confirme qu’il n’existe plus trace vestimentaire de Liane et que les taches suspectes ressemblent à de petites éclaboussures de sang. Eve-Marie, qui lavait le couloir menant aux chambres de l’étage apporte des précisions supplémentaires. Alors qu’elle tempêtait auprès des résidents qui risquaient de salir le plancher encore mouillé, elle confirme qu’elle n’a pas vu Liane ressortir. Par contre elle a croisé Martial environ un quart d’heure après que Liane se soit engouffrée dans la pièce. Celui-ci lui a emprunté un chariot servant à mettre le linge sale, il est entré dans la chambre puis en est ressorti quelques minutes après en poussant le dit chariot, et est parti par l’ascenseur jusqu’au sous-sol du parking.

Pour l’instant il ne s’agit que d’une disparition, et il faut attendre le relevé des analyses ADN du sang recueilli dans la chambre du drame, si drame il y a. Martial et Sopha passent la nuit dans une autre chambre, mais le jeune homme est emprunt au doute. Il pense, pense beaucoup. Rien ne se déroule comme prévu. Il n’aurait jamais dû remettre les pieds sur cette île. Et parfois il se souvient d’un gamin, Alex.

Samedi 30 mars 2013.

Aja est aidée par Christos, son adjoint qui est resté sous-lieutenant, un grade qui lui convient bien. Christos ne recherche pas la promotion, seulement les bras d’Imelda, une plantureuse femme affublée de quatre gamins, tous issus de pères différents. Christos habitait La Courneuve, il avait vingt-cinq ans, et lorsqu’on lui a offert une mutation il a signé aussitôt, sans réfléchir. Saint-Denis. Une aubaine. Sauf que ce n’était pas le Saint-Denis auquel il pensait. Ce n’était plus à quinze kilomètres de chez lui, mais aux antipodes. Et depuis trente ans il vit sur l’île. En perquisitionnant la chambre fatale, il trouve un kit de barbecue, avec tous les éléments indispensables pour préparer à manger. Sauf qu’il manque un ustensile, le couteau.

15h13.

Martial revient sur ses déclarations de la veille. Il reconnait avoir emprunté le chariot, mais juste pour se débarrasser des vêtements de Liane. Un des policiers doit lui faire une prise de sang afin de comparer avec les résultats de l’analyse ADN des traces de sang retrouvées dans la chambre. Martial porte une estafilade sous les aisselles.

Dimanche 31 mars 2013.

12h05.

Un cadavre est découvert sur la plage de Saint-Gilles. Déjà à moitié mangé par les crabes qui pullulent sur le sable et entre les rochers. Toutefois Christos n’a aucun mal à reconnaitre Rodin, dit le Philosophe, qui passait son temps à observer les vagues. Planté dans le cœur un couteau. Celui provenant de la mallette appartenant à Martial.

16h03.

Les empreintes sur le couteau ont permis d’identifier son propriétaire. Martial. Alors que la fourgonnette de la gendarmerie arrive sur le parking de l’hôtel, Martial s’enfuit avec sa gamine.

Débute alors une chasse à l’homme. Sopha réclame sa maman, Martial essaie de la convaincre qu’ils vont la rejoindre. Sopha rechigne mais suit quand même son père qui sait où il va. Du moins il le croit. Il tente de divertir Sopha, de la rassurer.

Dans cette course poursuite effrénée, le lecteur navigue entre les recherches d’Aja et de Christos, et suit en même temps le parcours de Martial qui console comme il peut Sopha. Et presque jusqu’au bout de l’intrigue le lecteur est partagé entre deux sentiments contraires. Martial est-il coupable ou non ? Car Michel Bussi ne délivre qu’au compte-gouttes les éléments indispensables pour se faire une opinion, et même lorsqu’il le fait, c’est insidieusement, pour mieux embrouiller son lecteur.

C’est comme un écran de fumée au travers duquel on assiste à cette course poursuite, d’abord des silhouettes, puis peu à peu les fumerolles s’évanouissent pour laisser entrevoir une solution, mais Michel Bussi possède d’autres éléments qu’il délivre peu à peu pour que tout enfin prenne consistance.

S’il fallait comparer Michel Bussi à un ouvrier du bois, normal puisque le papier est fabriqué à partir de cette matière, il ne faudrait pas lorgner du côté d’une marque de meubles suédois, tout en préfabriqué, uniforme, sans âme, ni même d’un artisan menuisier qui scie, rabote, assemble à façon, mais auprès d’un ébéniste qui édifie avec amour et patience un meuble unique en son genre, comportant de multiples tiroirs à secrets, qu’il entrouvre d’une pichenette. Michel Bussi cisèle, peaufine, et une fois entièrement terminé ce meuble s’expose comme une œuvre d’art.

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