La Légende De Tarzan BURROUGHS276

EDGAR RICE BURROUGHS

La Légende De Tarzan


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Le mercredi 7 Decembre 2012

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Edgar rice BURROUGHS




Une lecture de
PAUL MAUGENDRE

PAUL MAUGENDRE
Avec une préface et un abécédaire de Claude Aziza. Comprend Tarzan, Seigneur de la jungle ; Le retour de Tarzan ; Tarzan et ses fauves, Le fils de Tarzan ; Tarzan et les joyaux d’Opar. Traductions de Marc Baudoux.

Cent ans et toutes ses lianes…

Souvent les héros de fiction vampirisent leurs créateurs, leur échappant, devenant plus célèbres que leurs géniteurs. Ils s’arrogent une place prépondérante dans l’imaginaire populaire, reléguant ceux qui leur ont donné vie et consistance dans des oubliettes, ou masquant le reste de leur production.

Ainsi Arsène Lupin vis-à-vis de Maurice Leblanc, Sherlock Holmes enfouissant les romans historiques de Conan Doyle, et bien d’autres. Parfois ils ont connu d’autres aventures, plus ou moins palpitantes, grâce à des continuateurs, des pasticheurs, des parodistes, et leurs émules ou épigones furent nombreux, passés à la postérité ou non.

Le personnage de Tarzan ne faillit pas à la règle et il doit sa consécration principalement au cinéma, aux séries télévisées et aux nombreuses adaptations en bandes dessinées dont peu d’entre elles ont été introduites en France. On peut toutefois citer la collection Tarzan des éditions Mondiales Del Duca. Quant à la représentation physique de Tarzan, elle reste attachée à Johnny Weissmuller, l’ancien champion olympique de natation en 1924 et 1928 qui débute sa carrière cinématographique dans la série Tarzan en 1932.

Mais Tarzan fut lui-même, son créateur Edgar Rice Burroughs l’admettra avec réticence, une émanation de personnages mythologiques ou littéraires. On se souvient de Remus et Romulus, nourris par une louve et fondateurs de Rome, de Mowgli mis en scène par Rudyard Kipling dans le Livre de la jungle et le Second livre de la jungle (1894) et adapté par Disney. Moins sûrement du personnage de Saturnin Farandoul d’Albert Robida en 1879. Quant aux continuateurs d’Edgar Rice Burroughs on peut citer Philip José Farmer, et en bande dessinées les clones ou tarzanides comme les appellent les spécialistes, Akim et Zembla qui possèdent une forte ressemblance avec notre héros.

Edgar Rice Burroughs apporte une dimension aventureuse et humaniste dans cette série qui enchante aussi bien les adolescents que les adultes. Mais penchons-nous sur le premier épisode, qui fut suivi de bien d’autres sous l’influence des lecteurs qui en réclamaient toujours plus, comme ce fut le cas pour Sherlock Holmes que Conan Doyle dû sauver des eaux.

Chargé d’une mission délicate et importante au sein du Colonial Office, John Clayton, Lord Greystone, embarque avec sa jeune épouse Alice pour l’Afrique. Partis de Douvres ils joignent d’abord Freetown puis embarquent à bord d’un voilier afin de rejoindre leur destination finale. Au cours du voyage, les marins se mutinent contre leur capitaine, les époux Clayton se contentant d’être spectateurs passifs, quoi que ressentant un sentiment plutôt favorable envers les rebelles. Les marins prennent le commandement du navire et déposent le couple sur une plage de la côte africaine avec tous leurs bagages.

John Clayton, malgré son ignorance en bricolage, parvient au fil des semaines à construire une cabane, l’aménageant au fur et à mesure. Alice est enceinte et il faut prévoir la naissance du bébé. Les débuts se déroulent relativement bien mais la nuit ils entendent des bruits de fauves. Un jour Clayton est attaqué par un anthropoïde gigantesque et il se défend comme il peu à l’aide d’une hache. Heureusement Alice abat le singe avec un fusil. Elle s’évanouit sous le choc de la peur mais lorsqu’elle reprend conscience Clayton se rend compte que son cerveau a été tourneboulé par l’incident. La nuit même elle accouche d’un garçon prénommé John. Un an plus tard, Alice s’éteint dans son sommeil, et Clayton est prostré. C’est le moment choisi par de grands singes, probablement des chimpanzés, pour investir la clairière et s’introduire dans la cabane. Kala, la guenon qui vient de perdre son bébé singe suite à une bagarre entre les anthropoïdes, dépose le petit corps et récupère John Clayton III. Elle le nourrit et l’élève malgré l’hostilité de ses congénères. Tarzan, c’est le nom qui lui sera donné, passe sa jeunesse au milieu des singes, calquant son mode de vie sur eux, insouciant, grandissant en force et en sagesse. Alors qu’il a dix ans environ, il découvre la clairière de ses parents naturels et découvre des livres, des photos, des écrits, son père ayant tenu un journal manuscrit. En se mirant dans l’eau d’un lac il se rend compte également que physiquement il ne ressemble pas à sa mère adoptive et à ceux qui composent le groupe d’anthropoïdes.

Les livres recueillent un vif intérêt auprès de l’enfant, surtout un abécédaire illustré. A force de volonté, Tarzan parvient au fil des années à apprendre à lire et à écrire l’anglais en lettres d’imprimerie. Le véritable autodidacte qui malheureusement ne sait pas parler. Il ne parvient à s’exprimer que dans le langage de ceux qui l’ont élevé, poussant son fameux cri lorsqu’il réalise un exploit, tuant un animal, le plus souvent plus impressionnant que lui, pour se défendre ou se nourrir. Les années vont passer. Des Noirs obligés de quitter leur territoire vont s’installer près de celui des grands singes, puis des hommes blancs, accompagnés d’une jeune femme, Jane Porter, vont être débarqués sur la plage.

 

Tout comme dans le premier épisode de la saga de John Carter, héros de la série du cycle de Mars, cette histoire est transmise par une tierce personne qui remet un vieux manuscrit au narrateur. Une pratique courante également chez d’autres romanciers de cette époque, fin du XIXe début XXe siècle. Et le lecteur retrouve bon nombre de thèmes chers à ces auteurs spécialistes en littérature d’évasion. Le thème de l’homme qui suite à une mutinerie ou un naufrage est déposé sur une plage et est obligé de se débrouiller seul ou presque pour survivre et qui composent une longue lignée de Robinsons. Autre thème abordé, celui du trésor enfoui sur une plage ou ses environs. Enfin l’Afrique, qui n’a pas encore dévoilé tous ses secrets, recèle bien des trésors. Il est d’ailleurs facile de comparer certains thèmes de la saga africaine de Tarzan à l’inspiration de Henry Rider Haggard pour l’écriture antérieure des volumes consacrés à ses personnages que sont Allan Quatermain et She. Les conditions changent, leur exploitation est différente, afin de donner un peu plus de saveur à chaque intrigue développée. Mais le retour à la vie urbaine, à la civilisation, est parfois difficile pour ceux qui ont connu et été élevés dans la sauvage liberté.

Le narrateur ne peut pas tout expliquer. Alors il élude. Il (Tarzan) était devenu l’ami de Tantor, l’éléphant. Comment ? Ne me le demandez pas. Mais c’était chose connue des habitants de la jungle.

Edgar Rice Burroughs n’échappe pas à la caricature lorsqu’il décrit les Noirs qui sont obligés de quitter leur village et s’installer hors de leur base. Leurs dents jaunes étaient limées en pointe et leurs lèvres épaisses ajoutaient à la grossièreté et à la bestialité de leurs traits. Une pratique courante à cette époque chez pratiquement tous les romanciers, mais également dans les arts musicaux. Souvenons nous des minstrels, ces artistes blancs américains qui se maquillaient, se fardaient en Noirs et interprétaient chants, musiques, danses, des spectacles dans lesquels les Noirs apparaissaient comme ignorants, stupides, superstitieux, joyeux, et doués pour la danse et la musique. Mais plus loin Edgar Rice Burroughs écrit une vive diatribe envers les Blancs qui obligent les autochtones, les indigènes avant que ce mot soit associé à une connotation péjorative, à s’essaimer vers d’autres contrées. L’hostilité de ces cruels sauvages s’aggravait du souvenir poignant des atrocités, plus cruelles encore, qu’avaient pratiquées contre eux et les leurs les officiers blancs de Léopold II de Belgique, cet hypocrite dont la barbarie leur avait fait quitter l’Etat indépendant du Congo et avait réduit à de misérables vestiges ce qui avait été naguère une puissante tribu.

A la fin du premier volume de la saga de Tarzan, notre homme de la jungle est confronté à la civilisation américaine. Mais cela ne peut durer, l’appel de la forêt, de la liberté, sont plus forts que tout et il retourne là où il est né, en compagnie de Jane et connait d’autres aventures toutes plus trépidantes les unes que les autres. Un fils va naître, il sera amené à vaincre de nombreux dangers, qui ne sont pas uniquement dus aux fauves. L’Afrique mystérieuse est pleine de charme et d’embûches pour le plus grand plaisir des lecteurs qui retrouveront une nouvelle jeunesse.

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