L'oeil Du Singe BUAN190

HUGO BUAN

L'oeil Du Singe


Aux éditions PASCAL GALODE EDITEURS *

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Le mercredi 10 Fevrier 2011

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Hugo BUAN




Une lecture de
JEANNE DESAUBRY

JEANNE DESAUBRY

 

AAAhhh ! soupir d’aise. Le retour du commissaire Workan a eu l’effet habituel : distension des zygomatiques et crampes abdominales à force de rigolades ! Buan devrait être au menu de toutes les cures de remise en état, remboursé par les bonnes mutuelles !

Cette fois, lassé d’être cantonné dans son bureau de Rennes où le classement vertical du courrier garde son actualité (sauf remords, car Workan est, à l’occasion, capable de remords…) le commissaire à la main leste va, à répétition, suivre en forêt un amateur de pithécanthrope et autre néanderthalien. L’homme est-il fou ? Un coup violent sur la tête lors d’une récente chute en vélo pourrait le faire craindre. Le voici, toujours au même endroit, qui selon ses dires, enterre des cadavres sous la menace de sbires armés. Hallucinations ? … Workan vérifie… bien obligé car le cycliste est une sommité du monde universitaire.

 Le policier s’énerve quand, la première fois, il ne trouve rien dans la fosse. Lorsque le paléontologue récidive, on trouve cette fois une carcasse de porc… Il faut un troisième épisode d’inhumation-exhumation, pour qu’un cadavre surgisse enfin.  Mais les ennuis du commissaire ne se limitent pas aux cinglés de la forêt :  c’est quoi ce cadavre en trop à la morgue ?

L’encollage nasal reste la méthode d’interrogatoire préférée de Workan qui continue à craquer pour le petit cul de sa lieutenant, laquelle lui en fait voir des vertes et des pas mûres. Façon de parler car Workan est incapable de distinguer les couleurs. La verve d’Hugo Buan reste intacte, et le commissariat foldingue où errent des personnages improbables traite d’affaire on ne peut plus classique. D’une manière… personnelle, dira-t-on.

« Cézembre Noire » un des précédents opus de cette série a reçu le prix Michel Lebrun des lycéens. Bien mérité ! Un roman noir pour lutter contre la grisaille d’un hiver qui traîne. Un cadeau de Saint-Valentin ? Pourquoi pas. Votre dulciné(e) devra attendre lire jusqu’au pour découvrir le sens de la proposition, mais vous pourriez ne pas le regretter… 336 pages, 18 €Pascal Galode éditeurs a créé un petit outil amusant de promotion : cliquer sur le lien pour une vidéo courte et assez révélatrice de l’esprit du roman. http://www.dailymotion.com/video/xgcrxk_l-yil-du-singe_creation

 

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JEANNE DESAUBRY
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jeanne.desaubry.over-blog.com


Une autre lecture du

L'oeil Du Singe

de
CLAUDE LE NOCHER

CLAUDE LE NOCHER

Maxime Lachamp est un paléoanthropologue vivant dans la région rennaise. Ce scientifique de 35 ans, spécialiste du Pré-Néanderthalien, est respecté dans son milieu, en tant que découvreur de l’Homo Octavius. Avec son collègue et ami Guillaume Varney, il prépare un prochain colloque réunissant des sommités dans leur domaine. Maxime Lachamp est marié à Nathalie, vaguement comédienne, qui répète actuellement une improbable pièce de théâtre. Après une chute à vélo en forêt, Maxime est convalescent dans la clinique du Dr Sandeau. Il est moins atteint que ne le suggère le neuropsychologue. S’il n’a pas les idées claires, des bribes de souvenirs lui reviennent bientôt. Dans la forêt, il a été agressé par deux hommes qui l’ont contraint à enterrer un cadavre. Un de ses amis connaît un policier de la police judiciaire, le commissaire Workan. Maxime le contacte.

Rendez-vous est pris avec l’irascible Lucien Workan sur les lieux supposés où se passa la scène. Il n’y a pas le moindre cadavre à l’endroit où il l’a enterré. Le policier déteste les olibrius de ce genre, qui lui font perdre son temps. Il fait un détour pour interroger le Dr Sandeau à la clinique. Il n’est guère plus avancé, ce dernier n’évoquant qu’un léger traumatisme provoquant une cyclothymie. Un fait étrange va perturber davantage encore Workan. On vient de trouver un cadavre inconnu à la morgue. Savoir comment il est arrivé dans ce tiroir n°13 reste un mystère. Quant à identifier ce mort sans papiers, congelé, nu et intégralement rasé, c’est aussi impossible que de pratiquer rapidement à l’autopsie. Poser des questions à divers témoins n’aide pas vraiment Workan. Et les agaceries de sa jeune collègue et amante Leila ne risquent pas de calmer le commissaire.

Maxime Lachamp est victime d’une deuxième mésaventure quasi-identique à la première. Vérification faite, c’est une carcasse de boucherie que deux hommes l’ont obligé à enfouir dans le sol, en forêt. De quoi agacer Workan, cette mise en scène, surtout de la part d’un scientifique sérieux. Le colloque à venir sur les hypothèses contradictoires concernant les Néanderthaliens, ça ne l’intéresse que modérément, même s’il peut imaginer un lien entre les deux affaires. L’autopsie du corps inconnu de la morgue révèle qu’il a été tué par un os de mammouth. Et que son estomac contient un œil de singe intact, possiblement un œil de bonobo (98.7 % de gènes communs avec les humains, le policier ne l’ignore pas). Visiter une expo consacrée aux mammouth ne fait pas avancer l’enquête. Quand Maxime Lachamp l’appelle une troisième fois, toujours le même scénario, c’est la garde à vue assurée. D’autant qu’il pouvait vouloir tuer la victime, bien réelle…

Cette enquête étant particulièrement tarabiscotée, il est fort incertain que le lecteur perdu dans ce dédale identifie le coupable et ses motivations. L’essentiel n’est pas là. L’univers du commissaire Workan prime sur ses investigations. Car ce policier caractériel et brutal est véritablement un personnage peu commun. Ce sont ses excès qui offrent une belle part d’humour au récit, évidemment. “Peut-être un suicide ? tenta Roberto — Bien sûr, acquiesça Workan, il s’est donné un coup de couteau à l’estomac, puis au poumon droit et il a terminé par les intestins. Ce n’est plus un suicide mais de l’acharnement thérapeutique, il tentait de tuer un virus baladeur non dépourvu de malice.” Workan porte un regard de misanthrope sans bienveillance sur tous ceux qu’il doit côtoyer. Il n’a rien d’un héros consensuel, ce qui constitue son atout principal. Ensuite, il suffit de le suivre au gré des évènements et de ses humeurs. Hugo Buan cultive avec délices une ambiance singulière, dirigeant sur un ton enjoué et selon sa fantaisie de sinueuses intrigues. C’est ainsi qu’il crée une complicité avec le lecteur (si celui-ci n’est pas un rabat-joie). Ce quatrième roman de la série Workan est très agréable à lire, aussi réussi que les précédents.

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CLAUDE LE NOCHER
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